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mercredi 13 avril 2016

Salida escolar / Sortie scolaire

Una de las cosas que más me gusta de la vida escolar en Francia son las salidas culturales y el hecho de poder acompañar a los niños, porque ellos lo disfrutan y aprecian la participación de sus padres en los tiempos de clases, al menos en el kinder. Así que, cuando la semana pasada, la maestra de Petit Monstre solicitó un par de voluntarios para acompañarlos en la visita al museo Picasso, en París, yo me propuse sin dudarlo. Claro que no siempre es fácil pero pude conseguir dejar a Miss Candy todo un día en la halte garderie -guadería ocasional- y aunque la idea de pasar la mañana entre niños de cuatro y cinco años no era entusiasmante, me lancé a la aventura, para gran placer de Petit Monstre y alivio de la maestra. En total, eramos dos adultos extra para cuidar esas veinticuatro cabecitas.

L'une des choses que j'aime le plus de la vie scolaire en France ce sont les sorties culturelles et la chance de pouvoir accompagner les enfants, parce qu'ils apprécient et profitent de la participation de leur parents dans le temps des cours, du moins en maternelle. C'est donc ainsi que, lorsque la maîtresse de Petit Monstre sollicita deux volontaires pour accompagner la classe dans la visite au musée Picasso, je m'y suis proposée sans hésiter. Bien sûr que ce n'est pas toujours évident, mais j'ai réussi à faire garder Miss Candy toute une journée à la halte garderie et, bien que l'idée de passer une matinée parmi des enfants âgés de quatre et cinq ans n'était pas très réjouissante, je me suis lancée à l'aventure, au grand bonheur de Petit Monstre et soulagement de la maîtresse. Nous étions donc deux adulte en plus à surveiller ces vingt quatre petites têtes.

Flasback. Opera Garnier, primavera del 20o9 -o 10. Admirando una de las salas con unos amigos, cruzamos un grupo de alumnos de kinder y al pasar a su lado, me enternezco con las voces de un par de niñas adorables que, con los ojos brillantes de emoción, respondían a la pregunta de qué pensaban que era ese lugar con un convencido: "Aquí vivían príncipes y princesas" mientras yo pensaba en la suerte que tendrían mis hijos de poder hacer salidas escolares para visitar esos magnificos lugares.

Flashback. L'Opéra Garnier, printemps 2009 ou 10. Tout en admirant une des salles avec quelques amis, nous avons croisé une classe de maternelle, certainement PS o MS et tout en passant à côté, me font craquer les voix douces d'une paire d'adorables fillettes qui, à la question de qu'est-ce qu'ils pensaient que c'était cet endroit auparavant, répondaient d'un air convaincu les yeux brillants d'émotion: "Ici habitaient des princes et des princesses" alors que je me disais que c'était une chance pour mes enfants que de pouvoir faire de telles sorties scolaires pour visiter ces endroits magnifiques. 

Evidentemente, la visita al museo Picasso no se pareció en nada a aquella, el camión que nos llevaría llegó con casi media hora de retraso y quien dice media hora tratando de mantener el orden en una fila de niños inquietos, sabe que el camino va a ser muuuuuy largo, sobre todo con los embotellamientos infernales que hay que enfrentar para llegar a la capital. Fue después de numerosas llamadas de atención a lo largo y ancho del vehículo, uno que otro mareado, patadas en el asiento de atrás un "quiero hacer pipi" que nunca falta, mucho ruido y un Petit Monstre bastante tranquilo observando el paisaje a mi lado, que por fin llegamos y luego de dejar una montaña de abrigos, bufandas y gorros en el vestiario -porque sí, a éstas alturas de abril, sigue haciendo frío-, fuimos a encontrar nuestro guía y comenzamos una visita corta pero privilegiada.

Evidemment, la visite au musée Picasso ne ressembla point à celle-là, l'autocar qui nous y amènerait est arrivé avec une bonne demi heure de retard et qui dit une demi heure à essayer de maintenir l'ordre dans une rangée de jeunes enfants qui commencent à s'agiter, sait que le chemin sera très, mais très, très long d'autant plus qu'il fallait braver des bouchons infernales avant d'arriver à la capitale. C'est après nombreux rappels à l'ordre tout au long du véhicule, le malaise d'un ou deux enfants, des coups de pied dans le siège derrière, un "je veux faire pipi" qui ne manque jamais, plein de bavardages et un Petit Monstre drôlement sage observant le paysage assit à mon côté, que nous sommes enfin arrivés et après avoir laissée une montagne de manteaux, écharpes et bonnets dans le vestiaire, nous retrouvâmes notre guide et commença la visite, courte mais néanmoins privilégiée. 

Explicaciones, muchos dibujos y uno que otro garabato -Petit Monstre prefirió dibujar un pato y ni modo por el busto de Marie Thérèse Walker que debía reproducir-, varias preguntas y sus curiosas respuestas, algunos regaños -incluyendo la alarma activada un par de veces-,  y la presentación de Picasso al nivel del suelo se terminaba con el paso obligado al baño -toda una logística!- y un "au revoir monsieur/madame" colectivo.

Des explications, tout plein de dessins et un ou deux gribouillages -Petit Monstre préféra dessiner un canard et tant pis pour le buste de Marie Thérèse Walker qu'il était censé de reproduire-, quelques questions et leurs drôles de réponses, plusieurs réprimandes -et l'alarme déclenchée à deux reprises inclus-, et voilà que la présentation de Picasso au niveau du sol arrivait à sa fin avec le passage obligé du pipi avant partir -une véritable logistique!- et un "au revoir monsieur/madame" collectif.

De vuelta al camión pude al fin conversar un poco con la otra mamá acompañante. Coincidimos en que es una buena oportunidad participar en las actividades de la escuela, sobre todo porque eso hace felices a nuestros hijos y porque crecen tan rápido que es ahora que debemos estar ahí, compartiendo el momento con ellos aunque la mamá de C lamentaba que no fuera una salida realmente enfocada a los niños porque desde su punto de vista, los museos no les interesan y no son divertidos. Yo lo veo, al contrario, como la posibilidad de familiarizarlos poco a poco con la cultura y no será en plena crisis de adolescencia que se interesarán por algo que nunca han visto, sobre todo si tiene que ver con la cultura. 

De retour à l'autocar j'ai eu enfin l'occasion de discuter avec l'autre maman qui nous accompagnait. Nous fîmes d'accord que c'était une bonne opportunité que de participer aux activités de l'école, d'autant plus que cela rend nos enfant heureux et parce qu'ils grandissent si vite que c'est maintenant qu'il faut être là à partager le moment avec eux bien que la maman de C regrettait qu'il ne s'agissait pas d'une sortie vraiment adaptée aux enfants parce, à son avis, les musées ne sont pas intéressants et encore moins amusants. Moi, par contre, je le vois comme la possibilité de les familiariser petit à petit avec la culture et ce ne sera pas en pleine crise d'adolescence qu'ils iront s'intéresser à des choses qu'ils n'ont jamais vues, surtout si cela a un rapport avec la cultura. 

He de aclarar que soy uno de esos bichos raros a los que les gusta pasearse en los museos, oler los libros y respirar la historia y la cultura. Creo que me ha gustado desde siempre. Recuerdo claramente aquella salida en segundo de kinder, cuando nos llevaron a visitar al Instituto cultural Cabañas y admirar los murales de José Clemente Orozco. Me impresionaron tanto que yo también quise pintar -de hecho, aún tengo ganas de intentar hacer un mural, tal vez un día-, ya no como un reflejo de lo que veía sino con una intención estética y consciente de que podía crear y, en algún lugar en la casa de mis papás, todavía se encuentra esa primera pintura que con los dedos y un poco de gouache, hice de regreso al salón: Mi primera obra con intención artística. 

