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vendredi 21 août 2015

Plâtre-ro y yo, la Liberación / Plâte-ro et moi, la Libération

Con todo y que fue casi una mentada de madre que me dieran cita dos días diferentes para la radiografía y mi revisión ortopédica en el hospital, no pude evitar recibir con una enorme sonrisa a la enfermera para una última inyección, suponiendo que no decidieran dejarme el yeso por otras dos semanas -la sóla idea podía sumergirme en un estado de absoluta desesperación. Pero no importaba el frío, ni la espera o el mutismo del radiólogo que no me daría ninguna explicación, un día más, sólo un día más y tal vez -quería creerlo con todas mis fuerzas-, mi pierna vería por fin la luz.

Bien que c'était un vrai foutage de gueule que de me donner rendez vous deux jours d'affilée pour faire la radio et l'examen orthopédique à l'hôpital, je n'ai pas pu m'empêcher d'accueillir l'infirmière avec un grand sourire pour la toute dernière injection, dans le supposé que le médecin ne décide de laisser le plâtre en place encore pendant deux semaines -l'idée seule pouvait me plonger dans un état de désespoir absolu. Mais peu importait le froid, ni l'attente ou le mutisme du radiologue qui ne me donna point d'explication, juste un jour de plus et peut être -je voulais y croire de tout mon cœur-, ma jambe reverrait enfin la lumière.  

Con una extraña mezcla de angustia y esperanza, al día siguiente, con el zapato que no había usado desde hacía tantas semanas en la bolsa -por si acaso-, entré a ver al ortopédista que luego de revisar mis análisis y radiografía, parecía darme la opción de quedarme con el yeso por un tiempo más - cosa que no recomendaba- o quitarlo aunque seguiría con muletas por otras dos semanas sin poder apoyarme normalmente. Un poco en shock por lo que acababa de escuchar, le pedí entonces que me corfirmara si efectivamente podía librarme de ese yeso infernal ya que me parecía increíble deshacerme en ese mismo instante de aquél instrumento de tortura.

Dans un drôle de mélange d'espoir et d'angoisse, le lendemain, avec la chaussure que je n'avais pas portée depuis tant de semaines  dans mon sac à main -au cas où-, je suis allée voir l'orthopédiste qui, après avoir regardé les résultats de la prise de sang et ma radio, semblait me laisser le choix entre garder le plâtre encore un peu -chose qu'il déconseillait fortement- ou alors l’enlever à condition de me servir des béquilles pendant deux semaines de plus sans pouvoir m'appuyer sur le pied normalement. Un peu surprise par ce que je venais d'entendre, je lui ai demandé de me confirmer si je pouvais vraiment me débarrasser tout de suite de cet outil de torture.  

Casi con el mismo entusiasmo que al aceptar una propuesta de matrimonio, le dije que "Sí" y con alegría lo ví cortar y desenredar las vendas sintiendo un alivio comparable a la epidural en mi primer parto. Estaba en le cielo de tanto alivio y felicidad!

Avec plus ou moins le même enthousiasme que lorsqu'on accepte un demande en mariage, j'ai dit "OUI" et pleine de joie je l'ai vu couper et dérouler les bandages tout en ressentant un soulagement comparable à celui de la péridurale lors de mon premier accouchement.  

Y entonces vino el horror. La euforía momentánea pronto dió paso al desconcierto: delante de mí tenía la version pierna del Dr. Jekyll y Mr. Hyde. Nunca imaginé que un mes de inmobilización causaría tanto estrago, una pantorrilla flaca como pata de palo digna de un pirata y un pie enorme al que difícilmente pude calzar. Ni hablar de la jungla de vellos, la piel extra seca, los hematomas en planta y talón -casi llaga- y la mugre incrustada que lavé tanto como pude antes de jugar a la hermanastra de Cenicienta con el zapato para luego dar un doloroso primer paso. Fue como caminar sobre erizos y carbones ardiendo... Definitivamente, no volvería a caminar normalmente tan pronto. No, el fin del calvario todavía estaba lejos pero aún así era feliz y de haber podido, hasta me hubiera puesto a bailar como loca. Bienvenido el principio de la rehabilitación!

Et puis, voilà l'horreur. L’euphorie momentanée laissa cours au désarçonnement: devant moi se trouvait la version jambe du Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Jamais je n'aurais imaginé qu'un mois d'être immobilisée pourrait faire autant de dégâts, un mollet maigre comme une jambe en bois digne d'un pirate et un énorme pied que j'ai eu du mal à chausser. N'en parlons pas de la jungle de poils, la peau extra sèche, les hématomes sur la plante du pied et le talon -presque devenu plaie- et la saleté incrustée que j'ai lavée autant que possible avant de jouer la belle sœur de Cendrillon avec la chaussure pour ensuite faire un douloureux premier pas. C'était comme marcher pied nu sur des hérissons et charbons ardents... Ben, je n'allais pas me remettre à marcher normalement de si tôt. Non, la fin de mon calvaire était encore très loin mais j'étais néanmoins heureuse et si j'avais pu, j'aurai même dansé comme une folle. Bienvenue le début de la réhabilitation!

Por fin podría recuperar algo de mobilidad y autonomía, el uso de mis brazos estando parada y apoyarme un poco menos en esas malditas muletas aunque durante un tiempo seguría siendo la coja del segundo piso.

Je pouvais alors récupérer un peu de mobilité et 'd'autonomie, l'usage de mes bras étant début et m'appuyer un peu moins sur ces maudites béquilles même si j'allais rester la boiteuse du deuxième étage encore  pendant un moment. 

Es increíble lo difícil y penoso que puede ser recorrer aunque sea unos cuantos metros ni lo mal que pueden estar las calles -sí, sí, incluyendo las de Francia- cuando se vive con muletas. Así llegué sudando a mi primera sesión de quinesioterapia. Al fin alguien me haría bien después de tanto sufrimiento y, varios masajes y ejercicios después, luego de meses de rehabilitación y de casi volver a aprender a caminar al mismo tiempo que Miss Candy, llegó la liberación y todo volvió a la normalidad... o casi, porque nada vuelve realmente a su estado original y hasta la fecha, mi sentido del equilibrio sigue, valga la redundancia, un poquito desequilibrado.

