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mardi 4 mars 2014

Passé recomposé

Me invade una extraña nostalgia,
Gainsbourg me canta al oido
y me transporta a un París
que jamás conocí.
Pasado y presente se entremezclan,
recuerdos, añoranzas y hasta inconfesables lamentos
se visten de lanas y ocres
bajo la luz granulosa
de un invierno en pantalla de cine.
Notas que bailan
en las grandes alas
de un sombrero de fieltro,
palabras que hacen temblar el tiempo
para ahogarse en las profundidades del Sena
y reunir en un sólo instante
los oxidados fragmentos
de otras historias...

*****

Je me sens envahir par une étrange nostalgie,
Gainsbourg me chante à l’oreille
et me transporte vers un Paris
que je n’ai jamais rencontré.
Passé et présent s’entremêlent,
souvenirs, regrets et même d’inavouables lamentations
s’habillent de laines et d’ocres
sous la lumière granuleuse
d’un hiver en écran de cinéma.
Notes qui dansent
dans les grandes ailes d’un chapeau de feutre
des mots qui font trembler le temps
pour se noyer dans les profondeurs de la Seine
et rassembler dans un seul instant
les fragments rouillés
d’autres histoires…



jeudi 29 novembre 2012

Nostalgia / Nostalgie

Ya era hora de retomar mi blog que había dejado abandonado desde hace un buen rato. Tenía que volver a escribir porque, incluso si parace banal, sigo teniendo mucho qué decir.

Il était grand temps de reprendre mon blog que j'avais abandonné depuis un petit moment. Il fallait que je me remette à écrire car même si cela peut paraître anodin, j'ai toujours des choses à dire.

El otoño me inspira de forma particular. Quizas sea por el cambio flagrante que tranforma el paisaje y lo prepara para recibir el invierno, siempre tan frío y gris. Una última oportunidad de disfrutar de bellos colores porque los árboles se visten suntuosamente de dorados y rojos. Y, cómo negar este ambiente un tanto melancólico que se extiende a medida que las hojas caen? Cuando van girando como en cámara lenta antes de posarse en el suelo y confundirse en un montón de hojas secas que el viento arrastrará?

L'automne m'inspire tout particulièrement. C'est peut être à cause du changement flagrant qui transforme le paysage et le prépare pour accueillir l'hiver, toujours aussi froid et gris. Une dernière chance de profiter des belles couleurs car les arbres s'habillent somptueusement de rouges et d'ors. Et puis, comment nier cette ambiance quelque peu mélancolique qui s'étale à fur et à mesure que les feuilles tombent? Quand elles tournoient comme au ralenti avant de se poser par terre et se confondre en un amas balayé par le vent qui les traîne?

Un otoño tan lejano de todos aquellos que pude conocer en Guadalajara pero con otro encanto porque este, además, está lleno de nostalgias.

Un automne bien lointain de ceux que j'ai pu connaître à Guadalajara mais avec un autre charme car celui-ci, en plus, il est imprégné de nostalgies.

He aquí uno de los poemas fruto de esta inspiración otoñal...

Voici un des poèmes fruit de cette inspiration automnal...

El viento del otoño 
se anuncia dulcemente,
acaricia mi espalda
con sus dedos fríos
y llena mis ojos
de hojas de oro y  rojos ardientes,
fragmentos de un sol que se cansa
y se deja llevar
en mil destellos sobre el Sena.

Pero el París que amo
jamás me hará olvidar
esa tierra de ocre, de arena y campos azules
en donde los listones de los vestidos
y los bordados de oro y plata
bailan en un torbellino de color
bajo el mismo sol del otoño.

Y en el fin del mundo,
el corazón desgarrado
en este remedo de exilio
canta de dolor al son del mariachi
mientras que un poema se dibuja en el cielo
entre nubes y recuerdos,
contando imagenes
-hechas de barro y de pasta de maíz-
que a pesar del tiempo y la distancia
nunca desaparecerán...

********
Le vent de l’automne
s’annonce doucement,
Il caresse mon dos
des ses doigts froids
et remplit mes yeux
de feuilles d’or et des rouges flamboyants,
des morceaux d’un soleil qui se lasse
et se laisse emporter
dans des reflets scintillants sur la Seine.

Mais le Paris que j’aime
jamais ne me ferait oublier
cette terre d’ocre, de sable et des champs bleus
où les rubans des robes
et les broderies d’argent et d’or
dansent dans un tourbillon de couleurs
sous ce même soleil automnal.