Il faut dire que je suis une de ces étranges êtres qui aiment se promener dans les musées, sentir l'odeur des livres et respirer la culture. Je crois que c'est le cas depuis toujours. Je me souviens très nettement de cette sortie en MS, lorsque nous sommes allés visiter l'institut culturel Cabañas -à Guadalajara- pour admirer les fresques de José Clemente Orozco. Ils m'ont fait une telle impression que moi aussi, j'ai voulus peindre -d'ailleurs, j'ai toujours envie de m'essayer aux fresques, peut être un jour-, plus comme juste un reflet de ce que je voyais mais désormais avec une intention éstétique et consciente de que j'étais capable de créer et, quelque part chez mes parents, se trouve encore cette première peinture que, avec les doigts et un peu de gouache, j'ai fait en rentrant à l'école: ma toute première oeuvre artistique.

Así que sí, decididamente creo que llevar a los niños al museo no es una mala idea, aunque la mayoría no comprenda, aunque no les parezca tan interesante o incluso se aburran y tal vez intenten hacer alguna travesura, yo estoy convencida que alguna huella les queda y el arte los toca, sobre todo a los más sensibles, que a pesar de su corta edad, son perfectamente capaces de apreciar. Yo lo viví y ese día también lo ví en esos dibujos de quienes observaban curiosos aquellas esculturas y cuadros abstractos y que, aún sin entender gran cosa de los conceptos técnicos, volvieron a casa con un cuadernillo de bocetos y una semilla de arte en el alma...

Alors, oui, décidément je crois qu'amener les enfants au musée n'est point une mauvaise idée, même si la plupart ne comprendra rien, même s'ils ne le trouvent pas si intéressant que ça ou qu'ils s’ennuient, voir qu'ils tentent de faire des bêtises, je reste convaincue qu'ils garderont quelque trace et que l'art les touche, surtout ceux plus sensibles qui, malgré leur jeune âge, sont parfaitement capables d'apprécier. Je l'ai vécu moi même et ce jour là, j'ai pu le voir aussi dans les dessins de ceux qui regardaient avec curiosité ces drôles de sculptures et tableaux abstracts et qui, bien qu'ils n'aient pas compris grand chose sur les concept techniques, ils sont quand même rentré chez eux avec un petit carnet de dessins et une graine d'art dans l'âme...   


lundi 13 avril 2015

Plâtre-ro y yo: Arraigo domiciliario / Plâtre-ro et moi: Détention à domicile

Si bien ningún artefacto eléctronico adornaba mi tobillo, el yeso que me cubría hasta debajo de la rodilla cumplía bien su función al hacerme imposible aventurarme más allá de mi puerta... y así sería durante toda mi condena.

Bien que je n'en avais pas aucune sorte d'engin électronique attaché à ma cheville, le plâtre qui couvrait ma jambe jusqu'au dessous du genou accomplissait fort bien sa fonction en me rendant impossible de m'aventurer au delà de la porte d'entrée... et il serait ainsi pendant toute le durée de ma condamnation. 


Mi primer día como madre discapacitada de tiempo completo comenzó con la visita de la enfermera que, religiosamente, vendría todos los días a sacarme de la cama para inyectarme, si bien entendí, un tipo de anticoagulante y evitar las maravillosas complicaciones ligadas a una inmobilización como la mía, inyección que podía ser bastante dolorosa -y que luego descubriría que existe en versión pastillas para tomar- y la buena noticia -porque había una!- era que podía optar entre convertir mis muslos en coladeras o dejarme alfiletear el vientre... En general, por más Drama Queen que me declare, en el fondo tiendo a buscar el lado positivo de las cosas y ver el vaso medio lleno pero a los tres días de vivir con un yeso, ya comenzaba a sospechar que el asunto iba a  ser mucho peor de lo que había pensado.

Mon premier jour en tant que mère à plein temps handicapée commença avec la visite  de l'infirmière qui, religieusement, viendrait tous les jours m'arracher du lit pour m'injecter, si je bien compris, une sorte d'anticoagulant pour éviter ces merveilleuses complications liées à une immobilisation telle que la mienne, produit qui pouvait faire un mal de chien, cela va de soi -et que plus tard j'allais découvrir qu'il existait en version comprimés à avaler-  et la bonne nouvelle -parce qu'il y en avait une!- c'était que je pouvais choisir entre transformer mes cuisses en véritables passoires ou me laisser picoter le ventre... En général aussi Drama Queen que je puisse l'être, au fond de moi je tends à chercher le côté positif des choses et voir le verre à moitié plein mais après trois jours de vivre avec un plâtre, je commençais sérieusement à me douter que l'affaire allait être bien pire que je n'y en avais pensé.

Con toda la buena voluntad del mundo y dado que estaba sola -M'sieur D. tenía que seguir yendo a la "mina"-,  me propuse afrontar la titanesca tarea de seguir con mi rutina a pesar del yeso y mis muletas lo mejor que pudiera. Lo cierto es que luego de que al mediodía me dejaran a Petit Monstre después de la escuela sin que nadie se preguntara cómo haría para preparar la comida, cambiar pañales y atender las solicitudes omnipresentes de mis hijos - simplemente, ser mama de dos niños pequeños sin poder usar libremente mis manos y mis pies, vaya-, tuve que aceptar que me era imposible. Fue así que por la segunda vez en mi vida y en los ocho años que llevo en Francia, me sentí completa y absolutamente sola. No, peor: completa y absolutamente sola con dos menores en los brazos al más puro estilo dramático de Remi.


Avec toute la bonne volonté du monde et vu que j'étais seule -M'sieur D. devant continuer d'aller à la "mine"-, je m'ai disposé à affronter de mon mieux la titanesque tâche de poursuivre ma routine malgré le plâtre et mes béquilles. La vérité c'est que, après qu'on me dépose Petit Monstre à midi après l'école sans que personne ne se demande comment j'allais faire pour préparer à manger,  changer des couches et répondre aux sollicitudes omniprésentes  de mes enfants -tout simplement, être la mère de deux jeunes enfants sans avoir liberté de mouvements de bras et jambes, pardi!- j'ai eu à accepter qu'il m'était impossible. C'est ainsi que pour la deuxième fois de ma vie et dans les huit années passées en France, je me suis senti complète et absolument seule. non, pire: complète et absolument seule avec deux mineurs dans les bras au plus pur style dramatique de Remi sans famille.

Finalmente -y por el bien de todos- hubo que organizarse de otra manera, así que me vi obligada a separarme de Miss Candy durante el resto de la semana. Hay que decir que Petit Monstre me fue de gran ayuda en este trago amargo y es increíble lo que un niño de casi cuatro años puede entender y asumir y si algo positivo ha salido de ésta fabulosa experiencia, es la soprendente capacidad de adaptación del que quizas debería empezar a llamar, mi Principito. 

Finalement -et pour le bien de tout le monde- il a fallu s'organiser différemment, ainsi j'ai fus obligée d'être séparé de Miss Candy pour le reste de la semaine. Il faut dire que Petit Monstre m'a été de grand secours dans cette mauvaise passe et c'est incroyable ce qu'un enfant âgé de presque quatre ans peut comprendre et assumer et s'il y en ressort quelque chose de positif de cette fabuleuse expérience, c'est l'étonnante capacité d'adaptation de celui que je devrais peut être commencer à appeler, mon Petit Prince.


Sí, los días - y sobre todo las noches- eran largos, penosos y hasta dolorosos y no tanto por mi fractura en sí misma, sino por los piquetes diarios que tenían mis piernas y brazos llenos de moretes -sin olvidar mi problemita de hemofobia. Ignoro si en México son tan meticulosos con estas cosas ni si el IMSS se contenta sólo de enviarte a tu casa con tu maravilloso yeso -espero que no- y como afortunadamente jamás me rompí nada estando allá, no puedo comparar.  Pero lo cierto es que la vaga e increíblemente ingenua esperanza de que me cambiaran el yeso a los quince días, cuando checaran la evolución de mi pobre pie, me daba fuerzas para continuar. Más cuando empezaron los dolorosos problemas circulatorios que no conseguían aliviar ni los fuertes antálgicos con derivados del opio que me recetaron - y que invariablemente me hacían pensar en Baudelaire. Si hubiera sabido lo que me esperaba... Ah, bendita ignoracia!


continuará...

