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lundi 2 novembre 2015

Noviembre / Novembre

El otoño siempre me llena de nostalgias y los festejos del día de muertos me traen un conjunto de imágenes, olores y sabores de manera muy particular. Y pinta el otoño francés con colores mexicanos. Por eso no he retomado éste espacio con el recuento de mis aventuras del verano en México -como era mi intención- porque el otoño me trae esa otra cara de México que es tan singular y que, dicho sea de paso, jamás me ha dejado ni dejará indiferente.

L'automne me rempli toujours de nostalgies et les activités de la fête des morts me ramènent un ensemble d'images, d'odeurs et saveurs d'un façon très particulier. C'est pourquoi je n'ai pas repris cet espace avec le résumé de mes aventures estivales au Mexique -telle était mon intention-, parce que l'automne m'évoque cet autre visage du Mexique si singulier et que, d'ailleurs, jamais ne m'a laissée ni laissera indifférente.

Sí, tengo tanto qué contar de ese verano en Guadalajara pero el tiempo me ha faltado para hacerlo antes de que las hojas de los árboles se volvieran rojas y amarillas, y luego empezaran a caer... y me llenaran de nostalgias de calaveras de azúcar y poemas de muerte. Y es que, cómo extraño recorrer los andadores del panteón con sus tumbas recién lavadas, llenas de flores y papel picado! Como también extraño ir al parque Morelos a la feria del cartón con su atmósfera de cola irrespirable, madera, diamantina y pintura de los juguetes tradicionales: máscaras y muñecas de papel maché que fijan sus ojos de la misma manera en que tal vez, hace cuarenta años,  miraron a abuelita, a mi mamá, ahora yo y seguramente, mañana a Miss Candy.
Feria del carton

Oui, j'ai tellement de choses à raconter à propos de cet été à Guadalajara mais le temps m'a énormément manqué pour le faire avant que les feuilles des arbres ne deviennent rouges et jaunes, et qu'ensuite elles commencèrent à tomber... et me remplirent de nostalgies de têtes de mort en sure de des poèmes de mort. Et, aussi bizarre que cela puise paraître à un français, ô combien il me manque parcourir les allées du cimetière avec ses tombes qui viennent tout juste d'être nettoyées, couvertes de fleurs et papier ajouré*! Autant qu'il me manque faire un tour au parc Morelos** à la foire du carton avec son atmosphère de colle irrespirable, bois, paillettes et peinture des jouets traditionnels: masques et poupées en papier mâché fixant leurs yeux de la même façon qu'elles ont regardé, peut être y il a plus de quarante ans, à ma grand mère, ma mère, moi même maintenant et certainement, Miss Candy demain.

Ah! Ese pasear entre calaveras y esqueletos de todo tipo y material, curiosos ataúdes, catrinas, títeres, milagros de latón y dulces típicos... Tal vez México sea el único país en que los niños juegan con calaveras y coman chile. Así, el día de muertos está inscrito en mi historia y mis genes, me cubre de cenpasúchiles y nardos, de papel de colores al viento y velas que se consumen en los altares. De rosa mexicano, de maíz, de barro y platos tradicionales.


Ah! Ces promenades entre têtes de mort et squelettes de tout genre et matériel, drôles de cercueils, catrinas , marionnettes, miracles de laiton*** et bombons typiques... Il se pourrait que le Mexique soit seul pays au monde où les enfants jouent avec des têtes de mort et mangent du piment. Ainsi, la fête des morts est inscrite dans mes gênes et mon histoire, me couvre d’œillets d'inde et tubéreuses, de papiers colorés au vent te bougies qui se consomment sur les autels. Du rose mexicain, du maïs, de terre cuite et plats traditionnels. 

"Ay, de mí, Llorona, Llorona..." Y una lágrima se me escapa antes de terminar el refrán. Noches claras de luna y cielos intensamente azúles con el sol quemándome la espalda mientras el viento me acaricia con sus dedos fríos... Esa Guadalajara otoñal de Mezquitán y Belén, de altares y leyendas, de mariachi, de Don Juan Tenorio, de pan de muerto, de naranja y azahar, de barro, ceniza y sal. De calaveras y diablitos... de poemas escritos a media tarde sentada sobre una tumba.