C'est fou combien peut être dur et pénible se déplacer ne serait que quelques mètres ni ô combien les trottoirs peuvent être mal faits -si, si, même ceux de la France- lorsqu'on se sert des béquilles. C'est ainsi que je suis arrivée trempée en sueur à mon premier rendez vous chez le kiné. Voilà qu'en fin quelqu'un allait me faire du bien après autant de souffrance et quelques massages et exercices plus tard, après des mois de réhabilitation, voir, de réapprendre à marcher en même temps que Miss Candy, arriva en fin la délivrance et tout revint à la normale... ou presque, parce que rien redevient vraiment à son état original et jusqu'à ce jour, mon sens de l'équilibre reste, veuillez excuser la redondance, quelque peu déséquilibré.  

Pero hoy puedo correr y bailar, mis piernas son menos asimétricas, vaya, puedo volver a usar falda! Mi pie casi recuperó su talla normal, puedo usar tacones y como bonus, parece que se convirtió en algún tipo de barómetro. 

Mais aujourd'hui je peux courir et danser, mes jambes sont moins asymétriques, allons, je peux à nouveau porter des robes! Mon pied aura récupéré sa taille normale, je peux porter des talons et en prime, on dirait qu'il s'est transformé dans une sorte de baromètre.

Y así acaba la nada maravillosa aventura de romperse un pie en la víspera del año nuevo pero antes, quiero darle un sincero agradecimiento a las calles de Tonalá, Jalisco. Sin ellas, concretar la rehabilitación no habría sido posible. No hay como caminar por suelos irregulares para hacer trabajar el equilibrio y artículaciones insospechadas! ;)

Et c'est ainsi que la rien du tout merveilleuse aventure de se rompre un pied le jour de l'an arrive à sa fin, mais avant je voudrais remercier chaleureusement les rues de la ville de Tonalá, Jalisco au Méxique. Sans elles, ma complète réhabilitation n'aurait pas été possible. Rien de tel que marcher sur des sols irréguliers pour faire travailler l'équilibre et des articulations insoupçonnées! ;)



samedi 2 mai 2015

Plâtre-ro y yo, segundo episodio depresivo / Plâtre-ro et moi, deuxième épisode dépresif

El día de esa primera evaluación que tanto esperaba con todas mis fuerzas, luego de que amablemente me tiraran dejaran a la entrada del hospital y después de un par de noches desoladoras a la idea de que absolutamente nadie podría acompañarme para solicitar una silla de ruedas o siquiera, ayudarme a levantarme si me caía con todo y muletas, con mucha pena me encontré con la sorpresa de que la puerta que lleva a Radiología estaba cerrada y que tendría que recorrer muchos metros más -sin contar los que me separaban de Ortopedia- tan sólo para entrar. Ni siquiera había puesto un pie dentro -como si hubiera podido poner los dos!- y ya me faltaba el aire. 

Le jour de cette première évaluation tant attendue, après m'avoir fait jeter devant l'entré de l'hôpital et suite à deux nuits de désolation à l'idée que personne ne pourrait m'accompagner pour demander un fauteuil roulant voir, ne serait ce que pour m'aider à me relever si jamais je venais à tomber avec mes béquilles, j'ai eu la bonne surprise de découvrir que l'accès qui mène à Radiologie était fermé et qu'il me faudrait parcourir bien de mètres supplémentaires -sans compter ceux qui me séparaient du service d'Orthopédie- rien que pour y entrer. Je n'avais pas encore mis un pied dedans -comme si j'avais pu y mettre les deux!- que j'étais déjà essoufflée.

Después de tomar un ticket y cambiar dos veces de sala de espera, salí con la foto de las profundidades de mi pie en blanco y negro entre los dientes y, como pude, conseguí arrastarme hasta el servicio de Ortopédia con la esperanza de salir con un yeso más ligero, como lo evocaron al enyesarme en Urgencias y que tan ingenuamente creí. Sí, la fractura empezaba a consolidarse y no, no me cambiarían el yeso, mis dolores atroces en  la pantorrilla y el talón eran completamente normales y tendría que contentarme con mi opio ligth y mantener la pierna elevada y ejercitarla tanto como pudiera, pero, cómo rayos se ejercita un miembro inmobilizado?

Après avoir pris un ticket et changer de salle d'attente à deux reprises, je suis ressortie avec une photo noir et blanc de mon pied entre les dents et, tant bien que mal, j'ai réussi à  me traîner jusqu'au service d'Orthopédie avec le vain espoir de repartir avec un plâtre plus léger, tel qu'il m'avait été évoqué aux Urgences et que j'ai si innocemment cru. Oui, la fracture avait commencé à se consolider et non, on ne changerait point mon plâtre, mes atroces souffrances au niveau du mollet et le talon étaient tout à fait normales et je devrais me contenter de mon opium ligth et maintenir ma jambe surélevée et la faire travailler autan que je le pouvais, mais, comment diable on peut faire travailler un membre immobilisé?

Con la moral por los suelos, un cansancio extremo y una nueva receta para mis fabulosos antálgicos, salí del consultorio como alma en pena que va arrastrando cadenas. Supongo que mi aspecto debía ser directamente proporcional a mi desolación porque mientras trataba de juntar fuerzas para salir del hospital tirada cual trapo viejo en una incómoda silla delante de la recepción, el ser frecuentemente carente de humanidad que se esconde detrás, decidió acordarme un poco de compasión al preguntarme si alguien vendría por mí y si necesitaba llamar, cosa que amablemente hizo por mí -imposible usar el celular en esa área ya que no había señal- devolviéndome así un poco de fé en la Humanidad.


Avec le moral au plus bas, une fatigue extrême et une nouvelle ordonnance pour mes merveilleux antalgiques, j'ai quitté le cabinet comme une âme en peine qui traîne des chaînes. Je suppose que mon allure devait être directement proportionnelle à mon dépit parce que, alors que j'essayais de reprendre un peu de forces pour quitter l'hôpital, jetée telle une poupée en chiffon sur une chaise fort peu confortable devant la réception, l'être souvent dépourvu d'humanité qui se cache derrière, décida de m'accorder un peu de compassion en me demandant si quelqu'un allait venir me chercher et si j'avais besoin de téléphoner, chose qu'elle a eu la gentillesse de faire pour moi -impossible d'utiliser le portable à cet endroit car il n'y avait pas se réseau- en me rendant un peu de foi en l'Humanité.