Oui, les jours -et surtout les nuits- étaient longs, pénibles et même douloureux et pas tant dû à la fracture elle même, mais à cause des piqûres quotidiennes qui maintenaient mes bras et jambes couverts de bleus -sans oublier mon petit problème d'hémophobie. J'ignore si au Mexique il sont aussi méticuleux avec ces choses là ni si la sécurité sociale se contente de renvoyer les gens chez eux avec un merveilleux plâtre -j'espère que ce n'est pas du tout comme ça- et comme bien heureusement, je ne me suis jamais cassé rien d'autre étant là bas, je ne peux pas faire des comparaisons. Mais la vérité c'est que le vague et incroyablement ingénu espoir qu'on me change au bout de quinze jours le plâtre pour un plus léger, au moment d'évaluer la guérison de mon pauvre pied, me donnait la force de continuer. D'autant plus lorsque les douloureux problèmes de circulation que même les forts antalgiques  aux dérivés de l'opium qu'on m'avait prescrit n'arrivaient pas à soulager -et qu'invariablement me faisaient penser à Baudelaire. Si j'avais su ce qui m'attendait... Ah, bénie soit l'ignorance!


à suivre...

jeudi 18 décembre 2014

Lasmaravillas del kinder y otros bichos / Les merveilles de l'école maternelle et autres bestioles

Jueves por la mañana, con la voz de ultratumba -y seguramente una cara lista para hacer un casting para la serie "The walking dead"-, y todo el dolor de mi corazón, garganta y en sí, de cada centímetro de mi pobre cuerpo, me dispongo a arrancarme de la cama para preparar a Petit Monstre y todos sus microbios para que vaya al kinder a encontrar... otros microbios.

Jeudi matin, avec une voix d’outre-tombe -et certainement une tête prête à faire un casting pour la série "The walking dead" - la mort dans l'âme, toute la douleur de ma gorge, voir, de chaque centimètre de mon pauvre corps, je me dispose à m'arracher du lit pour préparer Petit Monstre et tous ses microbes pour l'amener à l'école maternelle rencontrer... d'autres microbes.

Nunca pensé que un día desearía con tantas ansias que llegaran las vacaciones escolares -y que dicho sea de paso, abundan en Francia- como hoy y es que la expectativa de tener a Petit Monstre y Miss Candy de tiempo completo y, horror de horrores, JUNTOS!!! no es algo que me haga soñar ni por accidente. Pero cuando desde hace meses, cada mañana que entro al cuarto de Petit Monstre preguntandome no sin cierta angustia: "Y ahora qué diantres le va a dar?" y que viene a ser lo mismo que "qué le irá a pasar a Miss Candy?" y, por supuesto, probablemente también a mí aunque en una versión deliciosamente reforzada, la idea de poder ganar cinco minutos bajo las cobijas y no tener que salir para nada en esas mañanas grises y frías típicas del invierno francés, sobre todo estando terriblemente engripada, no parece tan descabellada.

Jamais je n'aurais cru qu'un jour j'allais désirer autant que les vacances scolaires arrivent -et dit en passant, il y en a vraiment beaucoup en France- comme aujourd'hui bien que l'expectative d'avoir Petit Monstre et Miss Candy à plein temps et, le comble de l'horreur, ENSEMBLE!!! ne me fait rêver guère. Mais après des mois, chaque matin lorsque je rentre dans la chambre de Petit Monstre je me demande avec une pointe d'angoisse :"qu'est qu'il va encore choper?" et qui revient au même de "qu'est-ce que Dana va a choper?" et, bien entendu, la même chose que j'irai attraper moi aussi mais dans une version délicieusement renforcée, l'idée de gagner cinq petites minutes sous les draps et ne pas avoir à mettre les pieds dehors pour rien au monde dans ces matins froids et gris typiques de l'hiver français, d'autant plus si l'on est terriblement enrhumée, ne me semble pas si farfelue. 

Naríz que escurre, tos seca, tos con flemas, gastro, fiebre y hasta un maravilloso tipo de herpes infantil que cubre de granos, manos, boca y pies me han llevado a confirmar lo que la directora del kinder nos había casi sentenciado el verano pasado: "El primer año del kinder los niños suelen enfermarse con cierta frecuencia y faltarán a muchas clases...". La madre orgullosa de un monstruo con salud desbordante que jamás se enfermaba -pobre ingenua!- tomó la advertencia un poco -mucho- a la ligera, hasta que llegó septiembre y con él, el principio de una serie de plagas que a unos días de Navidad, no ha dejado de azotarnos.

Nez qui coule, toux sèche, toux grasse, gastro, fièvre et même une sorte de merveilleux herpes enfantin bien nommé "pieds mains, bouche" qui fait pousser tout plein de petits boutons aux endroit cités m'ont amené à constater ce que madame la directrice nous avait dit presque à mode se sentence l'été dernier: "Les enfants on tendance à tomber malades assez souvent pendant la première année de maternelle et rateront des nombreux cours..." La fière mère d'un monstre à la santé en fer qui ne tombait jamais malade -pauvre ingénue!- prit l'advertance un peu - trop- à la légère, jusqu'à ce que septembre arrive et avec, le début d'une série de plaies qu'à quelques jours de Noël, n'a toujours pas fini de nous frapper.

En ésta lotería de bacterias y microbios en la que TODOS "ganan", nos ha tocado de todo por turnos y para mi desgracia, en un par de ocasiones, también todos enfermos al mismo tiempo. Dante habría podido incluir un décimo círculo del infierno para las madres en donde encima de tener hijos y marido enfermos, ellas mismas fueran víctimas de alguna enfermedad gastro/respiratoria, sobreviviendo y operacionales casi como por milagro.


Dans ce loto de microbes et bactéries où TOUT LE MONDE "gagne", on a  eu droit à un peu de tout chacun à son tour et, à mon grand dam, parfois tous malades en même temps. Dante aurait pu inclure un dixième cercle de l'enfer pour les mères où, en plus d'avoir mari et enfants malades, elles mêmes seraient victimes de n'importe quelle maladie gastro-respiratoire, survivant et opérationnelles presque par pur miracle. 

Pero mañana es el útimo día de clases, 2014 llega a su fin y quiero creer que con él se acabará también éste ciclo viral que ha convertido la escuela en un verdadero caldo de cultivo...

Mais demain c'est le dernier jour d'école, 2014 arrive à sa fin et je veux croire qu'avec, finira aussi ce cercle viral qui a transformé la maternelle en un véritable bouillon de culture...


vendredi 4 juillet 2014

Quiero a mi mamá! / Je veux ma maman!

De la serie : "Las pequeñas (y grandes) tribulaciones de una buena madre mexicana" 

De la série :« Les petits (et gros) tracas d’une bonne mère mexicaine»

Un tambor retumbando en la cabeza, la nariz escurriendo cual grifo mal cerrado y el cuerpo temblando entre sudores frios terminan por confirmar mis sospechas de que ese cosquilleo en la garganta era el aleteo de una mariposa que desencadenaría el caos en mi ya de por sí complicada vida como madre de tiempo completo -y casi completamente sola, dicho sea de paso.

Un tambour résonnant fort dans la tête, le nez qui coule tel un robinet mal fermé et le corps tremblotant entre sueurs froides confirment mes soupçons comme quoi, que ce chatouillement dans la gorge c'était le battement d'ailes d'un papillon qui déclencherait le chaos dans ma déjà bien compliquée vie de maman à plein temps - et presque complètement seule, d'ailleurs.