"Ay, de mí, Llorona, Llorona..." Et une larme m'échappe avant de finir le refrain de cette chanson populaire. Nuits claires de lune et cieux d'une bleuté intense avec le soleil qui me brûle le dos tandis que le vent me caresse de ses doigts froids... Cette Guadalajara automnale de Mezquitán et Belén -les cimetières les plus anciens et emblématiques de la ville-, d'autels et de légendes, de mariachi, de Don Juan Tenorio -pièce de théâtre s'associée aux festivités de cette époque-, de pain de mort -une sorte de brioche traditionnelle- d'orange et fleur d'oranger, de terre cuite, cendres et sel.  De têtes de morts et diablotins... de poèmes écrits l'après midi assisse sur une tombe. 

El sol que declina a una hora temprana mientras las luces se encienden y las velas iluminan en los altares los rostros fijos de los que ya se han ido pero que por una noche, como cada dos de noviembre, recordamos más intensamente mientras nos llega la hora de reunirnos definitivamente con ellos. 

Le soleil qui décline plus tôt alors que les lumières s'allument et les bougies éclairent dans les autels les visages de ceux qui nous ont quitté mais à qui on pense plus intensément, comme à chaque soir du deux novembre en attendant que notre heure arrive pour les rejoindre à tout jamais.

Ah, mi Guadalajara romántica y triste que como todo México, pretente reírse de la muerte a sabiendas de que nadie se le escapará!

Ah, ma Guadalajara romantique et triste qui, tout le Mexique, prétend se moquer de la mort sachant que personne ne lui échappera! 


No sé cuándo pueda volver a pasar un otoño en mi tierra, pero el día de muertos sigue presente en mi vida y en aquellos objetos que, tiernamente, me lo recuerdan. Cualquier lugar es bueno para hacer un altar y honrar la memoria de nuestros seres queridos que ya no están y cualquier lugar es bueno para transmitir esa parte de la increíble herencia cultural que llevamos tatuada tan profundamente en el corazón. Es así que para mí, el dos de noviembre, Francia siempre será México en la fiesta de la muerte para celebrar mejor la vida.

Je ne sais pas quand je pourrai passer un automne au pays à nouveau, mais la fête des morts et toujours présente dans ma vie et dans tous ces objets qui, avec tendresse, me la rappellent. Tout endroit est bon pour monter un petit autel et honorer la mémoire de ceux qui sont déjà partis et tout endroit est bon pour transmettre cette partie de l'incroyable héritage culturel que nous avons tatoué si profondément dans le cœur. C'est ainsi  que pour moi, le deux novembre, la France deviendra toujours le Mexique dans la fête de la mort pour mieux célébrer la vie.




Pd. Todavía estoy considerando intentar por cuarta vez hacer un pan de muerto con la esperanza de que no salga del horno, valga la redundancia, muerto -como los tres precedentes.

Ps. Je considère encore la possibilité d'entreprendre le quatrième essai de préparer un vrai pain de mort en espérant qu'il ne ressorte du four, sans vouloir tomber dans la redondance, ben, mort -comme les trois essais précédents. 


* Ou papier de soie piqué.  On en fait des guirlandes avec ces feuilles à motifs découpés façon dentelle pour décorer les grandes fêtes traditionnelles mexicaines.

** Le parc Morelos est un des parcs qu'on peut trouver dans le centre historique de Guadalajara et où chaque année s'installe cette foire traditionnelle. Malgré qu'il soit un devenu un lieu plutôt malfamé surtout la nuit, c'est le rendez-vous obligé pour se fournir et préparer la fête des morts et puis, noël. On y trouve vraiment tout et personnellement, je garde des très bons souvenirs.

*** Les "catrinas" sont des jolies femmes squelette au visage orné comme les têtes des mort en sucre. Le miracles de laiton sont des petits sortes de grigris en forme des diverses parties du corps voués à remercier Dieu, la sainte vierge ou les saints d'avoir accompli un miracle de guérison et qu'on accroche à leurs images dans les églises.

lundi 10 novembre 2014

El 11 de noviembre / Le 11 novembre

Al vivir en otro país los días festivos y sus por qués cambian y terminan supliendo, en cierto modo, aquellos a los que estabamos acostumbrados. Si noviembre en México es sinónmo de día de muertos y del aniversario de la revolución mexicana, en Francia, fuera de la Toussaint -fiesta de todos los santos- y si miramos de cerca, noviembre tiene más bien matices de guerra.

Lorsque l'on s'installe dans un autre pays pour y vivre, les jours fériés ainsi que les raisons de ceux-ci changent et finissent par remplacer, en quelque sorte, ceux auxquels nous étions habitués. Si au Mexique le mois de novembre est un synonyme de la fête des morts et de l'anniversaire de la révolution mexicaine, novembre en France et en dehors de la Toussaint, tout en regardant de plus près a plutôt des nuances de guerre.


