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mercredi 13 avril 2016

Salida escolar / Sortie scolaire

Una de las cosas que más me gusta de la vida escolar en Francia son las salidas culturales y el hecho de poder acompañar a los niños, porque ellos lo disfrutan y aprecian la participación de sus padres en los tiempos de clases, al menos en el kinder. Así que, cuando la semana pasada, la maestra de Petit Monstre solicitó un par de voluntarios para acompañarlos en la visita al museo Picasso, en París, yo me propuse sin dudarlo. Claro que no siempre es fácil pero pude conseguir dejar a Miss Candy todo un día en la halte garderie -guadería ocasional- y aunque la idea de pasar la mañana entre niños de cuatro y cinco años no era entusiasmante, me lancé a la aventura, para gran placer de Petit Monstre y alivio de la maestra. En total, eramos dos adultos extra para cuidar esas veinticuatro cabecitas.

L'une des choses que j'aime le plus de la vie scolaire en France ce sont les sorties culturelles et la chance de pouvoir accompagner les enfants, parce qu'ils apprécient et profitent de la participation de leur parents dans le temps des cours, du moins en maternelle. C'est donc ainsi que, lorsque la maîtresse de Petit Monstre sollicita deux volontaires pour accompagner la classe dans la visite au musée Picasso, je m'y suis proposée sans hésiter. Bien sûr que ce n'est pas toujours évident, mais j'ai réussi à faire garder Miss Candy toute une journée à la halte garderie et, bien que l'idée de passer une matinée parmi des enfants âgés de quatre et cinq ans n'était pas très réjouissante, je me suis lancée à l'aventure, au grand bonheur de Petit Monstre et soulagement de la maîtresse. Nous étions donc deux adulte en plus à surveiller ces vingt quatre petites têtes.

Flasback. Opera Garnier, primavera del 20o9 -o 10. Admirando una de las salas con unos amigos, cruzamos un grupo de alumnos de kinder y al pasar a su lado, me enternezco con las voces de un par de niñas adorables que, con los ojos brillantes de emoción, respondían a la pregunta de qué pensaban que era ese lugar con un convencido: "Aquí vivían príncipes y princesas" mientras yo pensaba en la suerte que tendrían mis hijos de poder hacer salidas escolares para visitar esos magnificos lugares.

Flashback. L'Opéra Garnier, printemps 2009 ou 10. Tout en admirant une des salles avec quelques amis, nous avons croisé une classe de maternelle, certainement PS o MS et tout en passant à côté, me font craquer les voix douces d'une paire d'adorables fillettes qui, à la question de qu'est-ce qu'ils pensaient que c'était cet endroit auparavant, répondaient d'un air convaincu les yeux brillants d'émotion: "Ici habitaient des princes et des princesses" alors que je me disais que c'était une chance pour mes enfants que de pouvoir faire de telles sorties scolaires pour visiter ces endroits magnifiques. 

Evidentemente, la visita al museo Picasso no se pareció en nada a aquella, el camión que nos llevaría llegó con casi media hora de retraso y quien dice media hora tratando de mantener el orden en una fila de niños inquietos, sabe que el camino va a ser muuuuuy largo, sobre todo con los embotellamientos infernales que hay que enfrentar para llegar a la capital. Fue después de numerosas llamadas de atención a lo largo y ancho del vehículo, uno que otro mareado, patadas en el asiento de atrás un "quiero hacer pipi" que nunca falta, mucho ruido y un Petit Monstre bastante tranquilo observando el paisaje a mi lado, que por fin llegamos y luego de dejar una montaña de abrigos, bufandas y gorros en el vestiario -porque sí, a éstas alturas de abril, sigue haciendo frío-, fuimos a encontrar nuestro guía y comenzamos una visita corta pero privilegiada.

Evidemment, la visite au musée Picasso ne ressembla point à celle-là, l'autocar qui nous y amènerait est arrivé avec une bonne demi heure de retard et qui dit une demi heure à essayer de maintenir l'ordre dans une rangée de jeunes enfants qui commencent à s'agiter, sait que le chemin sera très, mais très, très long d'autant plus qu'il fallait braver des bouchons infernales avant d'arriver à la capitale. C'est après nombreux rappels à l'ordre tout au long du véhicule, le malaise d'un ou deux enfants, des coups de pied dans le siège derrière, un "je veux faire pipi" qui ne manque jamais, plein de bavardages et un Petit Monstre drôlement sage observant le paysage assit à mon côté, que nous sommes enfin arrivés et après avoir laissée une montagne de manteaux, écharpes et bonnets dans le vestiaire, nous retrouvâmes notre guide et commença la visite, courte mais néanmoins privilégiée. 

Explicaciones, muchos dibujos y uno que otro garabato -Petit Monstre prefirió dibujar un pato y ni modo por el busto de Marie Thérèse Walker que debía reproducir-, varias preguntas y sus curiosas respuestas, algunos regaños -incluyendo la alarma activada un par de veces-,  y la presentación de Picasso al nivel del suelo se terminaba con el paso obligado al baño -toda una logística!- y un "au revoir monsieur/madame" colectivo.

Des explications, tout plein de dessins et un ou deux gribouillages -Petit Monstre préféra dessiner un canard et tant pis pour le buste de Marie Thérèse Walker qu'il était censé de reproduire-, quelques questions et leurs drôles de réponses, plusieurs réprimandes -et l'alarme déclenchée à deux reprises inclus-, et voilà que la présentation de Picasso au niveau du sol arrivait à sa fin avec le passage obligé du pipi avant partir -une véritable logistique!- et un "au revoir monsieur/madame" collectif.

De vuelta al camión pude al fin conversar un poco con la otra mamá acompañante. Coincidimos en que es una buena oportunidad participar en las actividades de la escuela, sobre todo porque eso hace felices a nuestros hijos y porque crecen tan rápido que es ahora que debemos estar ahí, compartiendo el momento con ellos aunque la mamá de C lamentaba que no fuera una salida realmente enfocada a los niños porque desde su punto de vista, los museos no les interesan y no son divertidos. Yo lo veo, al contrario, como la posibilidad de familiarizarlos poco a poco con la cultura y no será en plena crisis de adolescencia que se interesarán por algo que nunca han visto, sobre todo si tiene que ver con la cultura. 