Entre un mar de trampas mortales -entiéndase cochecitos, peluches y Legos-, un cerro de ropa por lavar/doblar y un fregadero en que los trastes casi empiezan a andar solos -ah, si tan solo fuera para auto lavarse y guardase en su lugar!-, Petit Mostre viene a limpiarse amorosamente la nariz en mi blusa mientras que Miss Candy en plena crisis dental, se las ha ingeniado para empezar a mordisquear una revista que no entiendo de dónde o cuándo sacó. Definitivamente, además de brillantes, mis hijos son muy rápidos!

Dans une mare de pièges  mortelles - comprenez, petites voitures, peluches et Legos-, un gros tas de linge à laver/plier et un évier où la vaisselle pourrait commencer à bouger toute seule -ah, si seulement c'était pour se laver et puis se ranger elle même dans le placard!-, Petit Monstre vient s'essuyer amoureusement le nez dans mon T-shirt tandis que Miss Candy en pleine crise dentale, s'est arrangé pour commencer à mâchouiller un magazine qu'elle a trouvé je ne sais pas quand et je ne sais pas où. Décidément, en plus d'être de petits génies, mes enfants sont vraiment rapides!

Así como en los cliches de toda pelicula/telenovela dramática que se respete, me encontré de rodillas en medio de mi sala con escenario postapocalíptico casi gritando -con la respiracion entrecortada y una voz de ultratumba, por supuesto- con los ojos mirando al cielo: "NOOOOOOOO! Pero por qué ahora?! Acaso esto no podía esperar dos semanas a que M'sieur D. ya estuviera de vacaciones?" Por supuesto que no. 

Ainsi que dans les clichés de tout film/feuilleton dramatique qui se respecte, je me suis retrouvée à genoux au beau milieu de mon salon aux airs de scénario post-apocalyptique presque en train de crier -avec le souffle entrecoupé et une voix d’outre-tombe, bien entendu- le visage tourné au ciel: "NOOOOOOOO! Mais pourquoi maintenant?! Est-ce que ça ne pouvait pas attendre deux semaines à que M'sieur D. prenne enfin ses vacances?". Bien sûr que non.

Pero como un mal nunca llega solo era casi un hecho de que si Miss Candy se muere por enseñarme su primer diente -y usarlo en mi carne- al mismo tiempo que sonoramente me demuestra hasta qué punto mi ausencia momentanea le provoca un sentimiento equivalente al de si se le arracara un brazo y que Petit Monstre -paciente "0" de la epidemia que en mí, alcanzaría un grado excepcional-, luego de hacerme pasar tres días infernales con verdaderas crisis mundiales cada vez que le escurría la nariz, ha redescubierto el placer de dispersar su Lego -...o más bien todo lo que se encuentre- y aleluya! también el del arte de hablar sin parar durante horas, entonces el que yo me enfermara justo ahora no era más que la consecuencia lógica.

Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, c'était presque sûr que si Miss Candy meurt d'envie de me montrer sa première dent -et s'en servir sur ma chair- en même temps qu'elle me manifeste sonorement ô à quel point mon absence momentanée provoque chez elle un sentiment semblable à celui de si on lui arrachait un bras et que Petit Monstre -patient "0" de l’épidémie qui prendrait sur moi un degré exceptionnel-, après m'avoir fait passer trois jours en enfer avec des véritables crises mondiales à chaque fois que lui coulait le nez, vient de redécouvrir le plaisir d'éparpiller son Lego -... ou plutôt tout ce qu'il trouve- et alléluia! aussi celui de parler sans arrêt pendant des heures, alors, que je tombe malade juste maintenant, ce n'était que la conséquence logique. 

Ah, si estuviera en México y pudiera confiarle mis monstrilios a mi familia! O que mi madre alguien  viniera a echarme una mano y me librara de pensar que rayos voy a preparar para la cena...

Ah, si j'étais au Mexique et je pouvais confier mes critters à ma famille! Ou alors que ma mère quelqu'un vienne me donner un coup de main et me délivre de penser que diable je vais bien pouvoir préparer pour le dîner...

Y así, con mi tinte verdoso perlado de sudores fríos y la cabeza en un concierto de taladros y martillos eléctricos, mientras voy penosamente empujando la carriola -sacando energía de no sé dónde para no caer cual res a media avenida-, empiezo a pensar que al igual que el descanso también enfermarse es algo prohibido -aún más siendo una madre expatriada perdida en algún lugar del vasto mundo- y entonces ya no sé si son más fuertes mis ganas de quedarme en la cama que las de simplemente detenerme y lanzar un grito de auxilio, como cuando era niña y alguien o algo me molestaba, sacar desde lo más profundo del alma un muy sentido: "Quiero a mi mamá!!!!"...con su té de abango con miel y limón y su tarrito verde del apapacho que alivia, por favor.

Et alors, avec mon teint verdâtre perlé de sueurs froides et la tête dans un concert de perceuses et marteau-piqueurs, pendant que j'avance péniblement avec ma poussette -en trouvant de l'énergie je ne sais pas où pour ne par chuter telle une vache en pleine avenue-, je commence à me dire que de même que le repos, tomber malade est quelque chose d'interdit -d'autant plus si l'on est une mère expatriée perdue quelque part dans le vaste monde- et alors je ne sais plus si j'ai plus envie de rester au fond de mon lit que celles de m'arrêter et pousser un cri d'appel au secours, comme quand j'étais une petite fille et quelqu'un ou quelque chose m'embêtait, laisser sortir du plus profond de mon âme un: "Je veux ma maman!!!"  ...avec son thé pour le rhume avec du miel et du citron et son petit pot vert de câlin qui soulage, s'il vous plaît.


Pero como no es una opción, sólo puedo contar con que las defensas de mi cuerpo sean más efectivas que las de la selección mexicana al final de su último y robado partido y me ayuden a mantenerme operacional aunque sea hasta que caiga la noche.  

Mais puisque ce n'est pas une option, je ne peux qu’espérer que les défenses de mon corps aient plus de succès que celles de l'équipe mexicaine lors de la fin de son dernier match catastrophique et volé  et m'aident à rester opérationnelle du moins  jusqu'à soir.

mercredi 28 mai 2014

Una boda a la francesa (quinta parte) / Un mariage à la française (cinquième partie)

La recepción


La espera se me ha hecho una eternidad pero al fin estamos autorizados a entrar al gran salón decorado de rosa y blanco, con perlas y mariposas por todos lados. En la entrada hay una mesa de dulces y justo al lado el primer photobooth que encuentro en mi vida pero nos concentramos en el plan de mesa en forma de cortina de mariposas para ver en cúal estaremos sentados.  

La réception


L'attente m'a semblé durer une éternité mais nous avons enfin la permission d'entrer dans la grande salle toute décorée en blanc et rose avec des perles et papillons un peu partout. Juste à l'entrée il y a un bar à bonbons et au fond le tout premier photobooth que je vois en vrai de ma vie mais nous nous concentrons plutôt dans le rideau de papillons qui fait office de plan de table  pour savoir où nous trouverons notre place.


Luego de ver las mariposas con nuestros nombres nos vamos a buscar nuestra mesa que temo se encuentre -como casi siempre- hasta el fondo y de preferencia, junto a la de los niños o el baño -puede que los dos-, pero depués de haber recorrido practicamente todas, caemos en la cuenta de que, a nuestra gran sorpresa, estaremos sentados en la unica que no habíamos revisado: la de los novios, la mismísima mesa de honor.

Après avoir repéré les papillons qui affichent nos prénoms, nous allons chercher notre table que je crains se trouve -comme presque toujours- tout au fond de la salle et préférablement, à côté de celle des enfants ou les toilettes -voir les deux-, mais ayant parcouru pratiquement toutes, nous réalisons que, à notre grande surprise, nous serons assis dans la seule que nous n'avions pas envisagé: celle des mariés, LA table d'honneur.   

