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vendredi 23 mai 2014

Una boda a la francesa (cuarta parte) / Un mariage à la française (quatrième partie)

Las fotos et el "vin d'honneur"*



Por fin ha dejado de llover -aleluya!-, M'sieur D. y yo nos vamos a explorar la granja junto con el único invitado que medio conozco y su esposa. Finalmente tendré alguien con quién hablar de banalidades femeninas, empezando por el vestido de la novia y contrario a lo que pudieran pensar, no era para criticar, lo juro! 


Les photos et le vin d'honneur


La pluie s'est enfin arrêtée -alléluia!-, M'sieur D. et moi partons explorer la grange en compagnie du seul invité que je connaisse ne serait-ce qu'un peu et de sa femme. Finalement j'aurais quelqu'un avec qui bavarder à propos des  banalités féminines, en commençant par la robe de la mariée et, contrairement à ce que vous puissiez penser, ce n'était pas du tout pour la critique, promis juré! 


Como buenos citadinos ignorantes de las labores del campo pasadas o presentes -y probablemente también futuras-, no podemos evitar interrogarnos delante de ciertos objetos propios de la granja en otros tiempos, completamente incapaces de ponernos de acuerdo sobre si esa curiosa jardinera en zinc originalmente era una bañera antigua o un bebedero. Sobra decir que nunca encontramos la respuesta aunque yo siga convencida que por el tamaño del controvertido objeto y a menos de ser contorsionista era simplemente imposible que alguien pudiera bañarse dentro. 

En bons citadins ignorants des labeurs fermières présentes ou passées -et fort probablement aussi celles à venir-, nous ne pouvons pas nous empêcher de contempler d'un air dubitatif certains objets propres de la ferme d'un autre temps, totalement incapables de nous mettre d'accord à propos de si à l'origine cette drôle de jardinière en zinc était un baignoire ou plutôt un abreuvoir. On n'a jamais trouvé la réponse, cela va de soi, mais je reste convaincue que rien qu'à la taille de l'objet controversé et à moins d'être un contorsionniste, il était tout bonnement impossible d'y prendre un bain. 

Aprovechando que el clima nos ha dado una tregua, las fotos de los novios e invitados se han de hacer ahora o nunca por lo que todos nos reagrupamos en la pequeña explanada frente a la estructura principal para apreciar el paisaje  -y las corrientes de aire- teniendo así un mejor fondo aunque todavía algo gris

Puisque le temps nous offre une trêve, les photos des jeunes mariés et les invités devront se faire maintenant ou alors jamais et nous nous regroupons donc dans las petite esplanade devant la bâtisse principale pour mieux apprécier le paysage -et les courant d'air- en ayant ainsi un meilleur fond bien qu'encore un peu gris.


Aún congelandome y sin gran entusiasmo, veo como la familia y los amigos mas importantes van a posar junto a los novios con ese bello paisaje campestre de fondo y entre tanto, al observar los vestidos de algunas invitadas, me pregunto si realmente vale la pena de atrapar una pulmonía con tal de lucir las piernas, el escote o ambos, sobre todo porque el viento glacial no ha dejado de soplar. 

Toujours en train de me geler sur place et sans grand enthousiasme, je vois comment la famille et les amis les plus importants vont prendre la pose aux côtés des jeunes mariés avec ce si beau paysage champêtre au fond et, entre temps, tout en observant la tenue de quelques invitées, je me demande si ça vaut le coup d’attraper une pneumonie juste pour mettre en avantage les jambes, le décolleté, voir les deux, d'autant plus que le vent glacial souffle encore et encore.

Casi al llegar nuestro turno al final de la lista de personas no prioritarias y dado que la novia está al borde de la hipotermia en su lujoso vestido primaveral, somos invitados a entrar de nuevo a la sala para el cocktel llamado "vin d'honeur"y la foto del recuerdo tendrá que esperar. Y al entrar no puedo evitar preguntarme qué nos reserva el menú poque ya estoy más que harta del buffet froid y su charcutería, carpaccio, ostras y camarones helados con los que me he topado practicamente en toda boda precedente y que me hacían envidiar la mesa de los niños y sus felices padres que terminaban los platos, como aquella en que tuvieron derecho a una buena hamburguesa con papas a la francesa...

Notre tour au final de la liste des gens pas si importants sur le point d'arriver et vu que la mariée est au bord de l’hypothermie dans sa luxueuse robe printanière, nous sommes alors invités à rentrer dans la salle pour le vin d'honneur et tant pis pour la photo souvenir, on la fera plus tard. Et au moment de rentrer je ne peux pas m'empêcher de me demander qu'est-ce que peut bien nous réserver le menu car j'en ai marre du buffet froid et sa charcuterie, carpaccio, huîtres et crevettes glacées auquel j'ai eu droit dans tous les mariages précédents ou presque et qui m'avaient faire si souvent envier la table des enfants et leurs heureux parents qui finissaient les assiettes, comme celle où ils avaient eu droit à des bons hamburgers et des frittes...

M'sieur D. Y yo nos quedamos como moscas pegadas a la pared y justo al lado de la mesa con una placa de cocción, un par de tarritos de mermelada y rebanadas de varios tipos de pan. M'sieur D. me hace notar que no hay mejor lugar para calentarse que ese mientras que mi lombríz se imagina unas buenas crepas y algo de pain perdu... hasta que caigo en la cuenta de que todo aquello es para calentar el famoso foie gras que todo francés que se respete adora y cuya sola evocación -sacrilegio!-me da la nausea. Sólo yo podía concebir semejante absurdidad para el vin d'honneur! 


M'sieur D. et moi restons tels des mouches collées aux murs et juste à côté de la petite table où trônent une petite plaque de cuisson ainsi que des petits pots de confiture et tranches de divers types de pain. M'sieur D. me fait remarquer qu'il n'y aura pas meilleur place pour se réchauffer que celui-là tandis que mon vers solitaire imagine des succulentes crêpes et peut être même du pain perdu... jusqu'à que je réalise que tout cela ne servira qu'à poêler ce fameux foie gras que tout français qui se respecte adore et don la seule évocation -sacrilège!- me soulève le cœur. Il n'y a que moi pour concevoir une absurdité pareille pour un vin d'honneur! 