De retour à l'autocar j'ai eu enfin l'occasion de discuter avec l'autre maman qui nous accompagnait. Nous fîmes d'accord que c'était une bonne opportunité que de participer aux activités de l'école, d'autant plus que cela rend nos enfant heureux et parce qu'ils grandissent si vite que c'est maintenant qu'il faut être là à partager le moment avec eux bien que la maman de C regrettait qu'il ne s'agissait pas d'une sortie vraiment adaptée aux enfants parce, à son avis, les musées ne sont pas intéressants et encore moins amusants. Moi, par contre, je le vois comme la possibilité de les familiariser petit à petit avec la culture et ce ne sera pas en pleine crise d'adolescence qu'ils iront s'intéresser à des choses qu'ils n'ont jamais vues, surtout si cela a un rapport avec la cultura. 

He de aclarar que soy uno de esos bichos raros a los que les gusta pasearse en los museos, oler los libros y respirar la historia y la cultura. Creo que me ha gustado desde siempre. Recuerdo claramente aquella salida en segundo de kinder, cuando nos llevaron a visitar al Instituto cultural Cabañas y admirar los murales de José Clemente Orozco. Me impresionaron tanto que yo también quise pintar -de hecho, aún tengo ganas de intentar hacer un mural, tal vez un día-, ya no como un reflejo de lo que veía sino con una intención estética y consciente de que podía crear y, en algún lugar en la casa de mis papás, todavía se encuentra esa primera pintura que con los dedos y un poco de gouache, hice de regreso al salón: Mi primera obra con intención artística. 

Il faut dire que je suis une de ces étranges êtres qui aiment se promener dans les musées, sentir l'odeur des livres et respirer la culture. Je crois que c'est le cas depuis toujours. Je me souviens très nettement de cette sortie en MS, lorsque nous sommes allés visiter l'institut culturel Cabañas -à Guadalajara- pour admirer les fresques de José Clemente Orozco. Ils m'ont fait une telle impression que moi aussi, j'ai voulus peindre -d'ailleurs, j'ai toujours envie de m'essayer aux fresques, peut être un jour-, plus comme juste un reflet de ce que je voyais mais désormais avec une intention éstétique et consciente de que j'étais capable de créer et, quelque part chez mes parents, se trouve encore cette première peinture que, avec les doigts et un peu de gouache, j'ai fait en rentrant à l'école: ma toute première oeuvre artistique.

Así que sí, decididamente creo que llevar a los niños al museo no es una mala idea, aunque la mayoría no comprenda, aunque no les parezca tan interesante o incluso se aburran y tal vez intenten hacer alguna travesura, yo estoy convencida que alguna huella les queda y el arte los toca, sobre todo a los más sensibles, que a pesar de su corta edad, son perfectamente capaces de apreciar. Yo lo viví y ese día también lo ví en esos dibujos de quienes observaban curiosos aquellas esculturas y cuadros abstractos y que, aún sin entender gran cosa de los conceptos técnicos, volvieron a casa con un cuadernillo de bocetos y una semilla de arte en el alma...

Alors, oui, décidément je crois qu'amener les enfants au musée n'est point une mauvaise idée, même si la plupart ne comprendra rien, même s'ils ne le trouvent pas si intéressant que ça ou qu'ils s’ennuient, voir qu'ils tentent de faire des bêtises, je reste convaincue qu'ils garderont quelque trace et que l'art les touche, surtout ceux plus sensibles qui, malgré leur jeune âge, sont parfaitement capables d'apprécier. Je l'ai vécu moi même et ce jour là, j'ai pu le voir aussi dans les dessins de ceux qui regardaient avec curiosité ces drôles de sculptures et tableaux abstracts et qui, bien qu'ils n'aient pas compris grand chose sur les concept techniques, ils sont quand même rentré chez eux avec un petit carnet de dessins et une graine d'art dans l'âme...   


dimanche 22 novembre 2015

Yo soy París / Je suis Paris

Viernes 13 por la noche, el cansancio me gana y me duermo con el libro en la mano y la mente en 1866 a bordo del Abraham Lincoln en busca de un misterioso "monstruo" marino, dispuesta a sumergirme en el universo de Julio Verne y sus "20,000 leguas de viaje submarino" cuando, sin saber por qué, algo me despierta. La casa está en calma y prendo mi teléfono para ver la hora y encuentro un: "han visto las noticias?". Rápidamente busco el canal de noticias y me quedo helada. Al poco tiempo, mi hermana, me envía un mensaje para saber si estamos bien.

Le soir du vendredi 13, la fatigue me fît sombrer dans le sommeil avec mon livre encore dans la main et l'esprit en 1866 à bord de l'Abraham Lincoln à la chasse d'un mystérieux "monstre" marin, prête à plonger dans l'univers de Jules Verne et ses "20,000 lieues sous mer" lorsque, sans savoir bien pourquoi, quelque chose me réveilla. Le calme régnait dans la maison lorsque j'allume mon portable pour regarder l'heure et trouver un "vous avez vu le journal?". Rapidement, je cherche la chaîne de notices et je reste de marbre. quelques minutes après, je reçois le message de ma sœur demandant si nous allons bien. 

Mi suburbio parisino está lo suficientemente lejos como para escapar esa noche del constante ulular de las sirenas, de las terribles explosiones e infinidad de detonaciones. De la escena de horror que tuvo lugar en una noche cualquiera, en una ciudad normalmente llena de vida pero que, por horas interminables, se convirtió en una irreconocible zona de guerra. Uno de los peores escenarios terroristas, acababa de producirse sin que nadie pudiera evitarlo y sin que nadie, entonces supiera nada, la confusión era grande.

Ma banlieue parisienne se trouve assez loin de Paris pour échapper cette nuit au constant retentir des sirènes, aux terribles explosions et aux effroyables détonations. Loin de la scène d'horreur qui eût lieu une nuit comme toutes les autres, dans une ville habituellement pleine de vie mais, que pendant l'espace de quelques heures interminables, s'est transformée en méconnaissable zone de guerre. L'un des pire scénarios terroristes venait de se produire sans que personne ne puise l'empêcher et sans que personne, alors, sache rien, tellement la confusion était grande.

La información fue llegando a cuentagotas para horrorizarnos cada vez más, en una noche de las más oscuras en la historia de la ciudad.

L'information commença à arriver au compte-gouttes pour nous horrifier d'avantage, dans une des plus sombres nuits de l'histoire de la ville. 

 Y así, incapaz de despegar mi atención del noticiero, mientras escuchaba la voz temblorosa de aterrados periodistas, no hubo palabras para definir la emoción que me embargaba... Sigue sin haberlas.

Et ainsi, incapable de décoller mon attention du journal télévisé, pendant que j'écoutais la voix trouble des journalistes horrifiés, je n'ai pas trouvé des mont pour décrire l'émotion qui me submergeait... Je ne les trouve pas encore.