Por suerte, en esa mesa también se encuentran M. C., el único invitado que conozco -fuera de mi marido y el propio novio, claro- y su esposa, con quién dada la disposición de los lugares asignados finalmente me impedirá cruzar palabra mientras comemos aunque siendo sinceros, no es algo tan malo pues -al menos en teoría y si el menu incluye otra cosa que platos fríos y foie gras-  estaré bastante ocupada comiendo y yo cuando como, no conozco*.

Par chance, dans cette table il y aura aussi M.C., le seul invité que je connais -hormis mon mari et le jeune marié lui même, bien entendu- et sa femme, avec qui, vu la disposition des places désignées il me sera impossible de discuter avec elle pendant le repas mais, pour être honnête ce n'est pas plus mal car -du moins en théorie et si le menu contient autre chose que des plats froids et du foie gras- je serai déjà très occupée à manger et moi, quand je mange, je ne connais plus personne*. 


Pero los novios llegan y empieza la animación, es hora del flashmoov que tanto temía y que sigo sin entender a quién se le ocurrió escoger la canción Waka Waka de Shakira que invariablemente me recuerda el mundial de futbol. Por consideración a los demás y a mí misma, me quedo tranquilamente en mi lugar ya que, si bien me encanta bailar yo DETESTO seguir las coreografías y encima soy pésima cuando se trata de contar los pasos**.

Mais les jeunes mariés arrivent et l'animation peut commencer, c'est l'heure du flashmoov que je tant redoutais et je me demande toujours qui a pu avoir l'idée de choisir la chanson Waka Waka de Shakira qui me fait penser, invariablement, au mondial de foot. Par considération aux autres et à moi même, je reste à ma place car, bien que j'adore danser je DÉTESTE suivre les chorégraphies et je suis archi-nulle dès qu'il s'agit de compter le pas, en plus**.

La primera sesión de tortura terminada y luego de que el mesero comenzara a servir la entrada, empiezo a prepararme psicológicamente para las que luego vendrán sin llegar a decidirme si me parece menos peor el diaporama o esos juegos algo tontos que me recuerdan la primaria... Pero de momento lo que más me preocupa es la cantidad de cubiertos y ese servicio a la francesa que exige un especial para cada cosa, yo, que vengo del país del taco, por dónde he empezar?!

La première séance de torture finie et suite à l'arrivé des entrées apportées pas le serveur, je commence à me préparer psychologiquement à celles qui viendront après sans arriver à décider si je trouve moins nul le diaporama ou ces jeux un peu idiots qui me rappellent l'école primaire... Mais ce qui me préoccupe le plus c'est la quantité de couverts et ce service à la française exigeant un spécial pour chaque chose, moi, qui vient du pays des tacos, par où je vais commencer?!  


Silencio incómodo entre los comensales que con perfiles tan distintos no podría ser más heterogéneo: los recién casados; una pareja treintañera con dos hijos que acabados de llegar del sur -la mujer con aires de snob-; una de cuarenta y tantos; unos padres primerizos cuyas aprehensiones me enternecen y su querubín rubio me recuerda los gestos de Miss Candy -que en esos seguro ha de estar destrozando los oídos de mamie y compañía-; M. C., su esposa y M'sieur D. como representantes del continente asíatico y yo, probablemente la única "árabe" desvergozada -con vestido corto y maquillage recargado- por esos lares.

Un silence gênant règne sur la table, les commensales qu'avec des profils si distincts ne pourraient former un groupe plus hétérogène: les jeunes mariés; un couple trentenaire avec deux enfants fraîchement débarqués du sud -la femme à l'air un peu snob-; un autre dans la quarantaine; des jeunes parents dont leurs appréhensions m'attendrissent et les gestes de leur chérubin blond  me font penser à Miss Candy -qui doit très certainement être en train de casser les oreilles de mamie et compagnie-; M.C., sa femme et M'sieur D. représentant le continent asiatique et moi, peut être la seule "arabe" dévergondée -en robe courte et maquillage trop chargé- dans ces contrées. 

Sin gran sorpresa encuentro en mi plato algunas noix de Saint Jacques*** que cedo gustosa a M'sieur D.  luego de fotografiarlo -"es para su blog", s'excusa M'sieur D. despertando el interés de la rubia que aprovecha para hacerme un par de preguntas acerca de lo que escribo- contentandome del resto, aunque a parte de los camarones y las Saint Jacques no tengo idea de qué era, he de decir que estaba bastante bueno. Como la lactancia y yo tenemos una tregua por lo que dure la noche -y una buena parte de la mañana- a lo largo de la fiesta me autorizo sucesivamente una copa de vino blanco, otra de rosado, un poco de tinto y un par de sorbos de champán con lo que mi consumo de alcohol habrá superado el total de hace  dos años  y quizas también por lo que queda del presente.


Sans grande surprise je trouve dans mon assiette quelques noix de Saint Jacques que je cède avec joie à M'sieur D.  après l'avoir photographié -"c'est pour son blog", s'aprête à dire ce dernier à mode d'excuse réveillant ainsi l’intérêt de la blonde qui profite pour me poser quelques questions à propos de ce que j'y écris- me contentant du reste, même si, mise à part les crevettes et les Saint Jaques je n'ai pas la moindre idée de ce que pouvait bien être mais dans tous le cas c'était vraiment très bon. Comme l'allaitement et moi avons fait une trêve pour la nuit -et d'une bonne partie du matin le lendemain- je m'autorise successivement un verre de vin blanc, un autre de rosé, un peu de rouge et quelques gorgées de champagne avec quoi j'aurai dépassé le total de ma consommation d'alcool  des deux dernières années et peut être aussi pour ce qui reste de la présente.  

Como la duda me carcome, le pido a M'sieur D. que le pregunte a su amigo de infancia si hay un dress code a lo que el susodicho responde alegremente que sí. "Pero no está marcado en la invitación!" "Bah, sí, había que tomar en cuenta los colores de la invitación..." La rubia snob que tampoco había captado el mensaje, levanta una ceja y lo mira con cierta incredulidad -porque como la mayoría de los mortales y a menos de ser telépata o alguien realmente cercano para ser cómplice de ello, ella también sabe que un dress code siempre se pone por escrito -o acaso han cambiado la regla y apenas me voy enterando?!

Comme la question me brûle, je demande à M'sieur D. de s’enquérir auprès son ami d'enfance pour savoir s'il y avait un dress code, le prénommé répond affirmativement avec un grand sourire aux lèvres. "Mais ce n'était pas précisé sur l'invitation!" "Bah, si, il fallait juste regarder les couleurs de celle-ci...". La blonde snob  qui n'avait pas non plus compris le message, lève un sourcil en le regardant avec incrédulité, parce que, de même que la plupart des mortels sur terre et à moins d'être télépathe ou quelqu'un de vraiment proche pour être dans la confidence, elle aussi sait qu'il faut toujours mettre par écrit s'il y aura un dress code exigé -ou alors les règles ont changé et je viens de l'apprendre?!  


El juego de los doce meses


Como sea, para matar el tiempo en lo que todos terminan entrada y/o beben un poco de vino, empezamos con el tan popular "juego de las sillas". Trece invitados son llamados a la pista con todo y asiento para empezar la "caza del tesoro", entiéndase que han de correr a buscar un objeto determinado y a cada vuelta uno se queda sin lugar. Al perdedor en turno se le asigna una tarea que ha de hacer por los recién casados en un mes determinado, como invitarlos a su casa a cenar en marzo o hacerles la decoración del árbol de navidad en diciembre; el ganador, por el contrario, se verá ofrecer algo por los novios. He de decir que aún me sorprende la agilidad con la que una chica embarazada y ostentando un vientre prominente puede correr y atrapar cosas al vuelo, si hubiera tenido la mitad de su energía mientras esperaba a Miss Candy, otro gallo me hubiera cantado! 