De nuevo lamento no estar en casa compartiendo un pan con nutella con Petit Monstre -Miss Candy todavía no está autorizada a consumir semejantes maravillas del goûter- y con algo de desconfianza me voy a investigar qué hay en la mesa de en frente. Verrines y bouchées de dudoso contenido y luego de tragar ese bocado -que al final resultó una espuma de foie gras revuelta con algo dulce- no muy a mi gusto, me concentro en algo más inofensivo para mi paladar como esa crema de sólo Dios sabrá qué y su mermelada de cerezas con nuez que además de las bebidas y los palitos de verduras crudas con aderezo, eran lo más aceptable para hacer callar mis tripas en plena manifestación y sin más ruido para camuflarse que la platica de los invitados porque no, no hay música.

Je regrette à nouveau de ne pas être chez moi en train de partager une tartine de Nutella avec Petit Monstre -Miss Candy n'étant pas encore autorisée à consommer des telles merveilles du goûter- et un peu méfiante je pars inspecter le contenu de la table d'en face. Verrines et bouchées aux contenus douteux et après avoir avalé le contenu d'une verrine -qui s'est avérée être une mousse de foie gras mélangé à un truc sucré- pas très à mon goût, je me concentre sur quelque chose de moins agressive pour mon palais comme cette crème de Dieu sait quoi et sa confiture de cerises avec des morceaux de noix et qu'avec les boissons et les crudités, étaient le plus acceptable pour faire taire mes tripes en pleine manifestation et sans autre bruit pour se camoufler que le bavardage des invités car non, il n'y a pas de la musique.

M'sieur D. y su amigo M. C. platican alegremente con el cuñado del novio acerca del karting y carreras de coche mientras que yo, cual conejo, muerdo el último pedazo de zanahoria que alcancé a atrapar, pensando en que probablemente nunca consiga brillar en sociedad y en lo mucho que me gustaría encontrar una silla para sentarme porque mis pies me han comenzado a doler bastante.

M'sieur D. et son ami M. C. discutent joyeusement avec le beau frère du marié à propos du karting et les courses de voitures pendant que moi, tel un lapin, je croque le dernier bâtonnet de carotte que j'avais réussi piquer, en me disant que probablement je ne brillerai jamais en société et en ô combien j'aimerais trouver une chaise pour m'asseoir car mes pieds commencent à me faire atrocement mal. 

Y entonces una voz se alza invitando a las mujeres solteras a reunirse en el exterior porque la novia va a lanzar su ramo, pero como ni soy soltera ni tengo ganas de salir a congelarme, me quedo en donde estoy con mi mejor cara de "qué interesante!" rogando porque el menu de la boda sea menos terrible que todos los que he conocido mientras asecho la charola del mesero para atrapar otro camarón empanizado al vuelo...


Et alors une voix s'élève invitant les filles célibataires se rassembler à l'extérieur car la mariée va lancer son bouquet, mais comme je ne suis pas célibataire ni j'ai la moindre envie d'aller me geler dehors, je reste à ma place avec ma meilleure tête de "que c'est intéressant!" en priant que le menu du soir soit moins pire que tous ceux que j'ai déjà dégusté dans le passé tandis que je guette le plateau du serveur pour attraper une autre crevette tempura au vol... 
à suivre...



* En Francia se acostumbra dar un refrigerio tipo cocktel antes de la fiesta para hacer menos larga la espera después del matrimonio civil y en ocasiones para festejar con personas que por diversas razones -generalmente económicas -no fueron invitadas a la fiesta principal pero que también cuentan para la familia o los novios. 

mardi 13 mai 2014

Una boda a la francesa (tercera parte) / Un mariage à la française (troisième partie)

La Ceremonia laica 

Primera y segunda parte.

El coche arranca para unirse al cortejo, mismo que en menos de un minuto se encuentra fuera de St. Ya-no-me-acuerdo-qué, avanzando completamente solo en la carretera, atravesando los campos de algo indefinible detrás de los vidrios empañados bajo esa lluvia que no parece tener fin.


La Céremonie laïque 


Première et deuxième partie.

La voiture démarre pour se joindre au cortège, lui même qu'en moins d'une minute à déjà quitté St. Je-ne-sais-plus-quoi, en avançant complètement seul sur la route, traversant les champs de quelque chose  indéfinissable derrière les vitres embouées sous cette pluie qui ne semble pas en avoir fin.


Sin haber cruzado un alma hasta el siguiente pueblito y luego de pasar más sembradíos, un establo y un par de tractores estacionados, por fin llegamos a nuestro destino. Un pequeño grupo de ocas con aspecto disecado y cara de pocos amigos nos mira sin interés desde el interior de su cercado. Paseándose más al fondo con la pinta igual de indiferente, hay un pavorreal, que -a diferencia de la comitiva- parece no tener muchas ganas de lucirse y no lo culpo, porque con un tiempo así, lo único que se antoja quedarse envuelto en la cobija por más que el calendario diga que estamos a media primavera.


Sans avoir croisé pas un seul âme jusqu'au prochain petit village et après avoir laissé derrière encore d'autres champs, un étable et deux tracteurs à l'arrêt, nous arrivons à notre destin. Un petit groupe d'oies à l'air empaillé et pas très amical nous observe sans intérêt depuis leur enclos. Au fond, se promène un paon tout aussi indifférent -et qui, au contraire des invités, n'a pas l'air de vouloir exhiber sa meilleure parure et je ne peux pas lui en vouloir, car avec un temps pareil la seule chose dont on peut avoir envie c'est de rester bien emmitouflé sous sa couverture même si le calendrier nous dit qu'on est au beau milieu du printemps.    