El 11 de noviembre que para mí no significaba nada, hoy que conozco un poco más la historia de mi país de adopción, de algún modo me conmueve... como todo aquello que concierne a las dos grandes guerras de la historia moderna y que marcarían tan profundamente a Francia. Pero qué se celebra el 11 de noviembre? El calendario marca simplemente "l'Armistice", el armisticio.

Le 11 novembre qu'auparavant ne signifiait rien pour moi, aujourd'hui que je connais un peu mieux l'histoire de mon pays d'adoption, cette date me touche en quelque sorte... comme tout ce qui concerne aux deux grandes guerres de l'histoire moderne et qui auraient marqué si profondément la France. Mais, que fêtons nous le 11 novembre? Le calendrier affiche juste "l'Armistice".

Sin entrar en detalles ni evocar la definición de ésta palabra -o el hecho de asociarla a un día libre para ir de compras porque el centro comercial está excepcionalmente abierto*-, el Armisticio de 1918 significó el cese al fuego y el principio del fin de la Gran Guerra, convirtiéndose así en un día de fiesta nacional por excelencia y toda ciudad o pueblo bicicletero de Francia que se respete, cuenta con su respectivo monumento conmemorativo en el que cada 11 de noviembre, se honra a los héroes caídos durante este lamentable conflicto. 

Sans approfondir en détails ni évoquer la définition de ce mot -ou le fait de l'associer à un jour libre pour aller faire du shopping parce que le centre commercial sera exceptionnellement ouvert*- , l'Armistice de 1918 a signifié le cesse au feu et le début de la fin de la Grande Guerre, date qui deviendrait un jour de fête nationale par excellence et toute ville ou village aussi paumé qu'il puisse l'être en France, a son propre monument commémorative où chaque 11 novembre va se rendre hommage aux héros tombés lors de ce si regrettable conflit. 


Monument aux morts
Flores, banderas tricolor, uniformes, alcaldes, funcionarios, descendientes de soldados, uno que otro veterano -de la segunda guerra, el último sobreviviente de la del 14-18 falleció en el 2011-, la Marsellesa y un sentimiento nacional que flota en el ambiente y arde con fervor en el corazón de esos franceses que -si bien, no es el caso de todos ni podemos generalizar- aman y les duele Francia tanto como yo amo y puede dolerme México.

Des fleurs, drapeaux tri couleur, uniformes, fonctionnaires publiques, descendants des soldats, un ou deux vétérans -de la deuxième guerre mondiale, le dernier survivant du 14-18 ayant décédé en 2011-, la Marseillaise et un sentiment national qui flotte dans l'air et brûle avec ferveur dans le cœur de ces français qui -bien que ce n'est certainement pas le cas de tous ni l'on peut pas généraliser- aiment et pleurent la France autant que moi je peux aimer et pleurer le Mexique.    

Lo que me conmueve no es el evento en sí ni que celebren una vieja víctoria, cierto, de importancia capital, que luego les cobraría con intereses Alemania -al menos por un tiempo. No, me conmueve ver cómo todos estamos arraigados a algún lugar que llamamos Patria y casi de manera indisociable, a su historia, geografía, sus héroes, batallas. Un conjunto de todo que a veces, sin quererlo, hasta se inscribe en nuestro ADN lo mismo aquí que allá. De verdad que veces somos tan distintos y sin embrago tan iguales...

Ce qui me touche ce n'est pas l’événement par lui même ni le fait de célébrer une vieille victoire,certes, de grande importance que plus tard viendrait leur faire payer avec intérêts l'Allemagne -du moins pendant quelque temps. Non, ce qui me touche c'est de voir comme nous sommes tous attachés à un endroit qu'on appelle Patrie et presque de façon indissociable, à son histoire, géographie, héros, batailles... Un ensemble de tout que malgré nous, vient s'inscrire dans notre ADN que l'on soit d'ici ou là bas. Vraiment que nous pouvons être si différents et pourtant si semblables parfois...


Después de haber tenido la oportunidad de conversar de manera inesperada con un testigo de la época, no puedo evitar pensar en quienes vivieron en ese tiempo en el que estaba prohibido y era severamente castigado cualquier intento de rememorar esta fecha -summum de la humillación y el desprecio de la identidad nacional por parte del ocupante- y en lo mucho que eso puede doler. 