Cabe decir que esa salida me dejó K.O. y no tenía idea de hasta qué punto, esa semana infernal pondría a prueba mis nervios, mi cuerpo, mi mente y mi moral. Y es que tres días después volvería a arrastrarme hasta ese mismo hospital para acompañar a Miss Candy, víctima de una violenta gastro seguida de un episodio digno de alguna de esas series de género médical que no le deseo a nadie.

Il faut dire que cette sortie m'a laissée K.O. et je n'avais pas une idée d'à quel point, cette semaine infernale mettrait mes nerfs, mon corps, mon esprit et mon moral à rude épreuve. Parce que trois jours plus tard, j'allais me traîner à nouveau à cet hôpital pour accompagner Miss Candy, victime d'une violente gastro suivie d'un épisode digne de n'importe quelle série du genre médicale et que je ne souhaite à personne d'y vivre.

No describiré el horror de la escena ni la angustia, desesperación e impotencia de ver a tu bebé en una cuna de hospital y canalizado, emociones que encima, se triplican cuando uno está discapacitado, agotado, muy lejos de tu familia y al otro lado del mundo. Sólo puedo decir que sobrevivímos y aunque la vida seguía sin ser de color rosa, Miss Candy volvió sana y salva a casa -abuela incluída- y puesto que no había de otra, mi yeso y yo conseguimos entendernos un poco mejor gracias a algunos ejercicios locales con los que pude al fin encontrar remedio a mis sufrimientos nocturnos sin necesidad de drogarme. Ahora faltaba contar los días para ver si en mi siguiente chequeo, podía al fin decirle definitivamente adiós antes de que yo terminara de volverme loca.
continuará...

Je ne vous décrirai pas l'horreur de la scène ni l'angoisse, désespoir et impuissance de voir ton bébé dans un berceau d'hôpital et perfusé, émotions qu'en plus, sont triplées lorsqu'on est handicapé, épuisé, très loin de sa famille et à l'autre bout du monde. Je ne peux que vous dire que nous avons survécu et bien que la vie était loin d'être couleur de rose, Miss Candy est rentrée à la maison saine et sauve - avec mamie incluse- et vu que je n'avais pas d'autre choix, mon plâtre et moi avons réussi à nous entendre un peu mieux grâce à quelques exercices locales qui m'ont permis de soulager mes souffrances nocturnes sans avoir plus besoin de me droguer. Il ne me restait que compter les jours pour voir si à mon prochain rendez vous, je pourrais enfin lui dire au revoir avant que ne ne finisse par devenir folle...
à suivre...

lundi 13 avril 2015

Plâtre-ro y yo: Arraigo domiciliario / Plâtre-ro et moi: Détention à domicile

Si bien ningún artefacto eléctronico adornaba mi tobillo, el yeso que me cubría hasta debajo de la rodilla cumplía bien su función al hacerme imposible aventurarme más allá de mi puerta... y así sería durante toda mi condena.

Bien que je n'en avais pas aucune sorte d'engin électronique attaché à ma cheville, le plâtre qui couvrait ma jambe jusqu'au dessous du genou accomplissait fort bien sa fonction en me rendant impossible de m'aventurer au delà de la porte d'entrée... et il serait ainsi pendant toute le durée de ma condamnation. 


Mi primer día como madre discapacitada de tiempo completo comenzó con la visita de la enfermera que, religiosamente, vendría todos los días a sacarme de la cama para inyectarme, si bien entendí, un tipo de anticoagulante y evitar las maravillosas complicaciones ligadas a una inmobilización como la mía, inyección que podía ser bastante dolorosa -y que luego descubriría que existe en versión pastillas para tomar- y la buena noticia -porque había una!- era que podía optar entre convertir mis muslos en coladeras o dejarme alfiletear el vientre... En general, por más Drama Queen que me declare, en el fondo tiendo a buscar el lado positivo de las cosas y ver el vaso medio lleno pero a los tres días de vivir con un yeso, ya comenzaba a sospechar que el asunto iba a  ser mucho peor de lo que había pensado.

Mon premier jour en tant que mère à plein temps handicapée commença avec la visite  de l'infirmière qui, religieusement, viendrait tous les jours m'arracher du lit pour m'injecter, si je bien compris, une sorte d'anticoagulant pour éviter ces merveilleuses complications liées à une immobilisation telle que la mienne, produit qui pouvait faire un mal de chien, cela va de soi -et que plus tard j'allais découvrir qu'il existait en version comprimés à avaler-  et la bonne nouvelle -parce qu'il y en avait une!- c'était que je pouvais choisir entre transformer mes cuisses en véritables passoires ou me laisser picoter le ventre... En général aussi Drama Queen que je puisse l'être, au fond de moi je tends à chercher le côté positif des choses et voir le verre à moitié plein mais après trois jours de vivre avec un plâtre, je commençais sérieusement à me douter que l'affaire allait être bien pire que je n'y en avais pensé.

Con toda la buena voluntad del mundo y dado que estaba sola -M'sieur D. tenía que seguir yendo a la "mina"-,  me propuse afrontar la titanesca tarea de seguir con mi rutina a pesar del yeso y mis muletas lo mejor que pudiera. Lo cierto es que luego de que al mediodía me dejaran a Petit Monstre después de la escuela sin que nadie se preguntara cómo haría para preparar la comida, cambiar pañales y atender las solicitudes omnipresentes de mis hijos - simplemente, ser mama de dos niños pequeños sin poder usar libremente mis manos y mis pies, vaya-, tuve que aceptar que me era imposible. Fue así que por la segunda vez en mi vida y en los ocho años que llevo en Francia, me sentí completa y absolutamente sola. No, peor: completa y absolutamente sola con dos menores en los brazos al más puro estilo dramático de Remi.