Mientras esperamos que lleguen todos los invitados para empezar la ceremonia laica -y en lo que nos abren las puertas de la sala-, nuevamente lamento con cierta amargura no haber salido mejor con una gruesa chamarra rellena de plumas en vez de ese ligero abrigo negro en el que me estoy congelando y aunque desentonara aún más en ese grupo casi homogeneo de ojos azules, tez clara y cabello rubio/castaño. Hasta cuándo dejaré de confiar en mis previsiones meteorológicas a la mexicana*?! Siete años en el Tibet Francia y todavía me dejo engañar... 

Pendant que nous attendons que tous les invités soient arrivés pour commencer la cérémonie laïque -et l'ouverture de la petite salle-, je regrette à nouveau non sans une pointe d'amertume de ne pas avoir pris ma grosse doudoune au rembourrage de plumes au lieu de ce léger manteau noir dans le quel je suis en train de me geler quitte à faire encore plus tâche au milieu de ce groupe presque homogène de gens avec les yeux verts/bleus, au teint clair et cheveux blonds/châtains. Jusqu'à quand est-ce que je vais arrêter de confier en mes prévisions météorologiques à la mexicaine*?!  Sept ans dans le Tibet en France et je me fais toujours avoir...

Entonces miro a los invitados y no puedo dejar de pensar que, o bien, a la mayoría le hace falta un poco de originalidad o hay un dress code y no me he enterado, porque el número de prendas beige/rosa pastel se ha vuelto un poco alarmante, sobre todo cuando entre tantos colores claros y neutros, sobresalgo cada vez más yo, con mi vestido verde pato y el ya mencionado maquillaje algo cargado. Como sea, si no estuviera lloviendo -y no fueramos tan brutalmente apuñalados por el viento, además-, podría realmente apreciar la belleza del paisaje y el encanto del lugar. Pero las puertas se abren poniendole fin a tan profundas reflexiones y todos nos apresuramos a cerrar los paraguas para entrar en un ambiente de mariposas y suaves tonos de rosa. 


Mariposas
Je regarde alors les invités et je ne peux pas m'empêcher de penser que, soit la grande majorité souffre d'un grave manque d'originalité, soit il y a un dress code et je ne le sais toujours pas, car le nombre d'habits dans les tons rose pastel/beige devient alarmant, d'autant plus que parmi toutes ces couleurs claires et neutres je me fais remarquer encore plus avec ma petite robe bleu canard et ce fameux maquillage un peu chargé dont j'avais déjà parlé. Quoiqu'il en soit, s'il ne pleuvait pas -et nous n'étions en train de nous faire poignarder si brutalement par le vent, en plus-, je pourrais vraiment apprécier la beauté du paysage et le charme du coin. Mais les portes s'ouvrent en mettant fin à mes profondes réflexions et nous nous hâtons de fermer les parapluies pour rentrer dans une ambiance de papillons et douces nuances de rose.

En Francia, como en todos lados, las razones para celebrar un matrimonio laico -es decir, un ritual propio y no como en de cualquier religión- son muchas y en ésta ocasión, a falta de ser ser bautizados y encima, tratarse de segundas nupcias, la situación era más que ideal para crear una breve pero muy significativa, original y conmovedora ceremonia, desde el "Había una vez..." con que inició su pequeño discurso la mejor amiga y dama de honor de la novia hasta la tierna canción de la madre del novio relatando su infancia. Un par de testimonios más y entonces, acompañados por las notas de "Je l'aime à mourir" de Francis Cabrel versión Shakira -que por cierto, no me ha terminado de convencer-, todos los integrantes de la familia recompuesta van y forman un círculo alerededor de una mesita con una bandeja giratoria, cada uno con una botella de arena teñida en la mano para realizar una simbólica mezcla en un gran recipiente de vidrio. Hecho esto y luego del "Y que como ésta arena sean ustedes par siempre inseperables..., alguien pone una vela encima, en recuerdo de aquellos seres queridos que ya se fueron. Momento emotivo seguido de un par de lágrimas y un breve silencio.


Cérémonie du sable
En France, comme partout ailleurs, les raisons pour célébrer un mariage dit laïque -c'est à dire, avec un rituel propre et non pas comme ceux établis par n'importe quelle religion- sont nombreuses et cette fois-ci,  faute d'être baptisés en qu'en plus il s'agit de deuxièmes noces, l'occasion était idéale pour créer une brève mais très significative, originale et émouvante cérémonie, dès le "Il était une fois..." avec le quel la meilleure amie et demoiselle d'honneur de la mariée à commencé son petit discours jusqu'à la drôle et  tendre chanson de la mère du marié pour relater l'enfance de celui-ci. Encore deux témoignages et alors, accompagnés par les notes de "Je l'aime à mourir" de Francis Cabrel version Shakira -entre nous, elle ne me convainc toujours pas-, tous les membres de la famille recomposée vont former un cercle autour d'un petite table avec un plateau tournant, chacun avec une bouteille de sablé teinté à la main pour réaliser un mélange symbolique dans un grand vase en verre. Fini le mélange et suite au: "Et que, de même que ce sable, vous soyez inséparables à tout jamais...", ils y placent une bougie en mémoire de tous ces êtres chers qui ne sont plus de ce monde. Moment de grande émotivité suivi de quelques larmes et un brève silence.

Así, la ceremonia llega a su fin entre felicitaciones, abrazos y guardado de sillas, porque hay que preparar la sala para el vino de honor que tendrá lugar ahí mismo dentro de una hora más. Y mientras tanto, nosotros vamos otra vez a disfrutar de esa lluvia con la que ya casi nos estamos encariñando...


Ainsi, la cérémonie touche à sa fin entre félicitations, embrassades et rangement de chaises, car il faut préparer la salle pour le vin d'honneur qui aura lieu au même endroit environ une heure plus tard. En attendant, nous allons encore déguster cette pluie à la quelle on pourrait commencer à s'attacher...