Après avoir eu l'opportunité d'avoir une discussion de façon inattendue avec un témoin de l'époque, je ne peux pas m'empêcher de penser à ceux qui ont vécu dans ce temps où c'était formellement interdit et était punie avec sévérité toute tentative de remémorer cette date -summum de l'humiliation et le mépris de l'identité nationale de la part de l'occupant- et à combien ça peut faire mal. 
   
Y entonces pienso en mi propio amor a la patria, mi patria lejana que inevitablemente forma parte de lo que soy. Mi patria ultrajada que me duele y en lo mucho que ha podido cambiar mi percepción acerca de tantas cosas cuando se tiene la ocasión de mirar el conjunto desde la distancia...

Et je pense alors à mon propre amour à la Patrie, ma patrie lointaine qui, inévitablement, fait partie de ce que je suis. Ma patrie outragée que je pleure et à combien ma perception de tellement de choses a pu changer dès que l'on a l'occasion de regarder l'ensemble dans la distance.

Ciertamente no estaré mañana presente en la ceremonia del 11 de noviembre cantando la Marsellesa, pero mientras vaya caminando de la mano de mis hijos por aquellas calles cubiertas de hojas en un típico día de otoño en éste pedacito de tierra que se ha convertido en mi hogar, igual pensaré en aquellos jóvenes y ancianos que resguardan la memoria de sus antepasados y la suya al haber vivído en carne propia el horror de la guerra y la Ocupación... 

Très certainement je ne serais pas présente demain dans la cérémonie du 11 novembre en train de chanter la Marseillaise, mais quand je marcherais avec mes enfants par ces rues couvertes de feuilles dans un jour banal d'automne en ce bout de terre qui est devenu mon chez moi, je penserais quand même à ces jeunes et vieux qui sauvegardent la mémoire de leurs ancêtres, voir même la leur ayant vécu en chair propre toute l'horreur de la guerre et l'Occupation... 






* En teoría, los días feriados no se trabaja y todos los comercios están cerrados, de ahí la mención "abierto excepcionalmente el día X" que además de darle a la gente la oportunidad de hacer algo más que quedarse sentados viendo peliculas domingueras en el sillón, también incita al consumismo.

*Théoriquement, les jours fériés sont chômés et tous les commerces fermés, de là la mention "exceptionnellement ouvert le jour X" qu'en plus d'offrir la possibilité aux gens de faire un peu plus que regarder des nanars à la télé cloués à leur canapé, elle sert aussi à inciter la consommation.

mercredi 18 décembre 2013

No estaba muerta... / Je n'étais pas morte...

...y mucho menos de parranda. Hoy, casi como un prisionero que de  milagro consigue garabatear algunas palabras sobre un trozo de papel  –y/o cualquier otra cosa que se tenga a la mano-, en el siempre impredecible y raro momento en que duermen al mismo tiempo las dos maravillas a las que he dado vida y de quién soy rehen desde hace casi dos meses, por fin puedo venir a dedicar unas cuantas líneas a este, mi espacio.

 Mila’s Daydreams 
...et encore moins en train de faire la fête. Aujourd’hui, tel un prisonnier qui a miraculeusement trouvé un bout de papier –ou autre- et de quoi griffonner quelques mots, dans l'improbable et fort rare moment où les deux merveilles que j’ai mises au monde -et dont je suis l’otage depuis presque deux mois- font la sieste en même temps, je peux en fin venir dédier quelques lignes à mon blog, mon espace.  

Como supondrán y dado que la gestación humana no dura lo que la de un elefante –gracias a Dios!-, Miss Candy llegó a este mundo con bastante energía y algo de prisa en una fría y lluviosa madrugada a finales de octubre, llenando así mi vida de la inmensa alegría de por fin tenerla en los brazos y confirmar que estaba bien pero también la de terminar con ese embarazo medio infernal y su ballet de personal médico, análisis y diagnósticos alarmistas cuando no errados- y que para ser sincera, me estaban jodiendo la vida. Porque sí, también se equivocan en el primer mundo y si ya en el octavo mes quedó claro que mi diabetes gestacional finalmente no era tal –gracias por la dieta draconiana y los piquetes cotidianos!-, durante el trabajo de parto y en un enésimo análisis de sangre, me detectaron una anemia de espanto -ni hablar de todas las fabulosas posibilidades que eso implicaba y que, afortunadamente, no tuve el disgusto de conocer.