Le jeu des douze mois


Quoi qu'il en soit, pour s'occuper pendant que tout le monde fini l'entrée et/ou boit un peu de vin, nous commençons le si prisé "jeu des chaises". Treize invités son priés d'aller sur la piste, leur chaise y comprise pour démarrer la "chasse au trésor", à savoir qu'il faudra qu'ils aillent chercher au plus vite un certain objet pour le ramener, à chaque tour il y aura une chaise en moins et quelqu'un perdra sa place. Le perdant en tour se verra assigner une tâche à accomplir pour les mariés dans un mois déterminé, comme les inviter dîner chez lui en mars ou alors en décembre faire la décoration de leur sapin de noël; par contre, le gagnant aura droit à se faire gâter par les mariés. Il faut dire que je suis toujours épatée par l’agilité avec la quelle une jeune femme enceinte et affichant un énorme ventre peut être capable de courir et d'attraper les choses au vol, si j'avais eu ne serait-ce que la moitié de sa pêche pendant ma grossesse de Miss Candy, mon Dieu, ça se serait passé tout autrement! 


De nuevo suena el Waka Waka que todos, se supone, debemos bailar y y un poco después empiezan a servir el plato principal: un enorme pedazo de carne de res sangrante y cocida a tal vez a un 10% con una salsa de champiñones acompañada de una ratatouille y un gratin dauphinois, ambos deliciosos aunque minimalistas. Y la carne... bien, es una de las cosas a las que nunca me acostumbraré en Francia, ya lo he intentado pero me es simplemente imposible comer la carne cruda. 

On entend à nouveau le Waka Waka avec le quel  tous sommes censés de danser et un peu plus tard les serveurs commencent a apporter le plat principal: un énorme rumsteck bien saignant et cuit peut être à un 10% baingé d'un sauce aux champignons, accompagné d'une ratatouille et un gratin dauphinois, tous les deux super bons mais néanmoins minimalistes. Et la viande... et bien, c'est une des choses auxquelles je ne m'y ferai jamais en France, j'ai eu beau essayer mais il m'est tout simplement impossible de manger la viande pas cuite.

Bebo un poco de rosado pensando en lo diferente que puede ser una boda en México porque a estas alturas, ya habría bailado un buen... Pero aunque he de reconocer me he divertido hasta entonces, temo que lo "mejor" está por venir.



Je bois un peu de rosé en songeant à combien peut être différent un mariage au Mexique car là, on aura déjà pas mal dansé... Mais bien que je me suis quand même bien amusé jusque là, je crains que le "meilleur" est à venir.


*Expresión algo común en México para decir en broma que si se trata algo rico para comer, no estamos dispuestos a compartir, ni siquiera con las personas que queremos ;) 

* Expression courante au Mexique pour dire en rigolant que quand l'on mange quelque chose de bon, nous ne sommes pas prêts de la partager, même avec aux gens qu'on aime ;)

** En Francia se acostumbra que los amigos de la pareja organicen alguna presentación, como un baile ou un sketch durante la fiesta. Aquí se invitaba a todos a un flashmoov.

** En France il arrive souvent que les amis du couple organisent une présentation comme une danse chorégraphique ou sketch pendant la fête. Ici nous étions invités a faire un flashmoov.

*** Un tipo de ostras grandes en forma de abanico.

vendredi 23 mai 2014

Una boda a la francesa (cuarta parte) / Un mariage à la française (quatrième partie)

Las fotos et el "vin d'honneur"*



Por fin ha dejado de llover -aleluya!-, M'sieur D. y yo nos vamos a explorar la granja junto con el único invitado que medio conozco y su esposa. Finalmente tendré alguien con quién hablar de banalidades femeninas, empezando por el vestido de la novia y contrario a lo que pudieran pensar, no era para criticar, lo juro! 


Les photos et le vin d'honneur


La pluie s'est enfin arrêtée -alléluia!-, M'sieur D. et moi partons explorer la grange en compagnie du seul invité que je connaisse ne serait-ce qu'un peu et de sa femme. Finalement j'aurais quelqu'un avec qui bavarder à propos des  banalités féminines, en commençant par la robe de la mariée et, contrairement à ce que vous puissiez penser, ce n'était pas du tout pour la critique, promis juré! 


Como buenos citadinos ignorantes de las labores del campo pasadas o presentes -y probablemente también futuras-, no podemos evitar interrogarnos delante de ciertos objetos propios de la granja en otros tiempos, completamente incapaces de ponernos de acuerdo sobre si esa curiosa jardinera en zinc originalmente era una bañera antigua o un bebedero. Sobra decir que nunca encontramos la respuesta aunque yo siga convencida que por el tamaño del controvertido objeto y a menos de ser contorsionista era simplemente imposible que alguien pudiera bañarse dentro. 

En bons citadins ignorants des labeurs fermières présentes ou passées -et fort probablement aussi celles à venir-, nous ne pouvons pas nous empêcher de contempler d'un air dubitatif certains objets propres de la ferme d'un autre temps, totalement incapables de nous mettre d'accord à propos de si à l'origine cette drôle de jardinière en zinc était un baignoire ou plutôt un abreuvoir. On n'a jamais trouvé la réponse, cela va de soi, mais je reste convaincue que rien qu'à la taille de l'objet controversé et à moins d'être un contorsionniste, il était tout bonnement impossible d'y prendre un bain. 

Aprovechando que el clima nos ha dado una tregua, las fotos de los novios e invitados se han de hacer ahora o nunca por lo que todos nos reagrupamos en la pequeña explanada frente a la estructura principal para apreciar el paisaje  -y las corrientes de aire- teniendo así un mejor fondo aunque todavía algo gris. 

Puisque le temps nous offre une trêve, les photos des jeunes mariés et les invités devront se faire maintenant ou alors jamais et nous nous regroupons donc dans las petite esplanade devant la bâtisse principale pour mieux apprécier le paysage -et les courant d'air- en ayant ainsi un meilleur fond bien qu'encore un peu gris.


Aún congelandome y sin gran entusiasmo, veo como la familia y los amigos mas importantes van a posar junto a los novios con ese bello paisaje campestre de fondo y entre tanto, al observar los vestidos de algunas invitadas, me pregunto si realmente vale la pena de atrapar una pulmonía con tal de lucir las piernas, el escote o ambos, sobre todo porque el viento glacial no ha dejado de soplar. 

Toujours en train de me geler sur place et sans grand enthousiasme, je vois comment la famille et les amis les plus importants vont prendre la pose aux côtés des jeunes mariés avec ce si beau paysage champêtre au fond et, entre temps, tout en observant la tenue de quelques invitées, je me demande si ça vaut le coup d’attraper une pneumonie juste pour mettre en avantage les jambes, le décolleté, voir les deux, d'autant plus que le vent glacial souffle encore et encore.

Casi al llegar nuestro turno al final de la lista de personas no prioritarias y dado que la novia está al borde de la hipotermia en su lujoso vestido primaveral, somos invitados a entrar de nuevo a la sala para el cocktel llamado "vin d'honeur"y la foto del recuerdo tendrá que esperar. Y al entrar no puedo evitar preguntarme qué nos reserva el menú poque ya estoy más que harta del buffet froid y su charcutería, carpaccio, ostras y camarones helados con los que me he topado practicamente en toda boda precedente y que me hacían envidiar la mesa de los niños y sus felices padres que terminaban los platos, como aquella en que tuvieron derecho a una buena hamburguesa con papas a la francesa...