* En general, bastaba con mirar por la ventana para saber el tiempo que hará, al menos así era en Guadalajara ;)

* En général, il suffisait de regarder par la fenêtre pour savoir quel temps il ferait, du moins c'était comme ça à Guadalajara ;)

mercredi 18 décembre 2013

No estaba muerta... / Je n'étais pas morte...

...y mucho menos de parranda. Hoy, casi como un prisionero que de  milagro consigue garabatear algunas palabras sobre un trozo de papel  –y/o cualquier otra cosa que se tenga a la mano-, en el siempre impredecible y raro momento en que duermen al mismo tiempo las dos maravillas a las que he dado vida y de quién soy rehen desde hace casi dos meses, por fin puedo venir a dedicar unas cuantas líneas a este, mi espacio.

 Mila’s Daydreams 
...et encore moins en train de faire la fête. Aujourd’hui, tel un prisonnier qui a miraculeusement trouvé un bout de papier –ou autre- et de quoi griffonner quelques mots, dans l'improbable et fort rare moment où les deux merveilles que j’ai mises au monde -et dont je suis l’otage depuis presque deux mois- font la sieste en même temps, je peux en fin venir dédier quelques lignes à mon blog, mon espace.  

Como supondrán y dado que la gestación humana no dura lo que la de un elefante –gracias a Dios!-, Miss Candy llegó a este mundo con bastante energía y algo de prisa en una fría y lluviosa madrugada a finales de octubre, llenando así mi vida de la inmensa alegría de por fin tenerla en los brazos y confirmar que estaba bien pero también la de terminar con ese embarazo medio infernal y su ballet de personal médico, análisis y diagnósticos alarmistas cuando no errados- y que para ser sincera, me estaban jodiendo la vida. Porque sí, también se equivocan en el primer mundo y si ya en el octavo mes quedó claro que mi diabetes gestacional finalmente no era tal –gracias por la dieta draconiana y los piquetes cotidianos!-, durante el trabajo de parto y en un enésimo análisis de sangre, me detectaron una anemia de espanto -ni hablar de todas las fabulosas posibilidades que eso implicaba y que, afortunadamente, no tuve el disgusto de conocer.

Comme vous vous doutez et étant donné  que la gestation humain ne dure pas le même temps que celle d’un éléphant –Dieu merci !-, Miss Candy s’est pointée dans ce monde assez vite et avec beaucoup d’entrain dans une froide et pluvieuse nuit fin octobre, m’emplissant d’une immense joie de l’avoir enfin dans mes bras et confirmer qu’elle allait bien mais m’apportant aussi le bonheur d’avoir mis fin à cette grossesse quelque peu infernale et son ballet de personnel médical, analyses et diagnostiques alarmistes -quand pas erronés- et qui, pour être franche, me pourrissaient la vie. Et oui, parce qu’on se trompe aussi dans le premier monde et si au cours de l’huitième mois de grossesse s’est avéré qu’en fait mon diabète gestationnel n’en était pas un –merci pour le régime draconien et les piqûres quotidiennes!-, déjà en salle de travail et lors d’une énième prise de sang, ils m’ont décelée une anémie d’anthologie –et n’en parlons pas des fabuleuses complications que cela pouvait entraîner et que, fort heureusement, je n’ai pas eu le malheur d’expérimenter.          

En definitiva, me habrán sacado sustos hasta el final pero vamos, hoy ya es historia antigua, un tratamiento de hierro y ácido fólico y sigo –practicamente- en pie...

Voilà donc qu’ils m’auront fait peur jusqu’à la fin mais bon, aujourd’hui c’est de l’histoire ancienne, une cure d’acide folique et du fer et je suis –pratiquement- en pied…

Zombies
En fin, si consideramos como estar en pie el miserable estado en el que me deja ocuparme de un recién nacido y de un Petit Monstre de casi tres años en plena fase de oposición y que me asemeja más a esas adorables criaturas que deambulan en cuanto salen de la tumba -y no precisamente para bailar Thriller- sin otro objetivo que el de alimentarse, que a esos pobres humanos intentando desesperadamente de salvar su pellejo y no terminar como el desayuno de alguien que, dicho sea de paso, si ya está así o más muerto, para qué diantres necesita comer?! Misterio...

Enfin, si l’on peut considérer comme être en pied le piteux état dans le quel je me trouve à force de m’occuper d’un nouveau né et d’un Petit Monstre de presque trois ans en pleine phase d’opposition et qui m’approche plus de ces adorables créatures qui se traînent bien que mal à peine sortant de leurs tombes -et certainement pas pour danser Thriller- et dans le seul but de se nourrir, que de ces pauvres humains essayant désespérément de sauver leur peau pour ne pas devenir le repas de quelqu’un qui, soyons clairs, s’il est déjà on peut pas plus mort, pourquoi diable a besoin de manger?! Mystère... 


Y todo esto para decir que si bien, por el momento seguiré más o menos ausente -muy a mi pesar- de ninguna manera pretendo abandonar este blog que tanto bien me hace. Entonces les digo hasta pronto y por hoy, fin de la transmisión! ;)

Et tout cela pour dire que même si je risque de jouer les absents pendant quelque temps encore –et malgré moi- je n’ai nullement l’intention de laisser tomber ce blog qui me fait autant du bien. Alors je vous dis à bientôt et fin de la transmission pour aujourd’hui! ;)

mardi 25 juin 2013

El verano de todos los peligros / L'été de tous les dangers

Después de tantos días de lluvia, hoy por fin se asoma el sol –aunque sea por un rato- y esa mezcla de sol y humedad en el ambiente me hacen pensar en el verano de Guadalajara, pero uno en particular, el que me atreveré a llamar “el verano de todos los peligros” y que tendría lugar en algún momento al final de los 80’s.