Como muchos residentes en Francia -si no todos-, pasé la noche entre el teléfono y el noticiero, rogando porque mis amigos parisinos estuvieran bien, porque los rehenes del Bataclan pudieran ser rescatados, que los terroristas fueran pronto detenidos y que terminara la pesadilla.  

Comme des nombreux résidents en France -si ce n'est pas tous-, j'ai passé la nuit entre le téléphone et le journal télévisé, en priant que mes amis parisiens se trouvaient bien, que les otages du Bataclan s'en sortent,  que les terroristes furent vite retrouvés et arrêtés et que le cauchemar touche à sa fin.

A una semana de los atentados, París no olvida pero vive, canta, ama y rie en un valiente acto de resistencia ante la amenaza terrorista más latente que nunca, porque la vida sigue, a pesar del duelo, del miedo y la incomprensión, sobre todo de aquella que minimiza, o peor aún, que justifica los espantosos ataques y que yo tampoco entiendo.


Paris
Une semaine après des attentats, Paris n'oublie pas mais vit, chante, aime et rit en un brave acte de resistance face à la menace terroriste plus latente que jamais, parce que la vie continue, malgré le deuil, la peur et incompréhension, surtout celle que minimise, pire encore, qui va jusqu'à justifier les épouvantables attaques et que moi non plus, je ne comprends pas.

Así nació, para algunos, la moda de un filtro tricolor acompañado de un hashtag que inundó las redes sociales como signo de solidaridad para luego, súbitamente en desbandanda, alinearse en un insoportable desprecio por toda muestra de empatía hacia Francia y sus ciudadanos, con tal un desborde de odio e intolerancia seguido de una francofobia irracional que no soy capaz de explicar y que podría resumirse en un: "Yo no soy París".

Ainsi naquit, pour certains, la mode d'afficher un filtre tricolore doublé d'un hashtag qu'inonda les réseaux sociaux en signe de solidarité pour ensuite, soudainement en débandade, s'aligner en un insupportable mépris pour toute marque d’empathie envers la France et ses citoyens, avec un tel déchaînement de haine et d’intolérance suivi d'une francophobe irrationnelle que je ne suis pas capable d'expliquer et qui pourrait se résumer en un: "Je ne suis pas Paris".

Sin embargo, yo lo soy y lo afirmo con convicción aunque haya quienes quieran ver en eso todas las aberraciones que según ellos, implica. Que si es por hacerme la interesante, para seguir una moda idiota, que si no soy francesa, que si no vivo en París, que si  soy malinchista, que si esto o que si lo otro. Quizas les duela tener que admitirlo, pero en el fondo, toda persona que se diga libre y civilizada, tendría que ser París. Y "Yo soy París" y lo soy porque si entendieran que París es un eterno encuentro de culturas, de respeto e intercambio, de apertura y de díalogo, entonces verían que tiene sentido. París no es sólo el bastión de ricos y rancios arístocratas que comen baguettes y compran a precios exhorbitantes en las boutiques de los Campos Elíseos que algunos -en su completa ignorancia- quieren ver, que por supuesto, los hay pero no es sólo eso. París es un mosaico de nacionalidades, credos, ideologías y razas, una ciudad llena de historia, de alegría, igualdad, cultura y libertad. París representa todo lo que los fanáticos de la sharia odian, es una luz que brilla incandescente en el mundo occidental. "Yo soy París", porque soy mujer y humana, completamente libre, de esa libertad que "aquellos" tanto aborrecen, porque no atacaron un país, ni una ciudad, atacaron lo que ésta representa. Es por eso que la noticia sacudió al mundo, pero ya no espero que esos nuevos francofóbos lo entiendan.

Pourtant, moi, je le suis et l'affirme avec conviction même s'il y en aura ceux qui voudront voir en ce fait toutes les aberrations que, d'après eux, cela implique. Que si c'est pour me rendre intéressante, pour suivre une mode idiote, que si je ne suis même pas française, que si je n'habite pas à Paris, que si je suis malinchista* ou je ne sais pas quoi d'autre. Peut être qu'ils auront beaucoup du mal à l'admettre, mais sur le fond, toute personne qui se dit libre et civilisée, devrait être Paris. Et "Je suis Paris" et je le suis parce que, s'ils comprenaient que Paris c'est une éternelle rencontre de cultures, de respect et d'échange, d'aperture et de dialogue, il verraient alors que cela a bien un sens. Paris ce n'est pas le bastion de riches et rances aristocrates mangeurs de baguettes qui achètent à prix d'or dans les boutiques des Champs Elysées qu'un bon nombre -dans leur ignorance- veulent croire, que, bien entendu, il y en a, certes, mais ce n'est pas que ça. Paris c'est une mosaïque de nationalités, confessions, idéologies et races, une ville pleine d'histoire, de joie, égalité, culture et liberté. Paris représente tout ce que les fanatiques de la charia haïssent, c'est une lumière que brille incandescente dans le monde occidental. "Je suis Paris", parce que je suis une femme et humaine, complètement libre, ce cette liberté que "ceux là"abhorrent autant, parce qu'ils n'ont pas attaqué une ville ni un pays, ils se sont attaqués a tout ce qu'elle représente. Voilà pourquoi  le monde fut autant secoué, mais je n'attend plus que ces nouveaux francophobes le comprennent.

Sí,"Yo soy París" y lo mismo que México, París me duele. Francia me duele y me duele porque es mi hogar, porque bien que mal, ésta tierra me ha acogido y yo la he adoptado, porque es la tierra de mi esposo, de mis hijos, de mis amigos y, aunque parezca increíble, del mismo modo en que amo México hoy también amo Francia con todos sus defectos y virtudes. Quizas más de alguno no lo entienda -ni tampoco espero que lo haga- porque tendría que haber vivido lejos su tierra para saber de lo que hablo, que se puede amar sin límites y que al aceptar la pluriculturalidad y la diferencia entonces se convierten en una gran riqueza y con ésto, mi corazón no se ha dividido, al contrario, más bien se ha ensanchado.

Oui, "Je suis Paris" et, comme je pleure le Mexique j'en pleure pour Paris. Je pleure la France et je la pleure parce que c'est mon chez moi, parce que, tant bien que mal, cette terre m'a accueilli et je l'aurai adoptée, parce que c'est la terre de mon mari, de mes enfants, mes amis et, même si cela peut paraître incroyable, au jour d'aujourd'hui je l'aime comme j'aime le Mexique, avec tous ses défauts et ses vertus. Il se peut que certains ne le comprennent pas -et je n'attend pas non plus qu'on me comprenne- car il leur faudrait avoir vécu ailleurs, loin de leur pays pour savoir de quoi je parle, qu'on peut aimer sans limites et qu'en en acceptant la multiculturalité et la différence elles se transforment alors en une énorme richesse et avec ça, mon cœur ne s'est pas déchiré en deux, mais au contraire, il est devenu bien plus large.