Avec toute la bonne volonté du monde et vu que j'étais seule -M'sieur D. devant continuer d'aller à la "mine"-, je m'ai disposé à affronter de mon mieux la titanesque tâche de poursuivre ma routine malgré le plâtre et mes béquilles. La vérité c'est que, après qu'on me dépose Petit Monstre à midi après l'école sans que personne ne se demande comment j'allais faire pour préparer à manger,  changer des couches et répondre aux sollicitudes omniprésentes  de mes enfants -tout simplement, être la mère de deux jeunes enfants sans avoir liberté de mouvements de bras et jambes, pardi!- j'ai eu à accepter qu'il m'était impossible. C'est ainsi que pour la deuxième fois de ma vie et dans les huit années passées en France, je me suis senti complète et absolument seule. non, pire: complète et absolument seule avec deux mineurs dans les bras au plus pur style dramatique de Remi sans famille.

Finalmente -y por el bien de todos- hubo que organizarse de otra manera, así que me vi obligada a separarme de Miss Candy durante el resto de la semana. Hay que decir que Petit Monstre me fue de gran ayuda en este trago amargo y es increíble lo que un niño de casi cuatro años puede entender y asumir y si algo positivo ha salido de ésta fabulosa experiencia, es la soprendente capacidad de adaptación del que quizas debería empezar a llamar, mi Principito. 

Finalement -et pour le bien de tout le monde- il a fallu s'organiser différemment, ainsi j'ai fus obligée d'être séparé de Miss Candy pour le reste de la semaine. Il faut dire que Petit Monstre m'a été de grand secours dans cette mauvaise passe et c'est incroyable ce qu'un enfant âgé de presque quatre ans peut comprendre et assumer et s'il y en ressort quelque chose de positif de cette fabuleuse expérience, c'est l'étonnante capacité d'adaptation de celui que je devrais peut être commencer à appeler, mon Petit Prince.


Sí, los días - y sobre todo las noches- eran largos, penosos y hasta dolorosos y no tanto por mi fractura en sí misma, sino por los piquetes diarios que tenían mis piernas y brazos llenos de moretes -sin olvidar mi problemita de hemofobia. Ignoro si en México son tan meticulosos con estas cosas ni si el IMSS se contenta sólo de enviarte a tu casa con tu maravilloso yeso -espero que no- y como afortunadamente jamás me rompí nada estando allá, no puedo comparar.  Pero lo cierto es que la vaga e increíblemente ingenua esperanza de que me cambiaran el yeso a los quince días, cuando checaran la evolución de mi pobre pie, me daba fuerzas para continuar. Más cuando empezaron los dolorosos problemas circulatorios que no conseguían aliviar ni los fuertes antálgicos con derivados del opio que me recetaron - y que invariablemente me hacían pensar en Baudelaire. Si hubiera sabido lo que me esperaba... Ah, bendita ignoracia!


continuará...

Oui, les jours -et surtout les nuits- étaient longs, pénibles et même douloureux et pas tant dû à la fracture elle même, mais à cause des piqûres quotidiennes qui maintenaient mes bras et jambes couverts de bleus -sans oublier mon petit problème d'hémophobie. J'ignore si au Mexique il sont aussi méticuleux avec ces choses là ni si la sécurité sociale se contente de renvoyer les gens chez eux avec un merveilleux plâtre -j'espère que ce n'est pas du tout comme ça- et comme bien heureusement, je ne me suis jamais cassé rien d'autre étant là bas, je ne peux pas faire des comparaisons. Mais la vérité c'est que le vague et incroyablement ingénu espoir qu'on me change au bout de quinze jours le plâtre pour un plus léger, au moment d'évaluer la guérison de mon pauvre pied, me donnait la force de continuer. D'autant plus lorsque les douloureux problèmes de circulation que même les forts antalgiques  aux dérivés de l'opium qu'on m'avait prescrit n'arrivaient pas à soulager -et qu'invariablement me faisaient penser à Baudelaire. Si j'avais su ce qui m'attendait... Ah, bénie soit l'ignorance!


à suivre...

mercredi 18 mars 2015

Plâtre-ro* y yo, la aventura de año nuevo. / Plâtre-ro et moi, l'aventure du réveillon.

31 de diciembre 2014, 23:43PM. El tiempo parece avanzar más despacio haciendo más neto el mágico instante en que al hacer una extraña maniobra para evitar caer encima de Petit Monstre, mi pie derecho fuera el primero en tocar graciosamente el piso en un doloroso acorde de crujidos de articulaciones, ligamentos, músculos  y huesos cuya existencia había ignorado desde aquellas someras clases de ciencias naturales y biología que muy vagamente recuerdo haber cursado hasta la prepa.

31 décembre 2014, 23h43. Le temps semble s'écouler très lentement rendant encore plus net l'instant magique où, tout en évitant tomber sur Petit Monstre, j'ai fait un faux pas et mon pied droit fut le premier à toucher avec grâce le sol dans un douloureux accord de craquements d'articulations, ligaments, muscles et d'os dont j'ignorais leur existence depuis ces sommaires cours de sciences Nat et biologie que je me souviens à peine avoir eu jusqu'au lycée.
Hippo


En esa imagen de cámara lenta habría podido casi  ver mi pie en punta como en un salto de ballet -o más bien como el salto de un hipopótamo en tutu- con el trágico desenlace de mí viendo estrellas y pajaritos tirada en el suelo y por un segundo, el dolor en mi pie me evocó un extraño déjà vu de las primeras  atroces contracciones diecisiete horas antes de que Petit Monstre viera la luz de éste mundo... pero no, sin quitarle mérito a mi sufrimiento del momento, tuve que constatar que las contracciones me dolieron mucho, pero mucho más -aclaro que jamás llegué a romperme otra cosa que la naríz y que ignoro si la escala de dolor varía según el hueso, cosa que, dicho sea de paso, no pretendo averiguar.

Dans cette image au ralenti j'aurais pu presque voir mon pied en pointe comme dans un saut de ballet -ou plutôt le saut d'un hippopotame en tutu- avec le dénuement tragique de moi allongée par terre en train de voir des étoiles et petits oiseaux et pendant une seconde, la douleur m'évoque un étrange déjà vu des premières atroces contractions dix sept heures avant que Petit Monstre ne vienne voir la lumière de ce monde... mais non, sans rien enlever à la souffrance du moment, j'ai eu à constater que les contractions lors de l'accouchement m'ont fait beaucoup, mais vraiment beaucoup plus mal -soyons clairs, je ne me suis jamais cassé rien d'autre hormis le nez et j'ignore si l'échelle de la douleur change selon l'os concerné, chose que, d'ailleurs, je n'ai point l'intention de vérifier.  