Et au bout du monde,
mon cœur déchiré
dans ce semblant d’exile
chante de douleur au son du mariachi
tandis qu’un poème se dessine sur le ciel
entre nuages et souvenirs
racontant des images
-faites de terre cuite et de pâte de maïs-
que malgré le temps et la distance
ne disparaîtront jamais…
  

samedi 16 mai 2009

Un día de mayo / Un jour de mai


Un día de mayo
la primavera será verano
en un campo de lilas
y nubes que caen sobre el rostro
como burbujas de jabón.

Un día de mayo

seremos lo que no somos,
la casa estará llena de flores frescas
y el café dejará salir su aroma
por las ventanas.

Un día de mayo

cantarán los colibríes sobre los labios
y las noches tendrán más estrellas
que los cielos de octubre.
El sol brillará sobre nuestras cabezas,
el viento enredará en nuestros cabellos
la alegría de una mañana
fresquita de mayo,
nos tomará entonces de la mano
y, sentados en un campo de lilas,
nos contará la historia
que se escribió una tarde de verano
en el mes de mayo…


******

Un jour de mai
le printemps sera l'été
dans un pré de lilas
et nuages qui tombent sur le visage
comme bulles de savon.

Un jour de mai
nous serons ce que nous ne sommes pas,
la maison sera remplie de fleurs fraîches
et le café laissera son arôme s'échapper
par les fenêtres.

Un jour de mai
les colibris chanteront sur les lèvres
et les nuits auront plus d'étoiles
que les cieux d'octobre.
Le soleil brillera sur nos têtes,
le vent emmêlera entre nos cheveux
la joie d'un matin
très frais de mai,
Il nous prendra alors de la main
et, assis sur un pré de lilas,
nous racontera l'histoire
qui s'est écrite un soir d'été
dans le mois de mai…

        


samedi 3 novembre 2007

Ayer en el día de muertos / Hier dans la fête des morts


Mezquitán *

    
El aire huele a muerte
a calaveras de azúcar
y flores de cempasúchil,
lágrimas y recuerdos.
Oraciones que se escapan
por las grietas de lápidas centenarias.

Un rumor de nostalgias
se pasea entre las tumbas.
Aún hablan los que aquí duermen.

Abejas que zumban entre las cruces
y flores que se marchitan al sol
de un otoño que no se acaba.

La vida fluye
en el grito de la tierra herida,
esa que abre sus entrañas
para recibirnos en su seno
y hacernos dormir
mientras otros velan nuestro sueño.

Un sueño de muerte viva
que se ríe descarada de la Vida misma,
que nos mira fijamente
desde sus cuencas vacías
y nos estrecha en sus brazos de ceniza.

Ésta es la cara de la muerte
en mi tierra de ocre
donde por la noche
los ancestros vienen
para sentarse a nuestra mesa.
Entonces la luz de las velas no se apaga,
baila en nuestros ojos
con un extraño fulgor.

¿Es la muerte tan sólo un sueño?
¿El sueño de la vida
que es la vida misma
y no deja de recrearse
en una eterna oración?
No. El sueño es la vida
porque aquí, en éste cementerio,
sólo la muerte es real…



Mezquitán*


L'air sent la mort
aux crânes en sucre
et œillets d'inde,
larmes et souvenirs.
Prières qui s'échappent
entre les fêlures des stèles centenaires.

Une rumeur de nostalgies
se promène entre les tombeaux.
 Ceux qui dorment ici parlent encore.

Des abeilles bourdonnant entre les croix
et des fleurs qui se fanent au soleil
d'un automne qui se prolonge.

La vie coule
dans le cri de la terre blessée,
celle qui nous montre ses entrailles
pour nous accueillir dans son sein
et nous faire dormir
pendant que d'autres veillent notre sommeil.

Un rêve de la mort en vie
qui se moque de la Vie elle même,
qui nous fixe
du creux ses yeux vides
et nous serre dans ses bras de cendres.

Voici le visage de la mort
dans ma terre d'ocre
où les ancêtres viennent
pendant la nuit
pour se mettre à notre table.
Alors la lumière des bougies n s'éteigne pas,
elle danse dans nos yeux
d'une étrange lueur.


¿Est-ce la mort rien qu'un rêve?
¿Le rêve de la vie
qui est la vie même
et ne cesse pas de se recréer
dans une prière éternelle?
Non. Le rêve est la vie
parce qu'ici, dans ce cimetière
seule la mort est réelle...



* Un des plus anciens cimetières à Guadalajara