Si todos fueramos realmente París, si aceptaramos que al igual que ésta maravillosa ciudad podemos coexistir en la diferencia, con respeto y tolerancia, que podemos levantarnos y unirnos frente al horror y la adversidad, quizas no tendríamos que presenciar más escenas como la del viernes 13 por la noche o la del sábado, en Bamako ni en París, ni en Siria o Malí, ni en ningún otro lado... 

Si nous étions tous vraiment Paris, si nous acceptions que nous pouvons coexister en la différence, avec  respect et tolérance, que nous pouvons nous redresser et nous rassembler face à l'horreur et l'adversité comme le fait cette merveilleuse ville, peut être que nous n'aurions plus a assister à d'autres scènes comme celle du soir du vendredi 13, ni à Paris, ni en Syrie ou au Mali, ni nulle part ailleurs...




*"Malinchista", dans les grandes lignes et selon la tradition populaire, c'est une façon très péjorative de qualifier ceux qui méprisent leur racines, voir pire, qui les trahissent pour privilégier tout ce qui est ou vient de l'étranger, d'autant plus si c'est européen. L'adjectif, purement mexicain,  trouve ses origines en la "Malinche", une sorte de princesse aztèque -plus tard rebaptisée Doña Marina- qui serait devenue interprète, conseillère et maîtresse du conquistador Hernán Cortés. Celui-ci se sera juste servi d'elle, pour plus tard, la marier à un de ses sous-chefs après avoir accompli la conquête de l'empire aztèque, en partie grâce à elle. Bien évidemment, sa trahison reste à ce jour impardonnable et profondément ancré dans le subconscient collectif. Voilà donc un mot à connotation très, très négative souvent utilisé à tort et à travers lorsqu'on estime que quelqu'un n'est pas assez nationaliste "patriote" ou fier d'être mexicain. Si vous souhaitez avoir plus de précisions à propos de ce si complexe personnage, indissociable de la culture mexicaine, vous pouvez jeter un coup d’œil par ici .

mardi 4 mars 2014

Passé recomposé

Me invade una extraña nostalgia,
Gainsbourg me canta al oido
y me transporta a un París
que jamás conocí.
Pasado y presente se entremezclan,
recuerdos, añoranzas y hasta inconfesables lamentos
se visten de lanas y ocres
bajo la luz granulosa
de un invierno en pantalla de cine.
Notas que bailan
en las grandes alas
de un sombrero de fieltro,
palabras que hacen temblar el tiempo
para ahogarse en las profundidades del Sena
y reunir en un sólo instante
los oxidados fragmentos
de otras historias...

*****

Je me sens envahir par une étrange nostalgie,
Gainsbourg me chante à l’oreille
et me transporte vers un Paris
que je n’ai jamais rencontré.
Passé et présent s’entremêlent,
souvenirs, regrets et même d’inavouables lamentations
s’habillent de laines et d’ocres
sous la lumière granuleuse
d’un hiver en écran de cinéma.
Notes qui dansent
dans les grandes ailes d’un chapeau de feutre
des mots qui font trembler le temps
pour se noyer dans les profondeurs de la Seine
et rassembler dans un seul instant
les fragments rouillés
d’autres histoires…



jeudi 8 août 2013

Los niños nacen en las coles… /Les garçons naissent dans les choux...

...y las niñas en las rosas. En Francia, los bebés no llegan de París transportados por las cigueñas, que lo más cerca que pueden estar de un recien nacido, quizas sea cuando anidan en el techo de alguna casa en Alsacia. No, los niños se encuentran en el jardín o en el huerto, escondidos entre las hojas perladas de rocío de las coles o los delicados pétalos de una rosa.

...et les filles dans les roses. En France, les bébés n’arrivent pas de Paris transportés par les cigognes, qui, au mieux, pourraient approcher un nouveau né en construisant un nid dans la toiture d’une maison alsacienne. Non, les bébés on les trouve dans le potager ou le jardin, cachés entre les feuilles perlées de rosée des choux ou les pétales délicats d’une rose.

Aunque es cierto que en el folklor francés la cigueña se sigue asociando a los nacimientos para “explicarle” a los niños de dónde vienen los bebés, en la actualidad es más común que se hable de flores y hortalizas. Hay quienes suponen que debe ser porque en algún momento, mucho, mucho tiempo atrás, a alguien se le ocurrió atribuirle propiedades de fertilidad a una col -vayan a saber por qué.

Même si c’est vrai que dans le folklore français la cigogne est toujours associée à la naissance pour « expliquer » aux enfants d’où viennent les bébés, aujourd’hui c’est plus courant qu’on parle de fleurs et de légumes. Certains gens supposent que cela est peut être dû à que, quelque part très, très loin dans le passé, quelqu’un eût l’idée d’attribuer aux choux des propriétés de fécondité –allez savoir pourquoi. 

Otra versión surge de una leyenda de la Grecia antigua en donde la esposa del rey Agamenón tuvo tres hijas y un niño que fueron arropados con pétalos de rosa y las hojas de una col, respectivamente. La rosa, al ser un símbolo de feminidad por excelencia, lógicamente fué adjudicada a las niñas y para no causar agravios ni confusiones, la col fué reservada al niño.

Une autre version trouve son origine dans une légende de la Grèce Antique où la femme du roi Agamemnon accoucha de trois filles et un garçon, enfants aussitôt langés avec des pétales de rose pour les filles et des feuilles de chou pour le garçon. La rose, étant un symbole de féminité par excellence, logiquement fût attribuée aux filles et pour qu’il n'y ait pas des confusions pouvant nuire au garçon, les feuilles de chou le lui furent réservées.


Sea cual sea la versión o el folklor según las latitudes, lo cierto es que me sería mucho más sencillo ir buscar entre las rosas de algún jardín a Miss Candy o simplemente esperar a que alguna cigueña desorientada llegue tranquilamente con ella de París...   ;)


Peu importe la version ou le folklore selon les latitudes, c’est certain qu’il me serait beaucoup plus simple d’aller chercher Miss Candy parmi les roses dans un jardin ou alors, juste attendre qu’une cigogne déboussolée vienne avec elle de Paris pour me l’amener… ;) 








vendredi 12 juillet 2013

14 de julio, fiesta nacional / 14 juillet, fête nationale

Este año, la lluvia no vendrá a arruinar la fiesta y una explosión de luces y colores iluminará desde el 13 las noches francesas. Como ya lo saben, el 14 de julio se conmemora la toma de la prisión de la Bastilla que daría inicio a la revolución francesa y la abolición del absolutismo, instaurado como fiesta nacional dede 1880.