Feliz año nuevo! Dan las doce en un bullicio lejano mientras yo me encuentro acostada en el sillón preguntándome ingenuamente -como si viviera en el mundo de los ositos cariñositos en dónde no existe el mal, ni la ironía y mucho menos, Dios nos libre, el sarcasmo- si para próximo lunes ya estaré operacional. Pero un día después y luego de cuatro horas de espera en el área de urgencias, me cayó tan bien como un balde de agua fría en pleno invierno francés, la tan temida sentencia: dos pequeñas -y dolorosas- fracturas en el tarso que desde la oscuridad de una radiografía parecían reírse de mis numerosos planes para enero -...y febrero- del 2105. Y es así, que con un puñado de recetas para nada agradables, se instalaron  el "grillete con bola" que aseguraría mi tortura y arraigo domiciliario durante los siguientes 30 días -30 días!- cuando el yeso todavía ni se había  secado y yo moría por arrancarmelo YA!!!


Bonne année! Les douce coups sonnent dans un brouhaha lointain tandis que je me trouve allongée sur mon canapé en me demandant avec une grande ingénuité -comme si je vivais dans le monde des Bisounours où il n'y existe point le mal, ni l'ironie et encore moins, à Dieu ne plaise, le sarcasme- si lundi prochain je serai à nouveau opérationnelle. Mais un jour plus tard et après quatre heures d'attente aux urgences, la sentence si redoutée me tomba dessus tel un seau d'eau froide en plein hiver français: deux petites -et douloureuses- fractures au tarse qui depuis l'obscurité d'une radiographie semblaient bien se moquer de mes nombreux projets pour janvier -...et février- 2015. Et c'est ainsi que, avec un tas d'ordonnances pas très réjouissantes, s'y est installé le "boulet" qui allait assurer ma détention à domicile pendant les 30 jours -30 jours!- à venir alors que le plâtre n'était même pas encore sec et que je mourrais d'envie de me l'arracher déjà!!!

Y como si no fuera suficiente tener que cargar con un enorme yeso durante una eternidad, para alegrarme aun más, oh sorpresa! Inyecciones diaras  y análisis de sangre a domicilio se convertirían en mi pan de cada día -se acuerdan de mi hemofobia? Fantástico!

Et comme si ce n'était pas assez que d'avoir à trimbaler un énorme plâtre pendant une éternité, pour me rendre encore plus heureuse, oh, la belle surprise! Des injections journalières et prises de sang à domicile deviendraient mon pain de chaque jour -vous vous souvenez de mon hémophobie? Fantastique!

Habría que ver mi destreza al intentar andar con muletas, con el equilibrio completamente desplazado en una pierna, soportando mi peso en los brazos y el peso del mundo en el pie lastimado, el mismo Bambi no llegó  a verse tan torpe al intentar levantarse por primera vez sobre sus patas. Ni hablar de la maraña mental y logística que implica el que una desbordada mamá de un pequeño monstruo y un bebé que empieza a caminar no pueda contar con un mínimo de libertad de movimientos en brazos y pies. 


Il aurait fallu voir mon adresse en essayant de marcher avec des béquilles, l'équilibre complètement déplacé sur une jambe, en supportant mon poids sur les bras et le poids du monde dans mon pied blessé, Bambi lui même n'aurait pu avoir un air plus maladroit lorsqu'il tenta de se mettre débout sur ses pattes pour la première fois. Sans parler de l’enchevêtrement  mental et la logistique qu'implique le fait qu'une débordée mère d'un petit monstre et d'un bébé qui commence à marcher ne puisse pas compter avec un minimum de liberté de mouvements en bras et jambes.

Oh sí! 2015 comenzaría con un enero lleno de maravillosas aventuras...


continuará...

Oh oui! 2015 démarrerait avec un janvier plein de merveilleuses aventures...


à suivre...





*Plâtre= yeso.

vendredi 4 juillet 2014

Quiero a mi mamá! / Je veux ma maman!

De la serie : "Las pequeñas (y grandes) tribulaciones de una buena madre mexicana" 

De la série :« Les petits (et gros) tracas d’une bonne mère mexicaine»

Un tambor retumbando en la cabeza, la nariz escurriendo cual grifo mal cerrado y el cuerpo temblando entre sudores frios terminan por confirmar mis sospechas de que ese cosquilleo en la garganta era el aleteo de una mariposa que desencadenaría el caos en mi ya de por sí complicada vida como madre de tiempo completo -y casi completamente sola, dicho sea de paso.

Un tambour résonnant fort dans la tête, le nez qui coule tel un robinet mal fermé et le corps tremblotant entre sueurs froides confirment mes soupçons comme quoi, que ce chatouillement dans la gorge c'était le battement d'ailes d'un papillon qui déclencherait le chaos dans ma déjà bien compliquée vie de maman à plein temps - et presque complètement seule, d'ailleurs.


Entre un mar de trampas mortales -entiéndase cochecitos, peluches y Legos-, un cerro de ropa por lavar/doblar y un fregadero en que los trastes casi empiezan a andar solos -ah, si tan solo fuera para auto lavarse y guardase en su lugar!-, Petit Mostre viene a limpiarse amorosamente la nariz en mi blusa mientras que Miss Candy en plena crisis dental, se las ha ingeniado para empezar a mordisquear una revista que no entiendo de dónde o cuándo sacó. Definitivamente, además de brillantes, mis hijos son muy rápidos!

Dans une mare de pièges  mortelles - comprenez, petites voitures, peluches et Legos-, un gros tas de linge à laver/plier et un évier où la vaisselle pourrait commencer à bouger toute seule -ah, si seulement c'était pour se laver et puis se ranger elle même dans le placard!-, Petit Monstre vient s'essuyer amoureusement le nez dans mon T-shirt tandis que Miss Candy en pleine crise dentale, s'est arrangé pour commencer à mâchouiller un magazine qu'elle a trouvé je ne sais pas quand et je ne sais pas où. Décidément, en plus d'être de petits génies, mes enfants sont vraiment rapides!