Après ce tant de jours sous la pluie, voilà que le soleil pointe en fin le bout de son nez –ne serait-ce qu’un petit moment- et ce mélange de pluie et soleil me fait penser à l’été à Guadalajara, mais un été en particulier, celui que j’oserais appeler « l’été de tous les dangers » et qui aurai eu lieu vers la fin des années 80’s.

Quizas sea por el choque de culturas y el sinfín de precauciones que me imponen los tiempos modernos -y Francia, por supuesto- con un embarazo y un niño de dos años, pero ese verano en la periferia  medio industrial y medio de campo a dos pasos de Guadalajara–  verano que marcaría mi vida para siempre-,  me divierte y me llena de nostalgia al pensar en todos los riesgos inconcebibles que en ese entonces corrí y que harían palidecer de espanto a más de algún adepto de la seguridad infantil y de las normas europeas en permanente evolución.

C’est peut être dû au choc de cultures et à l’infinité de précautions imposées par les temps qui courent –et la France, bien sûr- avec une grossesse et un jeune enfant d’à peine deux ans et des poussières, mais cet été passé aux alentours de Guadalajara, moitié industriels, moitié rase campagne –et qui aura marqué ma vie à tout jamais-, m’amuse et me rend nostalgique en pensant aux nombreux risques ahurissantes aux quels j’ai été exposée et qui feraient blêmir d’horreur à plus d’un adepte de la sécurité infantile et des normes européennes en constante évolution.  

Nada como jugar entre los escombros sembrados de fierros oxidados en una zona en donde no faltaban ni alacranes ni serpientes o explorar los pantanos cuyas aguas eran de dudosa procedencia. Poner monedas en las vías del tren esperando que pasara para aplastarlas y luego ir descubrir la infinidad de bichos raros y pequeños frutos que había en todos lados. O el más bello de todos los recuerdos: salir por las noches a cazar luciérnagas bajo un cielo lleno de estrellas...

 Rien de tel que d’aller jouer parmi les déchets de chantier parsemés de fers oxydés dans une zone où scorpions et vipères ne manquaient pas ou alors explorer les marais aux eaux douteuses. Placer des pièces sur le chemin de faire en attendant le convoi qui vienne les aplatir pour ensuite aller à la découverte de toute sorte de drôles de bestioles et petites baies qui poussaient un peu partout. Ou encore le plus beau de tous les souvenirs : sortir la nuit à la chasse des lucioles sous un ciel parsemé d'étoiles…

Quién temía tomar agua de la llave – y morir irremediablemente de alguna enfermedad intestinal, según la creencia popular en el extranjero – cuando en alguna calurosa tarde a finales de mayo nos refrescabamos con un buen trago a la misma manguera con la que regabamos el jardín? O andar en bicicleta sin el menor equipo de protección tratando de romper records de velocidad y aunque en algún momento saliera volando por los aires para aterrizar sobre un montón de tierra con la bici a un lado? Viajar sin cinturón de seguridad ni mucho menos asiento adaptado a mi edad o jugar en los baches a media calle como en mini albercas improvisadas por alguna fuga de agua, a pleno sol y sin el menor rastro de filtro solar. Y así tantas y tantas cosas impensables si no aberrantes por estos rumbos y ni hablar de los cuidados extremos y la obsesión del cuerpo médico por detectar hasta el más insignificante indicio de cualquier enfermedad durante el embarazo y que si bien puede descubrir y tratar ciertos padecimientos con tiempo suficiente para evitar complicaciones, no deja de ser una fuente de estress suplementario para una pobre mujer embarazada que de por sí ya vive con un sinfín de angustias, sobre todo si se trata de una verdadera Drama Queen.

Qui craignait boire l’eau du robinet –et du coup mourir d’une quelconque maladie intestinal, selon les nombreuses légendes urbaines à l’étranger- quand lors d’un chaud après midi de mai on se rafraîchissait avec une bonne gorgée directement sortie du tuyau d’arrosage? Ou faire du vélo sans le moindre équipement de protection pour essayer de battre des recors de vitesse bien que je puise finir par voler dans les airs avant de retomber sur un grand tas de terre à côté du dit vélo?  Voyager en voiture sans ceinture de sécurité et encore moins un siège adapté ou alors jouer dans les trous de la chaussée comme des petits bassins à cause d’une fuite d’eau, en plein soleil et sans la moindre trace de filtre solaire. Et comme ça tant d’autres choses inimaginables si non aberrantes par ici sans parler des soins extrêmes et l’obsession du corps médical pour déceler ne serait-ce qu'un soupçon de n’importe quelle maladie pendant la grossesse et même si cela peut s’avérer fort utile pour dépister et soigner certaines pathologies assez tôt pour y prévenir les complications, cela n’empêche que c’est une source de stress supplémentaire pour une pauvre femme enceinte qui vit déjà avec assez d’angoisses, pire s’il s’agit d’une véritable Drama Queen. 


Así, hoy, heme aquí, tan lejos de aquel verano y expuesta a practicamente todos los análisis habidos y por haber, pensando en cuán lejano me parecerá el otoño –y por supuesto, el parto-  y que seguramente en México jamás habría tenido que pasar por todo esto ni verían con horror como dejo que Petit Monstre conviva alegremente con algunos microbios - aunque así goce de una salud que envidiaría más de alguno viviendo en un lugar más desinfectado que un quirofano antes de una cirugía.  Ni hablar, no es más que otro choque de culturas, y este verano –si es que llega, dado el tiempo gris que se niega a partir- puede que lo más arriesgado que haga, sean mis análisis reglamentarios...