Comme vous vous doutez et étant donné  que la gestation humain ne dure pas le même temps que celle d’un éléphant –Dieu merci !-, Miss Candy s’est pointée dans ce monde assez vite et avec beaucoup d’entrain dans une froide et pluvieuse nuit fin octobre, m’emplissant d’une immense joie de l’avoir enfin dans mes bras et confirmer qu’elle allait bien mais m’apportant aussi le bonheur d’avoir mis fin à cette grossesse quelque peu infernale et son ballet de personnel médical, analyses et diagnostiques alarmistes -quand pas erronés- et qui, pour être franche, me pourrissaient la vie. Et oui, parce qu’on se trompe aussi dans le premier monde et si au cours de l’huitième mois de grossesse s’est avéré qu’en fait mon diabète gestationnel n’en était pas un –merci pour le régime draconien et les piqûres quotidiennes!-, déjà en salle de travail et lors d’une énième prise de sang, ils m’ont décelée une anémie d’anthologie –et n’en parlons pas des fabuleuses complications que cela pouvait entraîner et que, fort heureusement, je n’ai pas eu le malheur d’expérimenter.          

En definitiva, me habrán sacado sustos hasta el final pero vamos, hoy ya es historia antigua, un tratamiento de hierro y ácido fólico y sigo –practicamente- en pie...

Voilà donc qu’ils m’auront fait peur jusqu’à la fin mais bon, aujourd’hui c’est de l’histoire ancienne, une cure d’acide folique et du fer et je suis –pratiquement- en pied…

Zombies
En fin, si consideramos como estar en pie el miserable estado en el que me deja ocuparme de un recién nacido y de un Petit Monstre de casi tres años en plena fase de oposición y que me asemeja más a esas adorables criaturas que deambulan en cuanto salen de la tumba -y no precisamente para bailar Thriller- sin otro objetivo que el de alimentarse, que a esos pobres humanos intentando desesperadamente de salvar su pellejo y no terminar como el desayuno de alguien que, dicho sea de paso, si ya está así o más muerto, para qué diantres necesita comer?! Misterio...

Enfin, si l’on peut considérer comme être en pied le piteux état dans le quel je me trouve à force de m’occuper d’un nouveau né et d’un Petit Monstre de presque trois ans en pleine phase d’opposition et qui m’approche plus de ces adorables créatures qui se traînent bien que mal à peine sortant de leurs tombes -et certainement pas pour danser Thriller- et dans le seul but de se nourrir, que de ces pauvres humains essayant désespérément de sauver leur peau pour ne pas devenir le repas de quelqu’un qui, soyons clairs, s’il est déjà on peut pas plus mort, pourquoi diable a besoin de manger?! Mystère... 


Y todo esto para decir que si bien, por el momento seguiré más o menos ausente -muy a mi pesar- de ninguna manera pretendo abandonar este blog que tanto bien me hace. Entonces les digo hasta pronto y por hoy, fin de la transmisión! ;)

Et tout cela pour dire que même si je risque de jouer les absents pendant quelque temps encore –et malgré moi- je n’ai nullement l’intention de laisser tomber ce blog qui me fait autant du bien. Alors je vous dis à bientôt et fin de la transmission pour aujourd’hui! ;)

lundi 16 septembre 2013

Septiembre en Francia / Septembre en France

Llegó septiembre y con él las fiestas patrias, el otoño y las oleadas de nostalgia. El tiempo cambia, el verano llegó a su fin con brutalidad y es como si algo flotara en el aire, algo que pareciera atravesar el Atlántico haciéndonos sentir como si la distancia fuera aún más grande.

Septembre est arrivé et avec lui la fête nationale, l’automne et les vagues de nostalgie. Le temps à changé, l’été s’est fini brutalement et c’est comme si quelque chose flottait dans l’air, quelque chose qui semblerait traverser l‘océan Atlantique pour nous faire ressentir  comme si la distance était encore plus grande.

Celebrar México lejos de México es algo particular, nos improvisamos comidas y eventos con los medios locales para acortar la distancia y, aunque no sea lo mismo que encontrarse bajo los fuegos artificiales en el bullicio del Zócalo, de la Plaza de armas en Guadalajara -o cualquier otro punto de reunión pero en tierra mexicana-, no podemos negar el sentimiento que como mexicanos y a pesar de encontrarnos en otras latitudes, como cada año nos hace unirnos en el grito de una noche pintada con los colores de nuestra Patria lejana.