Notre tour au final de la liste des gens pas si importants sur le point d'arriver et vu que la mariée est au bord de l’hypothermie dans sa luxueuse robe printanière, nous sommes alors invités à rentrer dans la salle pour le vin d'honneur et tant pis pour la photo souvenir, on la fera plus tard. Et au moment de rentrer je ne peux pas m'empêcher de me demander qu'est-ce que peut bien nous réserver le menu car j'en ai marre du buffet froid et sa charcuterie, carpaccio, huîtres et crevettes glacées auquel j'ai eu droit dans tous les mariages précédents ou presque et qui m'avaient faire si souvent envier la table des enfants et leurs heureux parents qui finissaient les assiettes, comme celle où ils avaient eu droit à des bons hamburgers et des frittes...

M'sieur D. Y yo nos quedamos como moscas pegadas a la pared y justo al lado de la mesa con una placa de cocción, un par de tarritos de mermelada y rebanadas de varios tipos de pan. M'sieur D. me hace notar que no hay mejor lugar para calentarse que ese mientras que mi lombríz se imagina unas buenas crepas y algo de pain perdu... hasta que caigo en la cuenta de que todo aquello es para calentar el famoso foie gras que todo francés que se respete adora y cuya sola evocación -sacrilegio!-me da la nausea. Sólo yo podía concebir semejante absurdidad para el vin d'honneur! 


M'sieur D. et moi restons tels des mouches collées aux murs et juste à côté de la petite table où trônent une petite plaque de cuisson ainsi que des petits pots de confiture et tranches de divers types de pain. M'sieur D. me fait remarquer qu'il n'y aura pas meilleur place pour se réchauffer que celui-là tandis que mon vers solitaire imagine des succulentes crêpes et peut être même du pain perdu... jusqu'à que je réalise que tout cela ne servira qu'à poêler ce fameux foie gras que tout français qui se respecte adore et don la seule évocation -sacrilège!- me soulève le cœur. Il n'y a que moi pour concevoir une absurdité pareille pour un vin d'honneur! 

De nuevo lamento no estar en casa compartiendo un pan con nutella con Petit Monstre -Miss Candy todavía no está autorizada a consumir semejantes maravillas del goûter- y con algo de desconfianza me voy a investigar qué hay en la mesa de en frente. Verrines y bouchées de dudoso contenido y luego de tragar ese bocado -que al final resultó una espuma de foie gras revuelta con algo dulce- no muy a mi gusto, me concentro en algo más inofensivo para mi paladar como esa crema de sólo Dios sabrá qué y su mermelada de cerezas con nuez que además de las bebidas y los palitos de verduras crudas con aderezo, eran lo más aceptable para hacer callar mis tripas en plena manifestación y sin más ruido para camuflarse que la platica de los invitados porque no, no hay música.

Je regrette à nouveau de ne pas être chez moi en train de partager une tartine de Nutella avec Petit Monstre -Miss Candy n'étant pas encore autorisée à consommer des telles merveilles du goûter- et un peu méfiante je pars inspecter le contenu de la table d'en face. Verrines et bouchées aux contenus douteux et après avoir avalé le contenu d'une verrine -qui s'est avérée être une mousse de foie gras mélangé à un truc sucré- pas très à mon goût, je me concentre sur quelque chose de moins agressive pour mon palais comme cette crème de Dieu sait quoi et sa confiture de cerises avec des morceaux de noix et qu'avec les boissons et les crudités, étaient le plus acceptable pour faire taire mes tripes en pleine manifestation et sans autre bruit pour se camoufler que le bavardage des invités car non, il n'y a pas de la musique.

M'sieur D. y su amigo M. C. platican alegremente con el cuñado del novio acerca del karting y carreras de coche mientras que yo, cual conejo, muerdo el último pedazo de zanahoria que alcancé a atrapar, pensando en que probablemente nunca consiga brillar en sociedad y en lo mucho que me gustaría encontrar una silla para sentarme porque mis pies me han comenzado a doler bastante.

M'sieur D. et son ami M. C. discutent joyeusement avec le beau frère du marié à propos du karting et les courses de voitures pendant que moi, tel un lapin, je croque le dernier bâtonnet de carotte que j'avais réussi piquer, en me disant que probablement je ne brillerai jamais en société et en ô combien j'aimerais trouver une chaise pour m'asseoir car mes pieds commencent à me faire atrocement mal. 

Y entonces una voz se alza invitando a las mujeres solteras a reunirse en el exterior porque la novia va a lanzar su ramo, pero como ni soy soltera ni tengo ganas de salir a congelarme, me quedo en donde estoy con mi mejor cara de "qué interesante!" rogando porque el menu de la boda sea menos terrible que todos los que he conocido mientras asecho la charola del mesero para atrapar otro camarón empanizado al vuelo...


Et alors une voix s'élève invitant les filles célibataires se rassembler à l'extérieur car la mariée va lancer son bouquet, mais comme je ne suis pas célibataire ni j'ai la moindre envie d'aller me geler dehors, je reste à ma place avec ma meilleure tête de "que c'est intéressant!" en priant que le menu du soir soit moins pire que tous ceux que j'ai déjà dégusté dans le passé tandis que je guette le plateau du serveur pour attraper une autre crevette tempura au vol... 
à suivre...



* En Francia se acostumbra dar un refrigerio tipo cocktel antes de la fiesta para hacer menos larga la espera después del matrimonio civil y en ocasiones para festejar con personas que por diversas razones -generalmente económicas -no fueron invitadas a la fiesta principal pero que también cuentan para la familia o los novios. 

vendredi 28 février 2014

Petit Monstre y la Princesa Desencantada / Petit Monstre et la Princesse Désenchantée

O la Rapunzel del segundo piso / Ou la Raiponce du deuxième étage 


De la serie : "Las pequeñas (y grandes) tribulaciones de una buena madre mexicana" 

De la série :« Les petits (et gros) tracas d’une bonne mère mexicaine»


Lo admito, siempre he sido fan de los cuentos de hadas y en mi  más tierna infancia -mucho antes de convertirme en la reina del cinismo que actualmente soy- alguna vez jugué con mi abundante imaginación a ser la princesa encerrada en una torre esperando al prícipe azul que viniera a salvarme. También, en algún momento, hace una década quizas, habría podido llegar a pensar en ser rescatada de las llamas por algún apuesto y fornido bombero -como los que en diciembre, vienen puntualmente a tocar mi puerta vendiendo calendarios. Pero la imaginación de una niña de cuatro/cinco años o los sueños guajiros de una veinteañera en un momento de ociosidad no tienen cabida en la realidad de una madre desesperada de treinta y tantos.


Je l'admets, j'ai toujours été une inconditionnelle des contes de fées et dans mon plus tendre âge -bien avant de devenir la reine du cynisme que je suis aujourd'hui- il m'est arrivé de jouer, avec mon imagination débordante, à faire la princesse enfermée dans une tour en attendant le prince charmant qui viendrait me sauver. Aussi, une fois il y a une décennie peut être, j'aurais pu songer à être secourue des flammes par un beau et costaud pompier -comme ceux qui, au cours du mois de décembre viennent ponctuellement frapper ma porte pour me vendre leur calendrier. Mais l'imagination d'une fillette de 4/5 ans ou les fantasmes déchus d'une femme âgée de vingt ans et des poussières dans un moment d’oisiveté n'ont pas leur place dans la réalité d'une jeune mère trentenaire et désespérée.    

Aquél martes por la mañana y mientras trataba de poner un poco de orden en el caos de mi humilde y postapocalíptica morada, lo último en lo que habría pensado es que el producto de mi imaginación de antaño se haría realidad.

Ce mardi matin et alors que j'essayais de mettre un peu d'ordre dans le chaos de mon humble et post apocalyptique demeure, la dernière chose qui m'aurait traversée l'esprit c'est que le produit de mon imagination d'autrefois deviendrait réel.  