Cette année, la pluie ne viendra pas gâcher la fête nationale et une explosion de lumière et de couleurs éclairera dès le 13 juillet les nuits françaises. Comme vous le savez, le 14 juillet la France commémore la prise de la Bastille qui déclencherait la révolution française et l'abolition de l'absolutisme, date instaurée comme fête nationale depuis 1880.  

Luego de los  fuegos artificiales –la noche el 13 en las pequeñas comunas, la del 14 en las grandes ciudades – no puede faltar el tradicional baile de los bomberos que tiene lugar en la propia estación. En un principio la fiesta estaba reservada exclusivamente para los soldados de fuego y sus familias, pero en 1937 y, atendiendo el llamado de algunos pasantes para unirse a la fiesta, la estación de Montmartre abre sus puertas al público dando así origen a esta curiosa tradición.


Après les feux d'artifice -la nuit du 13 juillet pour les petites communes, celle du 14 pour les grandes villes- impossible de rater l'incontournable et traditionnel bal des pompiers qui à lieu dans leur propre caserne. Le bal, à l'origine, était réservée exclusivement aux pompiers et leurs familles, mais en 1937, un groupe de passants demandant de se joindre à la fête, s'est fait accueillir dans la caserne de Montmartre qui ouvrit alors ses portes public et c'est ainsi que commença cette drôle de tradition.   

Bal des pompiers
Y por supuesto, no podemos olvidar el gran desfile militar en los Campos Eliseos la mañana del 14 de julio  y en donde el presidente de la Va República, cual niño, con orgullo se regocija ante las filas de sus soldaditos, aviones y tanques de guerra ;)


Et bien sûr, sans oublier le grand défilé militaire des Champs Elysées le matin du 14 juillet et où le président de la Vème République, tel un enfant, se réjoui avec fierté devant les rangées de ses petits soldats, avions et chars de guerre ;) 


Si están en la capital - o sus alrededores- y no saben qué hacer éste fin de semana, no dejen de consultar el programa que  propone el ayuntamiento de París. 


Si vous vous trouvez à la capital -ou ses alentours- et vous ne savez pas quoi faire ce week-end estival, n'hésitez pas à jeter un coup d’œil au programme proposé par la mairie de Paris.

le Personalmente, preveo  disfrutar de una carne asada con la familia en el huerto de mis suegros para luego ver los maravillosos fuegos artificiales que iluminarán el lago de mi comuna desde un punto privilegiado ;)

Pour ma part, j'ai prévu profiter d'un barbecue avec la famille dans le potager de mes beaux parents pour ensuite regarder les superbes feux d'artifice qui éclaireront les lacs de ma commune avec une vue imprenable ;)

dimanche 17 mars 2013

La météo o el reporte del tiempo

Siguiendo con las cosas que más me han sorprendido en este país, hoy les hablaré de la  météo, entiéndase: el reporte del tiempo que inevitablemente nos recordará que, en pocas palabras el tiempo es practicamente imprevisible y caprichoso y por ello, en la tele –dentro del noticiero o no-, mañana tarde y noche, en cualquier publicación periódica, pantalla de información y/o aplicación de smartphone -más lo que haya olvidado mencionar-  se exponen con sumo detalle –y casi siempre para deprimirse- las previsiones no sólo del día sino de cada etapa de la jornada.

Météo France
 Pour continuer avec les choses qui m’ont le plus étonnée en France, aujourd’hui je vous parlerai à propos de la météo qu’en quelques mots, inévitablement nous rappellera que le temps est pratiquement imprévisible et capricieux et c’est pour ça qu’à la télé –dans le journal télévisé ou pas- matin et soir, dans n’importe quelle publication périodique, écran d’information et/ou application de smart phone –et autre que j’aurais pu oublier- son exposées avec beaucoup de détail les prévisions météorologiques non pas seulement du jour, mais de chaque étape de la journée –le plus souvent pour nous donner le cafard. 

Porque en México solía bastar informarse de la llegada de un huracán o frente frío ocasional y según la estación y  lo cierto es que en general no hay grandes cambios a lo largo, ya no digamos del día, sino de toda la semana. Las temperaturas tampoco iban de un extremo a otro como quien juega con un yo-yo, en todo caso jamás como en Francia. El que lloviera o no durante el verano, por ejemplo, no implicaba prever más que un paraguas que a veces ni siquiera ibamos a utilizar ya que la lluvia podía pasar pronto dejando un cielo despejado – e inundaciones por el lado de Plaza del Sol*, entre otros. Una mirada por la ventana antes de salir, acaso un sueter ligero por si refresca y listo.

Parce qu’au Mexique il suffisait juste de se renseigner de l’arrivée d’un ouragan ou d’un front froid occasionnels et selon la saison, mais en général il n’y a pas de grands changements tout au long, n’en parlons pas du jour, mais de toute la semaine. Les températures non plus n’allaient pas d’un extrême à l’autre comme si on jouait au yo-yo, en tout cas pas comme en France. Qu’il se mette à pleuvoir pendant l’été, par exemple, impliquait simplement de prendre un parapluie que parfois nous n’utiliserions même pas puisque la pluie pouvait passer assez vite en laissant derrière elle un ciel complètement dégagé –ainsi que quelques inondations du côté de Plaza del Sol*, entre autres. Jeter un coup d’œil par la fenêtre avant partir, peut être un gilet au cas où ça rafraîchisse et voilà qu’on est prêts.       

Pero en Francia es otra cosa, el tiempo es tan, pero tan, taaaan variable e imprevisible que terminamos por obsesionarnos con esos reportes del clima... claro, una vez que aprendimos la lección de no salir nunca sin haberlos consultado, por nuestro propio bien.

Mais en France ce n’est pas du tout pareil, le temps et tellement, mais tellement variable et imprévisible que nous finissons par être obsédés avec les prévisions du temps… bien entendu, une fois qu’on à bien retenu la leçon de ne sortir jamais sans les avoir d'abord consultées, dans notre propre intérêt.

Cómo es el tiempo en Francia? Independientemente de la estación y salvo las raras ocasiones –generalmente en el verano- en que el “buen tiempo” permanece estable durante algunos días -y con algo de mucha suerte hasta semanas!- y dejando de lado el invierno donde lo más que se puede esperar es que: no llueva/neve o los dos, la mañana no necesariamente será lo mismo que la tarde, la noche o el día siguiente. Por increíble que parezca, así es y si ayer estuvo templado y soleado hoy bien puede estar nevando.