Fêter le Mexique étant loin du Mexique est assez particulier, nous improvisons des repas et des événements traditionnels avec les moyens de bord pour essayer de raccourcir un peu la distance et, même si ce ne sera jamais pareil que de se trouver sous la lumière des feux d’artifice dans le rassemblement du Zócalo*, la Plaza de Armas à Guadalajara –ou dans  n’importe quelle autre place importante ou pas mais étant au Mexique-, le sentiment qu’en tant que mexicains et malgré le fait de se trouver loin de notre pays, nous rassemble -comme chaque année- dans le cri d’une nuit teinte avec les couleurs de notre Patrie lointaine, est indéniable.

Independientemente de que muchos consideraran que no había nada que festejar -dadas las circunstancias actuales en México- no podemos ignorar que aunque no lo queramos, siempre hay algo que nos identifica: un pasado, una cultura, un sueño, el amor por nuestro país y su vasta diversidad, identidad que quizas se hace aún más presente y necesaria cuando estamos lejos...

Même si sont nombreux ceux qui considéraient qu’il n’y avait rien à fêter –au vu des circonstances actuelles du Mexique- nous ne pouvons pas ignorer le fait que, malgré tout, il y aura toujours quelque chose qui nous identifie: un passé, une culture, un rêve, l’amour pour notre pays et sa large diversité, identité qui –peut être- se fait encore plus présente et indispensable dès lors qu’on est loin…

Y fué así que entre mezcla de fiesta y nostalgia, nuevamente nos dimos cita para comer, cantar, bailar, gritar y llorar al son del mariachi por esa tierra que a pesar del tiempo y la distancia sabemos que no dejaremos de añorar.

Et c’est ainsi que dans un mélange de fête et de nostalgie, nous nous eûmes donné rendez vous pour manger, chanter, crier et pleurer au rythme du mariachi pour cette terre qui nous manquera toujours malgré le temps et la distance.



No, la situación de México no es para nada la ideal pero es por ese país que bien que mal hizo de mí lo que soy, ese país que quiero creer que puede tener un futuro mejor, ese país que por supuesto también me duele pero que no ha dejado de ser esa tierra cálida en la que aún existe gente buena y trabajadora y en donde se encuentran mi familia y muchas de las personas que amo, que con lágrimas en los ojos me atrevo a gritar: “VIVA MEXICO!!!”

Non, la situation du Mexique ce n’est point l’idéale mais c’est pour ce pays qui a fait de moi ce que je suis, ce pays qui, je veux croire, peut avoir un meilleur avenir, ce pays dont la situation me chagrine, bien sûr, mais qui reste néanmoins la terre chaleureuse où il y a encore des gens bons et travailleurs et là où se trouve ma famille et nombre des gens aux quels je tiens, qu’aujourd’hui, les larmes aux yeux,  j’ose crier : « VIVA MEXICO!!! 





vendredi 31 mai 2013

En un frío y lluvioso día de mayo / En une froide et pluvieuse journée de mai

Este tiempo otoñal primaveral -particulamente horrible y frío- me hace pensar en una vieja canción de la época del Rock n' Roll cuyo coro imploraba que la primavera volviera. Pero, cómo podría volver esa maldita primavera si en realidad nunca llegó? Si fué tan solo como un dulce espejísmo de unos cuantos días tan fugaces que hoy me cuesta recordar que alguna vez el sol llegó a asomar sus narices por estos rumbos.

Ce temps automnal printanier – particulièrement horrible et froid- me fait penser à une vielle chanson de l’époque du Rock n' Roll dont le refrain priait le printemps de revenir. Mais, comment pourrait revenir ce maudit printemps si il n’est jamais vraiment arrivé* ? Si tout n’a été qu’un doux mirage de quelques jours qui auront duré tellement peu qu’aujourd’hui j’ai dû mal à me dire qu’un jour le soleil a pu pointer son nez par ici.



Mayo bajo la lluvia y lo que es peor, bajo una lluvia glacial digna de un mes de noviembre, situación catastrófica que va más allá de la imposibilidad de guardar de una buena vez los abrigos y tirarse al sol como lagartijas. Oh no, son cosechas retrasadas si no completamente perdidas que repercuten en una escasez de frutas y verduras, una importante alza de precios de los mismos y una menor calidad. En ciertas zonas son inundaciones y nevadas tardías, actividades al aire libre canceladas y pérdidas para restauranteros y comerciantes que contaban con la estación. 

Mai sous la pluie et pire encore, sous une pluie glaciale digne d’un mois de novembre, situation catastrophique qui va au delà de l’impossibilité de mettre les manteaux au fin fond du placard et encore moins de rester au soleil tel des lézards. Oh non, il s’agit surtout des récoltes tardives voir carrément perdues en nous amenant donc, à un manque de fruits et de légumes ainsi qu'une non négligeable augmentations des  prix malgré leur qualité médiocre. Dans certaines zones ce n’est que des inondations et chutes de neige, annulation des activités en plein air et pertes pour les commerces et la restauration qui devaient profiter de la saison. 