Miss Candy dormía plácidamente en el cuarto de al lado y Petit Monstre rondaba junto a mi como un gato, jugando a cerrar la puerta de la habitación mientras yo guardaba su ropa en la cómoda. Y entonces, cuando quise salir, vi con horror que las decenas de veces en que éste se había colgado de la perilla de la puerta -ay!- habían surtido efecto. La primera regla de una madre en apuros es tratar de guardar la calma y mantener la mente tan clara como sea posible para buscar una solución sin aterrorizar a su descendencia. Más fácil de decir que de hacer, por supuesto, porque habiendo constatado que el mecanismo de la cerradura no iba a ceder tan fácilmente, la tensión subió de un tiro. Sin téléfono, sin llaves, sin un míserable utensilio encerrada con Petit Monstre en un cuarto pensado para un niño y en donde las únicas herramientas disponibles eran de plástico con bordes redondeados y un pasador para el pelo que tal vez habría podido servir a Macgyver pero que a mi no me alcanzaba ni para darme la esperanza más insignificante de poder escapar. 

Miss Candy roupillait paisiblement dans la chambre d'à côté et Petit Monstre tournoyait tel un chaton après moi, en jouant à fermer la porte de sa chambre tandis que je rangeais ses affaires dans la commode. Et c'est alors que, quand je m'apprêtais à sortir, j'ai vu avec horreur que les maintes fois où il s'était pendu de la poignée de la porte avaient -hélas!- porté leur fruit. La première règle d'une mère dans l'embarras est d'essayer surtout de maintenir son calme et garder l'esprit aussi clair que possible afin de chercher une solution sans affoler sa progéniture. Plus facile à dire qu'à faire, bien sûr, parce que, ayant constaté que le mécanisme de la serrure n'allait pas céder aussi facilement, la tension monta d'un cran. Sans portable, sans clés, sans le moindre petit ustensile, enfermée avec Petit Monstre dans une pièce pensée et conçue pour un jeune enfant et où les seuls outils disponibles étaient en plastique avec les bords arrondis et une épingle à cheveux dont Macgyver aurait pu s'en servir sans problème mais que pour moi il n'arrivait à me donner même pas un tout petit espoir de pouvoir m'échapper.     

Después de forcejear hasta arrancar la perilla en un vano intento de abrir mientras escuchaba el llanto desesperado de Miss Candy al lado y Petit Mostre en su inocente lógica me sugería que sacara la llave -ja!-, tuve que aceptar la realidad: mi única opción -puesto que no podía simplemente esperar 6 horas a que llegarar M'sieu D. y tampoco tenía modo de prevenirlo- era, para mi desgracia,  asomarme a la ventana y pedir auxilio... Qué gran momento de soledad ese de abrir la ventana de par en par y constatar que la calle estaba tan desierta como la de cualquier pueblo fantasma y hasta habría sido un digno escenario de la serie "The walking dead".  

Après m'avoir débattue à même arracher la poignée dans une vaine tentative d'ouvrir la porte pendant que j'entendais les pleurs désespérés de Miss Candy à côté et que Petit Monstre, dans son innocente logique, me suggérait de chercher la clé -ha!-, il fallait que je me rende à l'évidence: ma seule option -vu qu'il m'était impossible d'attendre 6 heures environ que M'sieur D. rentre à la maison et n'ayant non plus un moyen de le contacter- était, à mon grand dam, de me pencher à la fenêtre et appeler à l'aide... Un grand moment de solitude que celui d'ouvrir grande la fenêtre et constater que la rue était si déserte que dans n'importe quel village fantôme et qu'elle aurait pu même être un digne scénario pour la série américaine "The walking dead".    

La idea de saltar me atravesó fugazmente, y si bien, era un hecho que caería sobre la terraza del primer piso, nada garantizaba que no me rompería una pierna y de todos modos, el que yo estuviera afuera con mis hijos y las llaves dentro no resolvería el problema.

L'idée de sauter traversa fugacement mon esprit, et, bien que c'était un fait que j'allais tomber sur le toit de la devanture du premier étage, rien ne garantissait que je ne me casse une jambe et de toute façon, que je me trouve dehors alors que mes enfants et les clés étaient à l'intérieur n'allait résoudre le problème.   

Cuando por ventura una silueta apareció al final de la calle, sólo fué para decirme que no tenía un teléfono para siquiera llamar a la policía o los bomberos pero sí tuvo la suficiente lucidéz de ir a buscar el conserje del edificio de enfrente. 

Quand par chance une silhouette est apparue au bout de la rue, ce ne fut que pour me dire qu'il n'avait pas de portable pour pouvoir au moins appeler les pompiers ou la police mais il a eu assez de bon sens pour aller chercher le concierge de l'immeuble d'en face.

Calendario
Mientras el hombre desaparecía en la entrada, más que pensar en un apuesto bombero -aunque sí era probable que, guapo o no, uno apareciera efectivamente en mi ventana-  y mucho menos en algún remedo de príncipe azul, yo me horrorizaba imaginando la abominable factura que pagaría las vacaciones en la montaña del afortunado cerrajero -familia incluída- que viniera a liberarme. 

Tandis que l'homme disparaissait dans le hall d'entrée, plus que songer à un beau pompier -même si, beau ou pas, c'était fort probable qu'un parmi eux vienne se pointer effectivement à ma fenêtre- et encore moins à un prince charmant de pacotille, je m'horrifiais en imaginant l'abominable facture qu'allait payer les vacances au ski de ce veinard  de serrurier -famille incluse- qui viendrait me délivrer.  

Pero quien vino finalmente a pasar por mi ventana, escalera y herramientas en mano, fué el conserje, mismo que después de constatar los daños y mi estado de creciente ansiedad -directamente proporcional al grado de llanto de Miss Candy- y luego de cinco minutos de lucha por terminar de romper la cerradura, nos sacaría del encierro permitiendome ir a consolar a mi bebé, librandome de paso de la horripilante e hipotética cuenta del cerrajero.    

Mais en fin de compte, celui qui passerait par ma fenêtre, échelle et outils en main, ne fut autre que le concierge, qui, suite à la vérification des dégâts et mon état d'anxiété grandissante - directement proportionnelle au degré des pleurs de Miss Candy- et après quelques minutes de se battre pour finir de casser la serrure, nous sortit de notre prison de fortune me permettant d'aller consoler mon bébé et du coup me délivra de la terrifiante et hypothétique note de frais du serrurier.   

He de reconocer que dentro de la absurdidad de la situación tuve la suerte de: 1)  vivir en un segundo piso; 2) encontrarme en el único cuarto que da a la terraza del primero, cosa que hizo posible el uso de una escalera simple; 3) que Miss Candy estaba a salvo en su cuna y Petit Monstre conmigo; 4) que como no tenía nada en la estufa, el riesgo de incendio era practicamente nulo y 5) que el solitario pasante fuera un vecino y tuviera la excelente idea -sin sarcasmo- de recurrir al conserje y no llamar directamente a los bomberos y/o la policía.

Il faut reconnaître que dans l'absurdité de la situation j'ai eu la chance de: 1) habiter dans le deuxième étage; 2) me trouver dans la seule pièce donnant à la devanture du hall, chose qui rendit possible l'utilisation d'une échelle toute simple; 3) que Miss Candy était en toute sécurité dans son berceau et Petit Monstre se trouvait à mes côtés; 4) que comme il n'y avait rien en train de cuire sur la plaque, le risque d'incendie était presque inexistant et 5), que le seul passant ait été un voisin et que celui-ci ait eu l'excellente idée -c'est pas du sarcasme- de faire appel au concierge et non pas téléphoner directement à la police et/ou les pompiers. 

Y como en todo cuento de hadas que se respete "fuimos felices para siempre"... hasta el siguiente aprieto de la madre mexicana.

Et comme dans tout conte de fées qui se respecte "nous vécûmes heureux pour toujours"... jusqu'à la prochaine difficulté de la mère mexicaine.