 Il est comment le temps en France? Peu importe la saison et, sauf les quelques rares occasions –en général pendant l’été- où le « bon temps » reste stable pendant plusieurs jours-  voir quelques semaines avec un peu beaucoup de chance!- et laissant de côté l’hiver où nous pouvons espérer: au mieux qu’il ne pleuve pas/qu’il n’y ait pas de neige ou les deux, le matin ne sera pas forcément la même chose que l’après midi, le soir ou le lendemain. Aussi incroyable que cela puise paraître, c’est comme ça et si encore hier avait fait un temps tempéré et ensoleillé, aujourd’hui il peut aussi bien neiger.  

No hay mejor ejemplo que el de la semana pasada, cuando el tiempo parecía que por fin iba a mejorar, que la primavera ya estaba cerca y casi, casi podíamos pensar en comenzar a guardar en algún obscuro rincón del armario esos gruesos abrigos, chamarras y demás indispensables de invierno para no morir de hipotermia en cualquier salidita... Y entonces vuelve a nevar con todo el caos que eso implica y la gran pista de patinaje en que se convirtió París. Carreteras bloqueadas y autos enterrados bajo la nieve en el norte, el fin del mundo nevado, pues... luego de nuevo el sol y ahora estamos bajo la lluvia... Todo en una semana.

Paris Match
Il n’y a pas mieux comme exemple que celui de la semaine dernière, quand le temps avait l’air d’en fin s’améliorer, que le printemps semblait si près et que nous allions presque,  presque pouvoir envisager de ranger dans un obscur placard ces lourds manteaux et autres indispensables de l’hiver pour ne pas crever d’hypothermie à la moindre petite sortie… Et alors il se remette à neiger avec tout le chaos que cela implique et Paris transformé en grande patinoire. Autoroutes  bloquées et voitures ensevelies sous la neige dans le nord, la fin du monde enneigé quoi… puis, encore le soleil et maintenant nous nous retrouvons sous la pluie… Le tout rien que dans une semaine.

Todavía hay que esperar a que llegue el supuesto “buen tiempo”. Digo supuesto, primero, porque el reporte del tiempo no es para nada infalible y segundo, porque en Francia el término “buen tiempo” significa simplemente que no lloverá/nevará y que el algún momento del día –con suerte- veremos uno que otro rayo de sol. Eso es algo que me ha costado y sigue costando asimilar porque para mí, “buen tiempo” implica un cielo despejado y temperaturas razonables, pero “Toto, ya no estamos en Kansas” o mejor dicho: “Jessica, ya no estás en Guadalajara”...
Il faudra attendre encore l’arrivée du supposé “bon temps”. Je dis supposé car, d’abord les prévisions météorologiques ne sont pas infaillibles et puis, parce qu’en France le terme « il fait beau »  veut dire simplement qu’il ne pleuvra/neigera pas et que dans un moment de la journée –avec un peu de chance- nous apercevrons quelques rayons de soleil. Voilà quelque chose que j’ai encore beaucoup du mal a assimiler parce que pour moi,  un « bon temps » où il « fait beau » implique un ciel dégagé et des températures raisonnables, mais «Toto, nous ne sommes plus au Kansas » ou plutôt : « Jessica, tu n’es plus à Guadalajara»…

Si, habrá que esperar para guardar los abrigos y mientras, seguiré soñando con la primavera y los cerezos en flor...

Oui, il faudra patienter encore avant de ranger les manteaux et en attendant, je continuerai à rêver du printemps et des cerisiers fleuris… 






* Centro comercial en Guadalajara donde hay inundaciones cada vez que cae una tormenta.

* Centre commercial à Guadalajara où il y a souvent des inondations à cause des orages.

mardi 5 mars 2013

Próximamente: la primavera / Bientôt: le printemps

Hoy es un bello día que me atreveré a calificar como una probadita de primavera, cierto, algo fresco y medio nublado pero que comparado con los días pasados, no podría más que caer bien. Los pájaros cantan en las ramas de los árboles aún desnudos, los niños están de vacaciones y juegan alegremente en la calle, la gente sale con abrigos más ligeros y hasta de buen humor. En París, cada centímetro cuadrado de parques, jardines y terrazas debe estar ocupado –como cada vez que hay aunque sea un rayito de sol-, la gente está más dispuesta a sonreír e incluso la vida parece más alegre. Que bien hacen los días soleados! Sobre todo cuando son tan raros que pareciera que son tan sólo un mito. Como algo sacado de un cuento de hadas o hasta de una alucinación colectiva...
Aujourd’hui c’est un beau jour que j’oserai de qualifier d’un avant goût du printemps, certes un peu frais et quelque peu nuageux mais à côté des derniers jours, il ne pouvait pas tomber mieux. Les oiseaux chantent dans les branches des arbres encore dénudés, les enfants sont en vacances et jouent joyeusement dehors, les gens sortent avec des manteaux plus légers et même de bonne humeur. À Paris, chaque centimètre carré de parcs, jardins et terrasses doit être occupé – comme à chaque fois qu’il y a ne serait-ce qu’un tout petit rayon de soleil-, les gens sont plus enclins à sourire et même la vie parait plus gaie. Qu’ils font du bien les jours ensoleillés ! D’autant plus qu’ils sont tellement rares qu’on croirait que ce ne sont qu’un mythe. Comme quelque chose tout droite sortie d’un conte de fées o même d’une hallucination collective…  

Antes de llegar a Francia ni siquiera pensaba en que la falta de sol pudiera afectar tanto a las personas, al tal punto, que en el invierno podemos sufrir de una carencia de vitamina D y con ello, un consecuente estado letárgico y depresivo. Visto así, no es tan extraño que la gente que vive en lugares con climas menos fríos -y mucho más soleados- sea tan diferente de quienes no tienen ese privilegio.

Avant de venir en France je n’y pensais même pas que le manque de soleil pouvait avoir autant d’effet sur les gens, au point que pendant l’hiver, on peu souffrir d’une carence de vitamine D et avec, un conséquent état léthargique et dépressif. Vu comme ça, ce n’est pas si étonnant que les gens qui habitent dans les endroits moins froids – et bien plus ensoleillés- soient si différents de ceux qui n’ont pas ce privilège. 

Eso me hace pensar en algo que en mi grupo de amigos decíamos en broma pero que en el fondo, a fin de cuentas no era tan descabellado: cada que alguien tardaba en entender algo o que lo entendía mal –suponiendo que haya captado cualquier cosa-, la frase –y excusa- obligada solía ser “es que no me/te ha dado el sol...”