Quién quiere comer un helado cuando acaba de atrapar un enésimo resfriado? O comprarse un traje de baño cuando tirita de frío bajo su impermeable? Quizas los únicos aventajados por el mal tiempo sean los vendedores de botas para lluvia y paraguas y las farmacias que siguen viendo desfilar gente engripada.  
  
Qui veut manger de la glace quand il vient d’attraper un rhume pour l’énième fois ?  Ou aller s’acheter un maillot de bain alors qu’il frissonne sous son imper ? Peut être que les seuls à gagner avec le mauvais temps sont les marchands de bottes en caoutchouc et parapluies ainsi que les pharmaciens qui continuent à voir défiler des gens enrhumés.

Pero hoy mayo termina -esperemos que con él el otoño también- y tal parece que el tiempo mejorará un poco la proxima semana. Por cuanto tiempo? Nadie lo sabe como nadie sabe si la primavera llegará en el verano y el verano en el otoño o si la primavera 2013 se perdió en el camino y habrá que esperar el 2014 para volverla a ver...


Mais aujourd’hui mai arrive à sa fin –espérons que l’automne avec- et il paraît que le temps devra améliorer dans les jours à venir. Pour combien de temps ? Personne ne le sait comme personne ne sait non plus si le printemps arrivera pendant l’été et l’été pendant l’automne ou encore si le printemps 2013 s’est égaré quelque part dans le chemin et qu’il faudra attendre 2014 pour le revoir...


* Chanson en espagnol

jeudi 29 novembre 2012

Nostalgia / Nostalgie

Ya era hora de retomar mi blog que había dejado abandonado desde hace un buen rato. Tenía que volver a escribir porque, incluso si parace banal, sigo teniendo mucho qué decir.

Il était grand temps de reprendre mon blog que j'avais abandonné depuis un petit moment. Il fallait que je me remette à écrire car même si cela peut paraître anodin, j'ai toujours des choses à dire.

El otoño me inspira de forma particular. Quizas sea por el cambio flagrante que tranforma el paisaje y lo prepara para recibir el invierno, siempre tan frío y gris. Una última oportunidad de disfrutar de bellos colores porque los árboles se visten suntuosamente de dorados y rojos. Y, cómo negar este ambiente un tanto melancólico que se extiende a medida que las hojas caen? Cuando van girando como en cámara lenta antes de posarse en el suelo y confundirse en un montón de hojas secas que el viento arrastrará?

L'automne m'inspire tout particulièrement. C'est peut être à cause du changement flagrant qui transforme le paysage et le prépare pour accueillir l'hiver, toujours aussi froid et gris. Une dernière chance de profiter des belles couleurs car les arbres s'habillent somptueusement de rouges et d'ors. Et puis, comment nier cette ambiance quelque peu mélancolique qui s'étale à fur et à mesure que les feuilles tombent? Quand elles tournoient comme au ralenti avant de se poser par terre et se confondre en un amas balayé par le vent qui les traîne?

Un otoño tan lejano de todos aquellos que pude conocer en Guadalajara pero con otro encanto porque este, además, está lleno de nostalgias.

Un automne bien lointain de ceux que j'ai pu connaître à Guadalajara mais avec un autre charme car celui-ci, en plus, il est imprégné de nostalgies.

He aquí uno de los poemas fruto de esta inspiración otoñal...

Voici un des poèmes fruit de cette inspiration automnal...

El viento del otoño 
se anuncia dulcemente,
acaricia mi espalda
con sus dedos fríos
y llena mis ojos
de hojas de oro y  rojos ardientes,
fragmentos de un sol que se cansa
y se deja llevar
en mil destellos sobre el Sena.

Pero el París que amo
jamás me hará olvidar
esa tierra de ocre, de arena y campos azules
en donde los listones de los vestidos
y los bordados de oro y plata
bailan en un torbellino de color
bajo el mismo sol del otoño.

Y en el fin del mundo,
el corazón desgarrado
en este remedo de exilio
canta de dolor al son del mariachi
mientras que un poema se dibuja en el cielo
entre nubes y recuerdos,
contando imagenes
-hechas de barro y de pasta de maíz-
que a pesar del tiempo y la distancia
nunca desaparecerán...