 Et me voilà donc aujourd’hui, ici, bien loin de ce merveilleux été et exposée à  subir toute une batterie d’analyses, pensant ô combien me semblera loin l’automne –et l’accouchement, cela va de soi- et qu’au Mexique, très certainement je n’aurais jamais eu à vivre rien de tout ça ni personne regarderait d’un air effrayé quand je laisse Petit Monstre cohabiter joyeusement avec quelques microbes - même si c’est en partie grâce à ça qu’il possède une santé qui rendrait vert de jalousie à l’un de ceux qui vivent dans un endroit plus aseptisé qu’un bloc opératoire avant une chirurgie. Mais bon, ce n’est qu’encore un choc de cultures et ce t été –si jamais il arrive vu le temps pourri qui refuse de partir- il se pourrait que la chose la plus dangereuse que j’aille à faire ce ne soient que mes analyses réglementaires… 

vendredi 31 mai 2013

En un frío y lluvioso día de mayo / En une froide et pluvieuse journée de mai

Este tiempo otoñal primaveral -particulamente horrible y frío- me hace pensar en una vieja canción de la época del Rock n' Roll cuyo coro imploraba que la primavera volviera. Pero, cómo podría volver esa maldita primavera si en realidad nunca llegó? Si fué tan solo como un dulce espejísmo de unos cuantos días tan fugaces que hoy me cuesta recordar que alguna vez el sol llegó a asomar sus narices por estos rumbos.

Ce temps automnal printanier – particulièrement horrible et froid- me fait penser à une vielle chanson de l’époque du Rock n' Roll dont le refrain priait le printemps de revenir. Mais, comment pourrait revenir ce maudit printemps si il n’est jamais vraiment arrivé* ? Si tout n’a été qu’un doux mirage de quelques jours qui auront duré tellement peu qu’aujourd’hui j’ai dû mal à me dire qu’un jour le soleil a pu pointer son nez par ici.



Mayo bajo la lluvia y lo que es peor, bajo una lluvia glacial digna de un mes de noviembre, situación catastrófica que va más allá de la imposibilidad de guardar de una buena vez los abrigos y tirarse al sol como lagartijas. Oh no, son cosechas retrasadas si no completamente perdidas que repercuten en una escasez de frutas y verduras, una importante alza de precios de los mismos y una menor calidad. En ciertas zonas son inundaciones y nevadas tardías, actividades al aire libre canceladas y pérdidas para restauranteros y comerciantes que contaban con la estación. 

Mai sous la pluie et pire encore, sous une pluie glaciale digne d’un mois de novembre, situation catastrophique qui va au delà de l’impossibilité de mettre les manteaux au fin fond du placard et encore moins de rester au soleil tel des lézards. Oh non, il s’agit surtout des récoltes tardives voir carrément perdues en nous amenant donc, à un manque de fruits et de légumes ainsi qu'une non négligeable augmentations des  prix malgré leur qualité médiocre. Dans certaines zones ce n’est que des inondations et chutes de neige, annulation des activités en plein air et pertes pour les commerces et la restauration qui devaient profiter de la saison. 

Quién quiere comer un helado cuando acaba de atrapar un enésimo resfriado? O comprarse un traje de baño cuando tirita de frío bajo su impermeable? Quizas los únicos aventajados por el mal tiempo sean los vendedores de botas para lluvia y paraguas y las farmacias que siguen viendo desfilar gente engripada.  
  
Qui veut manger de la glace quand il vient d’attraper un rhume pour l’énième fois ?  Ou aller s’acheter un maillot de bain alors qu’il frissonne sous son imper ? Peut être que les seuls à gagner avec le mauvais temps sont les marchands de bottes en caoutchouc et parapluies ainsi que les pharmaciens qui continuent à voir défiler des gens enrhumés.

Pero hoy mayo termina -esperemos que con él el otoño también- y tal parece que el tiempo mejorará un poco la proxima semana. Por cuanto tiempo? Nadie lo sabe como nadie sabe si la primavera llegará en el verano y el verano en el otoño o si la primavera 2013 se perdió en el camino y habrá que esperar el 2014 para volverla a ver...


Mais aujourd’hui mai arrive à sa fin –espérons que l’automne avec- et il paraît que le temps devra améliorer dans les jours à venir. Pour combien de temps ? Personne ne le sait comme personne ne sait non plus si le printemps arrivera pendant l’été et l’été pendant l’automne ou encore si le printemps 2013 s’est égaré quelque part dans le chemin et qu’il faudra attendre 2014 pour le revoir...


* Chanson en espagnol

mercredi 13 février 2013

14 de Febrero, la Saint Valentin*


Una vez más llega el 14 de febrero para:

Encore une fois le 14  février est arrivé pour:

1) Recordarle a algunos su desesperante soledad –si es que les molesta, porque estoy segura que más de alguno ha de ser felizmente libre y soltero/a.

1) Rappeler à certains le désespoir de leur solitude –si jamais ça les dérange, car je suis sûre qu’il y en a qui sont très heureux d’être libres et célibataires.

 2) Exponenciar la cursilería de muchos y  presionar a otros tantos para que busquen también el modo de ser cursis –aún contra natura y por muchas razones, algunas puede que inconfesables.  

2) Développer de façon exponentielle le degré de ringardise d’un grand nombre et faire pression sur beaucoup d’autres pour qu’ils le deviennent à leur tour –même contre leur propre nature et pour de nombreuses raisons, dont certaines pourraient être inavouables.

3) Y cierta y principalmente, para comercializar el “amor” y obtener muy buenas ganancias con cuanto objeto estampado de corazones, cupidos -similares y conexos- y frases empalagosas se pueda concebir.

3) Et certainement et surtout, pour commercialiser « l’amour » et faire des bonnes chiffres avec à peu près n’importe quoi pour peu qu’il soit imprimé de cœurs, cupidons –similaires et connexes- et des phrases à la limite de l’écœurement que l’on puise imaginer.

Que conste que no tengo nada en contra de demostrar  los sentimientos -porque además soy una romántica incurable- pero limitarlo a un solo día de manifestaciones colectivas  exacerbadas en esta especie de ritual algo(?) kitsch -que por más que uno quiera no puede pasar desapercibido- me parece absurdo y en ocasiones, hasta de mal gusto cuando se nota lo forzado y artificial.