Ça me fait penser à ce qu’on disait pour rigoler dans mon groupe d’amis mais qu’au fond n’était pas une idée si farfelue: à chaque fois que quelqu’un mettait du temps à comprendre quelque chose o qu’il le comprenait mal –si jamais il avait capté quoique ce soit-, la phrase obligée était « est-ce que je n’ai /tu n’as pas pris du soleil… »

Por supuesto que el asolearse –o no- para nada hace más o menos inteligente a una persona –como tampoco puede haber una transferencia de conocimientos por ósmosis con solo ponerse un libro sobre la cabeza- pero es un hecho que la falta de sol aletarga y nos puede hacer menos reactivos. Cuando el tiempo es gris no dan ganas de hacer gran cosa mientras que en los día soleados -en general- nos sentiremos más entusiastas. Por eso pienso que la “limpieza de primavera” no es una mera casualidad aunque puede que también tenga que ver con aquello de que en la primavera hay que arreglar el nido...

Évidemment que prendre le soleil –ou pas- en aucun cas ne rendra pas une personne plus o moins intelligente –comment ce n’est pas possible d’assimiler des connaissances par le phénomène d’osmose rien qu’en mettant un livre sur la tête- mais c’est certain que le manque de soleil nous laisse léthargiques et peut nous rendre moins réactifs. Quand le temps est gris on n’a pas envie de faire rien alors que dans les jours ensoleillés –en général- nous nous sentirons plus enthousiastes. Voilà pourquoi je pense que le « nettoyage de printemps » n’est pas qu’une coïncidence mais il pourrait aussi avoir un rapport avec cette histoire de préparer le nid pendant le printemps…

En fin, el hecho es que en México jamás escuché nada acerca de una carencia de vitamina D –ni mucho menos de magnesio- cuando aquí es un tema de actualidad tal, que a los bebés y niños pequeños les prescriben dosis cotidianas –para evitar el raquitismo por una deficiencia de calcificación- y creo que eso lo dice todo. No hay nada como vivir en un lugar donde suela brillar el sol –sin irse a los extremos que tampoco ha de ser una maravilla encontrarse en el desierto! Por ejemplo ;)  

En fin, le fait est ce qu’au Mexique je n’ai jamais entendu parler rien à propos d’une carence de vitamine D –encore moins de magnésium- alors qu’ici c’est un sujet d’actualité à tel point qu’on prescrit des doses quotidiennes aux bébés et jeunes enfants –pour éviter le rachitisme à cause d’une déficience de calcification- et je crois qu’avec ça tout est dit. Rien de tel que de vivre dans un endroit où le soleil brille presque toujours –sans pour autant aller vers les extrêmes car ce n’est pas non plus le bonheur se retrouver dans le désert! Par exemple ;)

Sol, por favor, quedate un buen rato!!!

Soleil, je t’en prie, reste avec nous pendant un bon moment!!!




mercredi 20 février 2013

Mexico-Paris: Jeune Création

He ahí el nombre de la exposición de arte contemporaneo mexicano en donde podrán apreciarse las obras de cinco jóvenes artistas mexicanos que expondrán por primera vez en París.

Voilà le nom de l’exposition d’art contemporain mexicain où pourront être appréciées les œuvres de cinq jeunes artistes mexicains qui exposeront pour la première fois à Paris.

A través de distintas técnicas,  Gabriela Sandoval, Laila Torres, Benjamin Valdes, Allan Villavicencio y Danyra Amaro -estudiantes de la escuela de Artes Plásticas de la UNAM-, reflejan su propia visión de México, su cultura y la problemática actual, tratando de entablar un díalogo con la ciudad de París para encontrar otra perspectiva.

À travers différentes téchniques, Gabriela Sandoval, Laila Torres, Benjamin Valdes, Allan Villavicencio y Danyra Amaro –étudiants de l’école d’Arts Plastiques de la UNAM*- reflètent  leur propre vision du Mexique, sa culture et la problématique actuelle, en essayant d’établir un dialogue avec la ville de Paris pour trouver une autre perspective.
La exposición “México-París: Jeune Création” tendrá lugar del primero de marzo al primero de abríl 2013 en la galería:

L’exposition “México-París: JeuneCréation” aura lieu du premier mars au premier avril 2013 à la galerie :

 “Mémoire de l’Avenir”
45-47 Rue de Ramponeau, Metro Belleville
Horarios : De lunes a viernes de 10:00 a 19:00 sabados de 13:00 a 18:00.
Horaires: Du lundi au vendredi de 10h à 19h, samedis de 13h à 18h.

También dentro del marco de esta exposición, la Universidad de la Sorbonne Nouvelle  organizará, el día 12 de marzo, una serie de manifestaciones artísticas con la participación Laila Torres y su performance “Danse d’amour”, la cita es en el:

Aussi, dans le cadre de cette exposition, l’Université de la Sorbonne Nouvelle organisera, le 12 mars, une série de manifestations artistiques avec la participation de Laila Torres et sa performance « Danse d’amour », rendez vous au :

Centre Censier
13, Rue de Santeuil, Metro 7 Censier-Daubenton
El 12 de marzo, de 19:00 a 21:00   
Le 12 mars, de 19h à 21h

Finalmente, con la colaboración de la asociación Aves de Paso, el día 13 de marzo se realizará una tarde de lectura acerca de los temas tratados por los artistas. Cita en el:

Pour finir, avec la collaboration de l’association Aves de Paso, le 13 mars aura lieu un après midi de lecture à propos des sujets abordés par les artistes. Rendez vous au:

Institut  des Hautes Etudes d’Amerique Latine (IHEAL)
28 Rue Saint Guillaume, Metro : Saint-Germain des Prés, Saint-Sulpice (4), Sèvres-Babylone, (10/12), Rue du Bac (12)
El 13 de marzo, de 14:00 a 16:00
Le 13 mars, de 14h à 16h

Si quieren saber más acerca de los artistas y la exposición, chequen la página de Facebook. Y para que no haya excusa de no ir, las exposición y todas actividades son gratis ;)

Si vous souhaitez en savoir un peu plus à propos des artistes et de l'exposition elle même, vous pouvez visiter leur page Facebook.  Et pour qu’il n’y ait pas d’excuse de ne pas y aller, l’exposition et toutes les activités son gratuites ;)

* Universidad Nacional Autónoma de México 

mercredi 13 février 2013

14 de Febrero, la Saint Valentin*


Una vez más llega el 14 de febrero para:

Encore une fois le 14  février est arrivé pour:

1) Recordarle a algunos su desesperante soledad –si es que les molesta, porque estoy segura que más de alguno ha de ser felizmente libre y soltero/a.