********
Le vent de l’automne
s’annonce doucement,
Il caresse mon dos
des ses doigts froids
et remplit mes yeux
de feuilles d’or et des rouges flamboyants,
des morceaux d’un soleil qui se lasse
et se laisse emporter
dans des reflets scintillants sur la Seine.

Mais le Paris que j’aime
jamais ne me ferait oublier
cette terre d’ocre, de sable et des champs bleus
où les rubans des robes
et les broderies d’argent et d’or
dansent dans un tourbillon de couleurs
sous ce même soleil automnal.

Et au bout du monde,
mon cœur déchiré
dans ce semblant d’exile
chante de douleur au son du mariachi
tandis qu’un poème se dessine sur le ciel
entre nuages et souvenirs
racontant des images
-faites de terre cuite et de pâte de maïs-
que malgré le temps et la distance
ne disparaîtront jamais…
  

mardi 30 octobre 2007

Otoño / Automne

Octubre se acaba y los días se dibujan en amarillos y los árboles se visten de rojo y marrón. Incluso aquí, al otro lado del mundo, el otoño sabe a cementerio y el viento puede soplar polvorientos epitafios entre mis cabellos, palabras de muerte y voces de muertos... Tan lejos y tan cerca al mismo tiempo, el día de muertos no ha cambiado en mi corazón, siempre llevo esta nostalgia de cruces y lápidas bajo un cielo intensamente azul y un sol de plomo que quema la tierra bajo mis pies... siento nostalgia de ese silencio de caminos desiertos bordeados de rostros de piedra eternamente vueltos hacia el cielo y el dulce zumbido de las abejas entre las flores que visten las tumbas. La magia de ese nexo con aquellos que ya no están con nosotros pero que no nos han dejado por completo... Si, siento nostalgia de Mezquitán y su extraño encanto y el recuerdo de los otoños pasados en él me hace sonreír con una dulce tristeza.


C’est la fin d’octobre et les jours se dessinent en jaunes et les arbres se sont habillés de rouge et de marron. Même ici à l'autre bout du monde, l'automne a le goût du cimetière et le vent peut souffler des épitaphes poussiéreux entre mes cheveux, paroles de morte et voix des morts... si loin et si près en même temps, le jour des morts n'a toujours pas changé dans mon coeur, toujours cette nostalgie de croix et de stèles sous un ciel tout bleu et un soleil de plomb qui brûle la terre sous mes pieds... j'ai la nostalgie de ce silence d'allées dessertes bordées de visages en pierre éternellement tournés vers le ciel et le doux bourdonnement des abeilles entre les fleurs qu'habillent les tombes. La magie de ce lien avec ceux qui ne sont plus là sans pour autant les avoir perdu totalement... Oui, j'ai nostalgie de Mezquitan et son étrange charme et le souvenir des automnes précédents là dedans me fait sourire avec une douce tristesse.



Que ganas de releer los poemas de Xavier Villaurrutia! Así es como me siento ahora, rodeada de recuerdos y nostalgias del ayer. Si solamente este otoño no se pareciera tanto al de allá... Y eso me confunde y me calma al mismo tiempo porque me hace sentir... menos lejos?


Quelle envie de relire les poèmes de Xavier Villaurrutia ! C’est comme ça que je me sens maintenant, entourée de souvenirs et nostalgies d’autrefois. Si seulement l’automne ici ne ressemblait autant celui là bas… Et ça me trouble et me soulage en même temps, ça me fait sentir un peu… moins loin?

Miro por la ventana la luz dulce y amarilla del sol, sin embargo hace frío, mucho frío.


Je regarde par la fenêtre la lumière jaune et douce du soleil, pourtant il fait froid, très froid.


Tengo ganas de ir hasta allá para visitar esa tumba que aún no he visto y en donde no he tenido la oportunidad de presentarme aunque no sepa qué decir y eso me da miedo. Por una vez que no encuentro las palabras en mi alma y estoy tan lejos. Quizas delante de su lápida (quien sabe) por fin sabría qué decir, tal vez solo deba comenzar con un "hola abuelo..." y entonces el resto venga por si solo...


J'ai envie d'aller là bas pour rejoindre cette tombe que je ne pas encore vue et où je ne jamais eu l'opportunité de me recueillir malgré que je ne sache pas qu'est-ce que je pourrais bien dire et ça me fait peur. Pour une fois je suis incapable de trouver les mots dans mon âme mais je suis loin. Peut être que devant son stèle (qui sait) j'y arriverais en fin de compte, peut être il ne suffira que commencer avec un: "bonjour grand père..." et le reste me viendra tout seul…