Ne vous méprenez pas, que je n’ai absolument rien contre le fait d’exprimer les sentiments –parce qu’en plus, je suis une romantique incurable – mais le limiter à une seule journée de manifestations collectives exacerbées dans cette espèce de rituel quelque peu (?) kitsch – et qu’à notre grand dam ne peut pas passer inaperçu –me semble absurde et, des fois, même de mauvais goût quand il s'agit de quelque chose visiblement artificielle et forcée.   

Quizas sea culpa de la visión hollywodense del romanticismo que luego nos vende ideas prefabricadas de “cómo debe ser el momento romántico por excelencia”.Y así, de la mezcla de un  beso bajo la lluvia y París surge: París bajo la lluvia.

C’est peut être à cause de la vision hollywoodienne du romantisme qui nous vend des idées toutes faites de “comment doit être le moment romantique par excellence ». Et voilà comment, du mélange d’un baiser sous la pluie et Paris surgit : Paris sous la pluie.

Paris
Lamento si destruyo el sueño de alguno con lo que voy a decir –si usted quiere seguir soñando, por favor, pase directamente al último párrafo o asuma las consecuencias!- pero sinceramente, la lluvia en París, sobre todo en el periodo invernal, es horriblemente deprimente, sucia y fastidiosa. Suele ser una lluvia constante y fina –también ácida, hay que decirlo- que nos va mojando como no queriendo la cosa hasta empaparnos y así hacernos candidatos a atrapar –otra vez- un buen resfriado. Y ahi va uno con su paraguas sintiendose como idiota bajo una lluvia casi invisible pero que igual en un rato nos mojará los pies. Es fría, gris y en general dura todo el día, casi siempre por varios días.

Je suis désolée si avec ce qui va suivre j’anéantis le rêve de quelqu’un –si vous voulez continuer à rêver, s’il vous plaît, passez directement au dernier paragraphe ou alors assumez les conséquences! – mais franchement, la pluie à Paris, surtout pendant la période hivernale, c’est affreusement déprimante, sale et bien chiante. En général c’est une pluie fine et constante – en plus d’acide, il faut le dire- qui, mine de rien, nous mouille tout doucement jusqu’à nous tremper en nous laissant bons à choper –encore une fois- un bon rhume. Et voilà qu’on va avec son parapluie comme un idiot sous une pluie presque invisible mais qui nous trempera les pieds quand même. Elle est froide, grise et en général tombe toute la journée, le plus souvent pendant plusieurs jours.

La verdad es que da más ganas de quedarse en casa que de salir a pasearse, incluso a mi, que siempre amé caminar bajo la lluvia saltando sobre los charcos con todo y momento romántico. Pero hay un pequeño detalle, la lluvia tibia y torrencial de Guadalajara nada tiene que ver con la de aquí, sin mencionar esas traidoras calles retorcidas  tipícamente parisinas – y en las que cuando te pierdes, te preguntas en dónde diantres está la entrada del metro cuando la necesitas- cuando no son panteoneras y que entonces uno se explica el por qué del “au bout de la rue”** y no “a la siguiente cuadra”... 

À  vrai dire ça donne plus envie de rester à la maison que d’aller se promener, même à moi alors que j’ai toujours aimé marcher sous la pluie en sautant sur les flaques d’eau, moment romantique inclus. Mais il y a un petit détail, la pluie tiède et torrentielle de Guadalajara n’a rien à voir avec celle d’ici, sans parler des rues tordues et traîtresses typiques de Paris – où l’on se perd très facilement en se demandant où diable se trouve une bouche du Metro quand on en a besoin – quand celles-ci ne sont pas longues à ne pas en avoir fin et qu’alors on comprend le pourquoi du « au bout de la rue » et non pas « a la siguiente cuadra »** comme au Mexique.   
© Yves LE SAOUT
Pero los enamorados que tengan la suerte de encontrarse en París, alegrense, porque mañana está previsto que llueva tooodo el día y entonces podrán salir a realizar su sueño de pasearse bajo la lluvia parisina y  disfrutar hasta hartarse de la incomparable aura romántica de la ciudad Luz...

Mais les amoureux qui auront la chance de se trouver sur Paris, réjouissez vous, car selon la météo demain il pleuvra de matin au soir et vous pourrez alors aller réaliser votre rêve de promenade sous la pluie parisienne et profiter à en avoir marre de l’incomparable aura romantique de la Ville Lumière…

Oh la la, Paris! Oh la la, l’amour!




*Traté de incluir imagenes parpadeantes con brillitos y otras cosillas pero estaba muy por encima de lo que puedo soportar ^^' 



*J'ai essayé d'inclure des images clignotantes avec des paillettes et autre mais c'était bien au delà de ce que je peux supporter ^^'



** Literalmente "al final de la calle".



** Au Mexique on appelle "cuadra" à un bloc de maisons délimité par les rues, les plus souvent comme un carré. L'ensemble de plusieurs "cuadras" fait une "colonia" qui doit être l'équivalent d'un quartier en France, comme le quartier Latin ou le Chinois.  





dimanche 20 septembre 2009

De lluvia y azúcar / De sucre et de pluie

Qué mejor que una noche tormentosa -con todo y rayos- para prepararme un delicioso arroz con leche con, démonos gusto, harta azúcar de caña. Sí, de caña bien dulce y morenita y que sólo Dios sabe de dónde vendrá -la cajita amarilla no lo dice.

Quoi de mieux qu'une nuit orageuse -  coups de foudre inclus - pour me concocter un délicieux riz au lait avec, soyons fous, des tonnes de sucre canne. Oui, de canne à sucre très sucrée, brune et que seul Dieu sait d'où est-ce qu'elle sort -la petite boîte jaune ne le dit pas.

Digo, no se imaginaran que la caña se da super bien en Francia, verdad? Como la sandía, la piña, la guayaba y un 80% -yo diría más pero no quiero parecer exagerada- de las frutas y verduras que usted encuentra con facilidad en cualquier tianguis mexicano -o de cuaquier otra latitud menos inhóspita, cabe decirlo- y que por más que le parezcan caras, se espantaría de saber lo que los expatriados las pagamos aquí.