Así como en los cliches de toda pelicula/telenovela dramática que se respete, me encontré de rodillas en medio de mi sala con escenario postapocalíptico casi gritando -con la respiracion entrecortada y una voz de ultratumba, por supuesto- con los ojos mirando al cielo: "NOOOOOOOO! Pero por qué ahora?! Acaso esto no podía esperar dos semanas a que M'sieur D. ya estuviera de vacaciones?" Por supuesto que no. 

Ainsi que dans les clichés de tout film/feuilleton dramatique qui se respecte, je me suis retrouvée à genoux au beau milieu de mon salon aux airs de scénario post-apocalyptique presque en train de crier -avec le souffle entrecoupé et une voix d’outre-tombe, bien entendu- le visage tourné au ciel: "NOOOOOOOO! Mais pourquoi maintenant?! Est-ce que ça ne pouvait pas attendre deux semaines à que M'sieur D. prenne enfin ses vacances?". Bien sûr que non.

Pero como un mal nunca llega solo era casi un hecho de que si Miss Candy se muere por enseñarme su primer diente -y usarlo en mi carne- al mismo tiempo que sonoramente me demuestra hasta qué punto mi ausencia momentanea le provoca un sentimiento equivalente al de si se le arracara un brazo y que Petit Monstre -paciente "0" de la epidemia que en mí, alcanzaría un grado excepcional-, luego de hacerme pasar tres días infernales con verdaderas crisis mundiales cada vez que le escurría la nariz, ha redescubierto el placer de dispersar su Lego -...o más bien todo lo que se encuentre- y aleluya! también el del arte de hablar sin parar durante horas, entonces el que yo me enfermara justo ahora no era más que la consecuencia lógica.

Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, c'était presque sûr que si Miss Candy meurt d'envie de me montrer sa première dent -et s'en servir sur ma chair- en même temps qu'elle me manifeste sonorement ô à quel point mon absence momentanée provoque chez elle un sentiment semblable à celui de si on lui arrachait un bras et que Petit Monstre -patient "0" de l’épidémie qui prendrait sur moi un degré exceptionnel-, après m'avoir fait passer trois jours en enfer avec des véritables crises mondiales à chaque fois que lui coulait le nez, vient de redécouvrir le plaisir d'éparpiller son Lego -... ou plutôt tout ce qu'il trouve- et alléluia! aussi celui de parler sans arrêt pendant des heures, alors, que je tombe malade juste maintenant, ce n'était que la conséquence logique. 

Ah, si estuviera en México y pudiera confiarle mis monstrilios a mi familia! O que mi madre alguien  viniera a echarme una mano y me librara de pensar que rayos voy a preparar para la cena...

Ah, si j'étais au Mexique et je pouvais confier mes critters à ma famille! Ou alors que ma mère quelqu'un vienne me donner un coup de main et me délivre de penser que diable je vais bien pouvoir préparer pour le dîner...

Y así, con mi tinte verdoso perlado de sudores fríos y la cabeza en un concierto de taladros y martillos eléctricos, mientras voy penosamente empujando la carriola -sacando energía de no sé dónde para no caer cual res a media avenida-, empiezo a pensar que al igual que el descanso también enfermarse es algo prohibido -aún más siendo una madre expatriada perdida en algún lugar del vasto mundo- y entonces ya no sé si son más fuertes mis ganas de quedarme en la cama que las de simplemente detenerme y lanzar un grito de auxilio, como cuando era niña y alguien o algo me molestaba, sacar desde lo más profundo del alma un muy sentido: "Quiero a mi mamá!!!!"...con su té de abango con miel y limón y su tarrito verde del apapacho que alivia, por favor.

Et alors, avec mon teint verdâtre perlé de sueurs froides et la tête dans un concert de perceuses et marteau-piqueurs, pendant que j'avance péniblement avec ma poussette -en trouvant de l'énergie je ne sais pas où pour ne par chuter telle une vache en pleine avenue-, je commence à me dire que de même que le repos, tomber malade est quelque chose d'interdit -d'autant plus si l'on est une mère expatriée perdue quelque part dans le vaste monde- et alors je ne sais plus si j'ai plus envie de rester au fond de mon lit que celles de m'arrêter et pousser un cri d'appel au secours, comme quand j'étais une petite fille et quelqu'un ou quelque chose m'embêtait, laisser sortir du plus profond de mon âme un: "Je veux ma maman!!!"  ...avec son thé pour le rhume avec du miel et du citron et son petit pot vert de câlin qui soulage, s'il vous plaît.


Pero como no es una opción, sólo puedo contar con que las defensas de mi cuerpo sean más efectivas que las de la selección mexicana al final de su último y robado partido y me ayuden a mantenerme operacional aunque sea hasta que caiga la noche.  

Mais puisque ce n'est pas une option, je ne peux qu’espérer que les défenses de mon corps aient plus de succès que celles de l'équipe mexicaine lors de la fin de son dernier match catastrophique et volé  et m'aident à rester opérationnelle du moins  jusqu'à soir.

jeudi 26 juin 2014

Un cuento de rebajas / Un conte de soldes

O la conmovedora historia de una pequeña obsesión

Ou l'emouvante l'histoire d'une petite obsession 

Todo comenzó al mismo tiempo que las rebajas, cuando al caer la noche pude al fin encontrar un poco de tiempo para navegar por la Internet en busca de alguna oferta interesante para vestir a mis progenituras.

Tout commença en même temps que les soldes d'hiver, quand, en début de soirée, j'avais en fin trouvé le temps de surfer sur Internet pour me mettre à la quête d'une offre intéressante destinée à habiller ma progéniture.

Habiendo cumplido mi objetivo principal -que era el de encontrar un buen par de zapatos para Petit Monstre- y después de descartar prácticamente todos los artículos para niño -por alguna razón que desconozco es un triunfo encontrar ropa buena, bonita, barata y a la justa talla para ellos, sobre todo en tiempo de rebajas-, sin gran convicción, decidí mirar un poco la ropa de niña propuesta por el sitio. Y entonces lo ví. Y entonces se iluminó mi cara al imaginar a Miss Candy usando ese adorable vestido en felpa, completamente feliz de constatar que seguía disponible en la talla adecuada. Y entonces... Entonces se acabó mi pausa y antes que pudiera ponerlo en mi carrito virtual, fuí solicitada de forma imperiosa y casi simúltanea por los otros tres habitantes de la casa.