1) Rappeler à certains le désespoir de leur solitude –si jamais ça les dérange, car je suis sûre qu’il y en a qui sont très heureux d’être libres et célibataires.

 2) Exponenciar la cursilería de muchos y  presionar a otros tantos para que busquen también el modo de ser cursis –aún contra natura y por muchas razones, algunas puede que inconfesables.  

2) Développer de façon exponentielle le degré de ringardise d’un grand nombre et faire pression sur beaucoup d’autres pour qu’ils le deviennent à leur tour –même contre leur propre nature et pour de nombreuses raisons, dont certaines pourraient être inavouables.

3) Y cierta y principalmente, para comercializar el “amor” y obtener muy buenas ganancias con cuanto objeto estampado de corazones, cupidos -similares y conexos- y frases empalagosas se pueda concebir.

3) Et certainement et surtout, pour commercialiser « l’amour » et faire des bonnes chiffres avec à peu près n’importe quoi pour peu qu’il soit imprimé de cœurs, cupidons –similaires et connexes- et des phrases à la limite de l’écœurement que l’on puise imaginer.

Que conste que no tengo nada en contra de demostrar  los sentimientos -porque además soy una romántica incurable- pero limitarlo a un solo día de manifestaciones colectivas  exacerbadas en esta especie de ritual algo(?) kitsch -que por más que uno quiera no puede pasar desapercibido- me parece absurdo y en ocasiones, hasta de mal gusto cuando se nota lo forzado y artificial.

Ne vous méprenez pas, que je n’ai absolument rien contre le fait d’exprimer les sentiments –parce qu’en plus, je suis une romantique incurable – mais le limiter à une seule journée de manifestations collectives exacerbées dans cette espèce de rituel quelque peu (?) kitsch – et qu’à notre grand dam ne peut pas passer inaperçu –me semble absurde et, des fois, même de mauvais goût quand il s'agit de quelque chose visiblement artificielle et forcée.   

Quizas sea culpa de la visión hollywodense del romanticismo que luego nos vende ideas prefabricadas de “cómo debe ser el momento romántico por excelencia”.Y así, de la mezcla de un  beso bajo la lluvia y París surge: París bajo la lluvia.

C’est peut être à cause de la vision hollywoodienne du romantisme qui nous vend des idées toutes faites de “comment doit être le moment romantique par excellence ». Et voilà comment, du mélange d’un baiser sous la pluie et Paris surgit : Paris sous la pluie.

Paris
Lamento si destruyo el sueño de alguno con lo que voy a decir –si usted quiere seguir soñando, por favor, pase directamente al último párrafo o asuma las consecuencias!- pero sinceramente, la lluvia en París, sobre todo en el periodo invernal, es horriblemente deprimente, sucia y fastidiosa. Suele ser una lluvia constante y fina –también ácida, hay que decirlo- que nos va mojando como no queriendo la cosa hasta empaparnos y así hacernos candidatos a atrapar –otra vez- un buen resfriado. Y ahi va uno con su paraguas sintiendose como idiota bajo una lluvia casi invisible pero que igual en un rato nos mojará los pies. Es fría, gris y en general dura todo el día, casi siempre por varios días.

Je suis désolée si avec ce qui va suivre j’anéantis le rêve de quelqu’un –si vous voulez continuer à rêver, s’il vous plaît, passez directement au dernier paragraphe ou alors assumez les conséquences! – mais franchement, la pluie à Paris, surtout pendant la période hivernale, c’est affreusement déprimante, sale et bien chiante. En général c’est une pluie fine et constante – en plus d’acide, il faut le dire- qui, mine de rien, nous mouille tout doucement jusqu’à nous tremper en nous laissant bons à choper –encore une fois- un bon rhume. Et voilà qu’on va avec son parapluie comme un idiot sous une pluie presque invisible mais qui nous trempera les pieds quand même. Elle est froide, grise et en général tombe toute la journée, le plus souvent pendant plusieurs jours.

La verdad es que da más ganas de quedarse en casa que de salir a pasearse, incluso a mi, que siempre amé caminar bajo la lluvia saltando sobre los charcos con todo y momento romántico. Pero hay un pequeño detalle, la lluvia tibia y torrencial de Guadalajara nada tiene que ver con la de aquí, sin mencionar esas traidoras calles retorcidas  tipícamente parisinas – y en las que cuando te pierdes, te preguntas en dónde diantres está la entrada del metro cuando la necesitas- cuando no son panteoneras y que entonces uno se explica el por qué del “au bout de la rue”** y no “a la siguiente cuadra”... 

À  vrai dire ça donne plus envie de rester à la maison que d’aller se promener, même à moi alors que j’ai toujours aimé marcher sous la pluie en sautant sur les flaques d’eau, moment romantique inclus. Mais il y a un petit détail, la pluie tiède et torrentielle de Guadalajara n’a rien à voir avec celle d’ici, sans parler des rues tordues et traîtresses typiques de Paris – où l’on se perd très facilement en se demandant où diable se trouve une bouche du Metro quand on en a besoin – quand celles-ci ne sont pas longues à ne pas en avoir fin et qu’alors on comprend le pourquoi du « au bout de la rue » et non pas « a la siguiente cuadra »** comme au Mexique.   
© Yves LE SAOUT
Pero los enamorados que tengan la suerte de encontrarse en París, alegrense, porque mañana está previsto que llueva tooodo el día y entonces podrán salir a realizar su sueño de pasearse bajo la lluvia parisina y  disfrutar hasta hartarse de la incomparable aura romántica de la ciudad Luz...

Mais les amoureux qui auront la chance de se trouver sur Paris, réjouissez vous, car selon la météo demain il pleuvra de matin au soir et vous pourrez alors aller réaliser votre rêve de promenade sous la pluie parisienne et profiter à en avoir marre de l’incomparable aura romantique de la Ville Lumière…

Oh la la, Paris! Oh la la, l’amour!




*Traté de incluir imagenes parpadeantes con brillitos y otras cosillas pero estaba muy por encima de lo que puedo soportar ^^' 



*J'ai essayé d'inclure des images clignotantes avec des paillettes et autre mais c'était bien au delà de ce que je peux supporter ^^'



** Literalmente "al final de la calle".



** Au Mexique on appelle "cuadra" à un bloc de maisons délimité par les rues, les plus souvent comme un carré. L'ensemble de plusieurs "cuadras" fait une "colonia" qui doit être l'équivalent d'un quartier en France, comme le quartier Latin ou le Chinois.