mardi 25 juin 2013

El verano de todos los peligros / L'été de tous les dangers

Después de tantos días de lluvia, hoy por fin se asoma el sol –aunque sea por un rato- y esa mezcla de sol y humedad en el ambiente me hacen pensar en el verano de Guadalajara, pero uno en particular, el que me atreveré a llamar “el verano de todos los peligros” y que tendría lugar en algún momento al final de los 80’s.

Après ce tant de jours sous la pluie, voilà que le soleil pointe en fin le bout de son nez –ne serait-ce qu’un petit moment- et ce mélange de pluie et soleil me fait penser à l’été à Guadalajara, mais un été en particulier, celui que j’oserais appeler « l’été de tous les dangers » et qui aurai eu lieu vers la fin des années 80’s.

Quizas sea por el choque de culturas y el sinfín de precauciones que me imponen los tiempos modernos -y Francia, por supuesto- con un embarazo y un niño de dos años, pero ese verano en la periferia  medio industrial y medio de campo a dos pasos de Guadalajara–  verano que marcaría mi vida para siempre-,  me divierte y me llena de nostalgia al pensar en todos los riesgos inconcebibles que en ese entonces corrí y que harían palidecer de espanto a más de algún adepto de la seguridad infantil y de las normas europeas en permanente evolución.

C’est peut être dû au choc de cultures et à l’infinité de précautions imposées par les temps qui courent –et la France, bien sûr- avec une grossesse et un jeune enfant d’à peine deux ans et des poussières, mais cet été passé aux alentours de Guadalajara, moitié industriels, moitié rase campagne –et qui aura marqué ma vie à tout jamais-, m’amuse et me rend nostalgique en pensant aux nombreux risques ahurissantes aux quels j’ai été exposée et qui feraient blêmir d’horreur à plus d’un adepte de la sécurité infantile et des normes européennes en constante évolution.  

Nada como jugar entre los escombros sembrados de fierros oxidados en una zona en donde no faltaban ni alacranes ni serpientes o explorar los pantanos cuyas aguas eran de dudosa procedencia. Poner monedas en las vías del tren esperando que pasara para aplastarlas y luego ir descubrir la infinidad de bichos raros y pequeños frutos que había en todos lados. O el más bello de todos los recuerdos: salir por las noches a cazar luciérnagas bajo un cielo lleno de estrellas...

 Rien de tel que d’aller jouer parmi les déchets de chantier parsemés de fers oxydés dans une zone où scorpions et vipères ne manquaient pas ou alors explorer les marais aux eaux douteuses. Placer des pièces sur le chemin de faire en attendant le convoi qui vienne les aplatir pour ensuite aller à la découverte de toute sorte de drôles de bestioles et petites baies qui poussaient un peu partout. Ou encore le plus beau de tous les souvenirs : sortir la nuit à la chasse des lucioles sous un ciel parsemé d'étoiles…

Quién temía tomar agua de la llave – y morir irremediablemente de alguna enfermedad intestinal, según la creencia popular en el extranjero – cuando en alguna calurosa tarde a finales de mayo nos refrescabamos con un buen trago a la misma manguera con la que regabamos el jardín? O andar en bicicleta sin el menor equipo de protección tratando de romper records de velocidad y aunque en algún momento saliera volando por los aires para aterrizar sobre un montón de tierra con la bici a un lado? Viajar sin cinturón de seguridad ni mucho menos asiento adaptado a mi edad o jugar en los baches a media calle como en mini albercas improvisadas por alguna fuga de agua, a pleno sol y sin el menor rastro de filtro solar. Y así tantas y tantas cosas impensables si no aberrantes por estos rumbos y ni hablar de los cuidados extremos y la obsesión del cuerpo médico por detectar hasta el más insignificante indicio de cualquier enfermedad durante el embarazo y que si bien puede descubrir y tratar ciertos padecimientos con tiempo suficiente para evitar complicaciones, no deja de ser una fuente de estress suplementario para una pobre mujer embarazada que de por sí ya vive con un sinfín de angustias, sobre todo si se trata de una verdadera Drama Queen.

Qui craignait boire l’eau du robinet –et du coup mourir d’une quelconque maladie intestinal, selon les nombreuses légendes urbaines à l’étranger- quand lors d’un chaud après midi de mai on se rafraîchissait avec une bonne gorgée directement sortie du tuyau d’arrosage? Ou faire du vélo sans le moindre équipement de protection pour essayer de battre des recors de vitesse bien que je puise finir par voler dans les airs avant de retomber sur un grand tas de terre à côté du dit vélo?  Voyager en voiture sans ceinture de sécurité et encore moins un siège adapté ou alors jouer dans les trous de la chaussée comme des petits bassins à cause d’une fuite d’eau, en plein soleil et sans la moindre trace de filtre solaire. Et comme ça tant d’autres choses inimaginables si non aberrantes par ici sans parler des soins extrêmes et l’obsession du corps médical pour déceler ne serait-ce qu'un soupçon de n’importe quelle maladie pendant la grossesse et même si cela peut s’avérer fort utile pour dépister et soigner certaines pathologies assez tôt pour y prévenir les complications, cela n’empêche que c’est une source de stress supplémentaire pour une pauvre femme enceinte qui vit déjà avec assez d’angoisses, pire s’il s’agit d’une véritable Drama Queen. 


Así, hoy, heme aquí, tan lejos de aquel verano y expuesta a practicamente todos los análisis habidos y por haber, pensando en cuán lejano me parecerá el otoño –y por supuesto, el parto-  y que seguramente en México jamás habría tenido que pasar por todo esto ni verían con horror como dejo que Petit Monstre conviva alegremente con algunos microbios - aunque así goce de una salud que envidiaría más de alguno viviendo en un lugar más desinfectado que un quirofano antes de una cirugía.  Ni hablar, no es más que otro choque de culturas, y este verano –si es que llega, dado el tiempo gris que se niega a partir- puede que lo más arriesgado que haga, sean mis análisis reglamentarios...

 Et me voilà donc aujourd’hui, ici, bien loin de ce merveilleux été et exposée à  subir toute une batterie d’analyses, pensant ô combien me semblera loin l’automne –et l’accouchement, cela va de soi- et qu’au Mexique, très certainement je n’aurais jamais eu à vivre rien de tout ça ni personne regarderait d’un air effrayé quand je laisse Petit Monstre cohabiter joyeusement avec quelques microbes - même si c’est en partie grâce à ça qu’il possède une santé qui rendrait vert de jalousie à l’un de ceux qui vivent dans un endroit plus aseptisé qu’un bloc opératoire avant une chirurgie. Mais bon, ce n’est qu’encore un choc de cultures et ce t été –si jamais il arrive vu le temps pourri qui refuse de partir- il se pourrait que la chose la plus dangereuse que j’aille à faire ce ne soient que mes analyses réglementaires… 

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