Ayant obtenu mon but principal -à savoir, trouver une bonne paire de chaussures pour Petit Monstre- et après déclarer forfait côté vêtements pour garçon - pour une raison qui m'échappe c'est un véritable exploit que de trouver des habits bons, beaux, bon marché et à la bonne taille dans ce rayon, d'autant plus si c'est pendant les soldes-, sans grande conviction, j'ai décidé de regarder un peu les articles pour bébé fille proposés par le site. Et alors je l'ai vu. Et alors mon visage s'éclaira en imaginant Miss Candy en train de porter cette adorable robe en jersey, complètement heureuse de constater qu'il était toujours disponible dans la bonne taille. Et alors... Alors ma pause étai finie et avant que je puise l'ajouter à mon panier, je fus sollicité presque en même temps et de façon impérieuse par les autres trois habitants de la maison. 

Cuando volví ocurrió lo impensable, mientras pretendía agregarlo a mi lista se produjo un bug que lo paró todo, seguramente a causa de un flujo importante de internautas. Con un dejo de fastidio me armé de paciencia y luego de un rato todo volvió a la normalidad, el vestido seguía ahí pero al seleccionarlo -horror!- me marcaba que el artículo ya no estaba disponible... en ninguna talla. Sí, las mismas reglas del shopping durante las rebajas aplican también a las compras vía web.

Quand je suis revenue arriva l'impensable, alors que je m’apprêtais à l'ajouter à ma liste, un bug informatique s'est produit en stoppant tout, sûrement à cause d'un nombre important de visiteurs. Un peu embêtée, je me suis armée de patiente et après quelques minutes tout redevint à la normale, la robe y était toujours mais lorsque j'ai voulu la mettre dans mon panier -horreur!- le site m'affichait qu'il n'y en avait plus en stock... dans aucune taille. Oui, les mêmes règles du shopping sont valables pour les achats faits sur le web. 

Mi desilusión fue grande y aunque traté de consolarme con un par de vestiditos -y un clutch para múa-, la molestia de que aquél se me fuera de las manos persistió. Las posibilidades de que lo encontrara en alguna sucursal cerca de mi domicilio eran pocas y definitivamente me era imposible -además de poco razonable- el hacer un peregrinaje por todas las tiendas de la región Parisina. De nada sirvió hurgar en el bazar de aquellas que tenía a la mano ni el que estuviera dispuesta a comprarlo en otra talla, no hubo nada qué hacer y ni la tienda en línea de España me daría satisfacción. Poco faltó para que la Drama Queen que vive en mí se echara a llorar de decepción.

Ma désillusion fut grande et même si j'ai essayé de me réconforter avec une paire de petites robes -et un clutch pour moi- j'étais toujours embêtée de l'avoir ratée. Les probabilités que je le trouve dans un des magasins aux alentours de mon domicile étaient   minces et définitivement il m'était impossible -en plus de fort peu raisonnable- de faire un pèlerinage aux magasins de toute la région Parisienne. Il ne m'a servi à rien de fouiller dans le bazar de ceux à côté ni le fait que j'étais prête à l'acheter dans n'importe quelle taille, rien à faire et même la boutique en ligne pour l'Espagne fut incapable de satisfaire ma recherche. Pour peu, la Drama Queen qui m'habite ne s'est mise à pleurer de la déception. 

Y un día, cuando iba a buscar otra cosa, cuando casi paso delante de una última tienda -recientemente abierta por mis rumbos- sin siquiera darme cuenta, cuando ya sólo entré a mirar por mirar y así terminar de convencerme de que era una causa perdida, lo encontré! Estaba ahí, en medio de una revoltura de texturas y colores, esperandome como lanzando rayos de luz en una explosión de confeti al más puro estilo de un manga... o al menos así lo sentí. Si por pudor - o miedo a que me enviaran al manicomio- no grité y salté de felicidad, no fué menos mi emoción al sacar alegremente mi carte bleue* con la expresión regocijada de quien se acaba de  ganar a la lotería. 

Et un bon jour, quand j'allais chercher autre chose, quand je failli passer devant un dernier magasin -récemment ouvert dans le coin- sans même pas m'en apercevoir, quand je n'y suis entré que juste pour regarder et finir ainsi de me convaincre que c'était une cause perdue, je l'ai trouvé! Elle était là, au beau milieu d'un fouillis de couleurs et de textures, m'attendant comme en lançant des rayons lumineux dans une explosion de confettis au pur style digne d'un manga... ou du moins c'est comme ça que je l'ai ressenti.  Et si par pudeur -ou peur de finir dans un asile- je n'ai pas crié de bonheur, il n'était pas moindre mon émotion en dégainant ma carte bleue avec l'expression réjouie de celui qui vient de toucher le gros lot.

 Sé que no es una prenda excepcional y que a su corta edad, a Miss Candy la moda es lo que menos le interesa y hasta puede que un día, al ver sus fotos ni siquiera le guste, pero, qué importa si años más tarde y en la flor de su adolescencia ingrata viene a decirme: "Oh, má, pero cómo te atreviste a ponerme eso?! Qu'elle est moche cette robe!!!"?, ese pequeño momento de triunfo nadie me lo quitará...   

Je sais que ce n'est pas une pièce exceptionnelle et qu'à son si jeune âge, Miss Candy se soucie de la mode comme d'une guigne et peut être même qu'un jour, tout en regardant ses photos de bébé elle ne l'aime pas, mais, qu'importe si des années plus tard et dans la fleur de son âge ingrat elle vienne me dire: "Oh má, mais comment as tu osé m'habiller avec un truc pareil?! Qu'elle est moche cette robe!!!? », ce petit moment de triomphe, jamais personne ne me le prendra...

vendredi 28 février 2014

Petit Monstre y la Princesa Desencantada / Petit Monstre et la Princesse Désenchantée

O la Rapunzel del segundo piso / Ou la Raiponce du deuxième étage 


De la serie : "Las pequeñas (y grandes) tribulaciones de una buena madre mexicana" 

De la série :« Les petits (et gros) tracas d’une bonne mère mexicaine»


Lo admito, siempre he sido fan de los cuentos de hadas y en mi  más tierna infancia -mucho antes de convertirme en la reina del cinismo que actualmente soy- alguna vez jugué con mi abundante imaginación a ser la princesa encerrada en una torre esperando al prícipe azul que viniera a salvarme. También, en algún momento, hace una década quizas, habría podido llegar a pensar en ser rescatada de las llamas por algún apuesto y fornido bombero -como los que en diciembre, vienen puntualmente a tocar mi puerta vendiendo calendarios. Pero la imaginación de una niña de cuatro/cinco años o los sueños guajiros de una veinteañera en un momento de ociosidad no tienen cabida en la realidad de una madre desesperada de treinta y tantos.