Voyons, vous allez pas imaginer que la canne à sucre pousse super bien en France, n'est pas? Comme la pastèque, l'ananas, la goyave et un bon 80% -je voudrais dire plus mais j'ai peur d’exagérer - des légumes et fruits que vous trouverez facilement dans le moindre petit marché mexicain - ou de n'importe quelle autre latitude un peu moins hostile, on peu le dire -et que même en les trouvant chers, vous seriez horrifié d'apprendre les sommes exorbitantes que nous, les expatriés, avons à payer ici.

Y de qué es el azúcar pués? De betabel!!! No, no estoy inventando ni se trata de una alucinación provocada por la ya prolongada ausencia de la vitamina "T" en mi régimen alimenticio. Resulta que el susodicho betabel también contiene una importante cantidad de sacarosa que ya refinada y convertida en "azúcar", termina en una caja en nuestra alacenas.

Alors, d'où sort le sucre par ici donc? De la betterave!!! Non, je ne suis pas en train de raconter n'importe quoi et il ne s'agit pas d'une hallucination due à la carence chronique de vitamine "T" évincée malgré moi de mon régime alimentaire. Il s'avère que la dite betterave contienne aussi une quantité non négligeable de saccharose et qu'une fois raffinée et transformée en "sucre", finira dans une boîte dans nos placards.

Ah! Porque el azúcar en polvo casi siempre se compra en cajas de cartón o de plástico, según los gustos del consumidor. Así que si usted está recién llegando a este lado del charco, por favor, en el super no busque la clásica bolsa de a kilo engrapada y sin otra marca que el: "1 kg" escrito con marcador y al ahí se va, porque no la va a encontrar. Lo qué si se va a encontrar es el azúcar en diferentes presentaciones: en cubos, tubitos individuales de colores, cajas con dosificador - si se hizo una bola de azúcar adentro de la caja, buena suerte - y hasta en tréboles y corazoncitos, que no van a endulzar más el café matutino pero seguro le van a costar más.

Ah, parce que le sucre en poudre s’achète en boîtes de carton ou de plastique au choix. Donc, si vous venez de traverser l'Atlantique, s'il vous plaît, n'allez pas chercher l'incontournable sac en plastique agrafé sans autre signe particulier que le :"1 kg" griffonné à la va vite avec un marqueur et n'importe comment, parce que vous n'y trouverez pas. Par contre vous allez trouver le sucre dans toute sorte de présentation: en morceaux, dosettes individuelles de toutes les couleurs, boîtes avec un bec verseur -si le sucre s'est aggloméré à l'intérieur, bon courage - et même en forme de trèfles et petits cœurs et qui, bien qu'il ne sucreront pas plus votre café du matin, sûrement il vous coûteront un peu plus cher.

Para terminar los dejo con un video que muestra cómo nos venden el azúcar.

Pour finir, voilà l'exemple d'une pub pour nous vendre le sucre.




Ah que con estos países industrializados...

Ah, ces pays industrialisés!


jeudi 12 juin 2008

Lluvia / Pluie

Me gusta ver la lluvia que cae en un rayo de luz siguiendo los caprichos del viento, mojando las calles tan dulce y silenciosa...

J'aime regarder la pluie qui tombe dans un rayon de lumière suivant les caprices du vent, trempant les ruelles si douce et silencieuse...

Que ganas de salir a caminar a esta inconveniente hora de la noche! Que ganas de disfrutar de su caricia helada, empapandome de la cabeza a los pies... quizas esta llovizna pueda devolverme un poco de la frescura que me hace falta.

Qu'est-ce que j'ai envie de sortir me promener à cette heure peu convenable de la nuit! Quelle envie de ressentir sa froide caresse, en me trempant de la tête aux pieds... peut être que cette passade me redonne un peu de la fraîcheur qui me manque.

Tengo ganas de esta lluvia pero más de aquella, la intempestiva, la que caía a cántaros, la que llegaba sin anunciarse y la que partía tan repentinamente como había llegado. Esa que le daba sabor y color a mi tierra, la que dejaba innumerables charcos en los que luego el sol se reflejaba entre las extrañas torres de la catedral. La lluvia que me acompañaba a casa después de clases, la que me arrullaba por las noches al golpear suavemente mi ventana, la que llevaba impresos los colores del verano y cubría de verde los campos de maíz, la que luego se iba corriendo alegremente entre los empedrados...

J'ai envie de cette pluie mais encore plus de l'autre, celle intempestive, quand il pleut des cordes, celle qui tombait sans s'annoncer et qui repartait aussi soudainement qu'elle était arrivée. Celle qui donnait de la couleur et parfumait ma terre, celle qui laissait nombreuses flaques où le soleil se reflétait ensuite entre les tours de la cathédrale. La pluie qui m'accompagnait jusqu'à chez moi après les cours, celle qui me berçait pendant la nuit en tapotant doucement  à ma fenêtre, celle imprimée avec les couleurs de l'été et qui peignait de vert les champs de maïs, celle qui ensuite s'en allait joyeusement entre les pavées... 

Sí, la lluvia que anhelo es la del verano, la que me acompañó durante toda mi vida pero que hoy esta muy lejos de mi... o mas bien soy yo quien está muy lejos de ella, me pregunto, acaso me extrañará?

Oui, la pluie que j'attends c'est celle de l'été, celle qui m'accompagna toute ma vie durant mais qu'aujourd'hui se trouve très loin de moi, je me demande, est-ce que je lui manque aussi?

Hoy tendré que contentarme de la llovizna que apenas se insinúa en mi ventana, después de todo, al final no es otra cosa que el agua condensada que cae...


Aujourd'hui il faudra que je me contente du crachat qui s'insinue à peine dans ma fenêtre, après tout, tout compte fait, ce n'est que de l'eau condensée qui tombe...