Je l'admets, j'ai toujours été une inconditionnelle des contes de fées et dans mon plus tendre âge -bien avant de devenir la reine du cynisme que je suis aujourd'hui- il m'est arrivé de jouer, avec mon imagination débordante, à faire la princesse enfermée dans une tour en attendant le prince charmant qui viendrait me sauver. Aussi, une fois il y a une décennie peut être, j'aurais pu songer à être secourue des flammes par un beau et costaud pompier -comme ceux qui, au cours du mois de décembre viennent ponctuellement frapper ma porte pour me vendre leur calendrier. Mais l'imagination d'une fillette de 4/5 ans ou les fantasmes déchus d'une femme âgée de vingt ans et des poussières dans un moment d’oisiveté n'ont pas leur place dans la réalité d'une jeune mère trentenaire et désespérée.    

Aquél martes por la mañana y mientras trataba de poner un poco de orden en el caos de mi humilde y postapocalíptica morada, lo último en lo que habría pensado es que el producto de mi imaginación de antaño se haría realidad.

Ce mardi matin et alors que j'essayais de mettre un peu d'ordre dans le chaos de mon humble et post apocalyptique demeure, la dernière chose qui m'aurait traversée l'esprit c'est que le produit de mon imagination d'autrefois deviendrait réel.  

Miss Candy dormía plácidamente en el cuarto de al lado y Petit Monstre rondaba junto a mi como un gato, jugando a cerrar la puerta de la habitación mientras yo guardaba su ropa en la cómoda. Y entonces, cuando quise salir, vi con horror que las decenas de veces en que éste se había colgado de la perilla de la puerta -ay!- habían surtido efecto. La primera regla de una madre en apuros es tratar de guardar la calma y mantener la mente tan clara como sea posible para buscar una solución sin aterrorizar a su descendencia. Más fácil de decir que de hacer, por supuesto, porque habiendo constatado que el mecanismo de la cerradura no iba a ceder tan fácilmente, la tensión subió de un tiro. Sin téléfono, sin llaves, sin un míserable utensilio encerrada con Petit Monstre en un cuarto pensado para un niño y en donde las únicas herramientas disponibles eran de plástico con bordes redondeados y un pasador para el pelo que tal vez habría podido servir a Macgyver pero que a mi no me alcanzaba ni para darme la esperanza más insignificante de poder escapar. 

Miss Candy roupillait paisiblement dans la chambre d'à côté et Petit Monstre tournoyait tel un chaton après moi, en jouant à fermer la porte de sa chambre tandis que je rangeais ses affaires dans la commode. Et c'est alors que, quand je m'apprêtais à sortir, j'ai vu avec horreur que les maintes fois où il s'était pendu de la poignée de la porte avaient -hélas!- porté leur fruit. La première règle d'une mère dans l'embarras est d'essayer surtout de maintenir son calme et garder l'esprit aussi clair que possible afin de chercher une solution sans affoler sa progéniture. Plus facile à dire qu'à faire, bien sûr, parce que, ayant constaté que le mécanisme de la serrure n'allait pas céder aussi facilement, la tension monta d'un cran. Sans portable, sans clés, sans le moindre petit ustensile, enfermée avec Petit Monstre dans une pièce pensée et conçue pour un jeune enfant et où les seuls outils disponibles étaient en plastique avec les bords arrondis et une épingle à cheveux dont Macgyver aurait pu s'en servir sans problème mais que pour moi il n'arrivait à me donner même pas un tout petit espoir de pouvoir m'échapper.     

Después de forcejear hasta arrancar la perilla en un vano intento de abrir mientras escuchaba el llanto desesperado de Miss Candy al lado y Petit Mostre en su inocente lógica me sugería que sacara la llave -ja!-, tuve que aceptar la realidad: mi única opción -puesto que no podía simplemente esperar 6 horas a que llegarar M'sieu D. y tampoco tenía modo de prevenirlo- era, para mi desgracia,  asomarme a la ventana y pedir auxilio... Qué gran momento de soledad ese de abrir la ventana de par en par y constatar que la calle estaba tan desierta como la de cualquier pueblo fantasma y hasta habría sido un digno escenario de la serie "The walking dead".  

Après m'avoir débattue à même arracher la poignée dans une vaine tentative d'ouvrir la porte pendant que j'entendais les pleurs désespérés de Miss Candy à côté et que Petit Monstre, dans son innocente logique, me suggérait de chercher la clé -ha!-, il fallait que je me rende à l'évidence: ma seule option -vu qu'il m'était impossible d'attendre 6 heures environ que M'sieur D. rentre à la maison et n'ayant non plus un moyen de le contacter- était, à mon grand dam, de me pencher à la fenêtre et appeler à l'aide... Un grand moment de solitude que celui d'ouvrir grande la fenêtre et constater que la rue était si déserte que dans n'importe quel village fantôme et qu'elle aurait pu même être un digne scénario pour la série américaine "The walking dead".    

La idea de saltar me atravesó fugazmente, y si bien, era un hecho que caería sobre la terraza del primer piso, nada garantizaba que no me rompería una pierna y de todos modos, el que yo estuviera afuera con mis hijos y las llaves dentro no resolvería el problema.

L'idée de sauter traversa fugacement mon esprit, et, bien que c'était un fait que j'allais tomber sur le toit de la devanture du premier étage, rien ne garantissait que je ne me casse une jambe et de toute façon, que je me trouve dehors alors que mes enfants et les clés étaient à l'intérieur n'allait résoudre le problème.   

Cuando por ventura una silueta apareció al final de la calle, sólo fué para decirme que no tenía un teléfono para siquiera llamar a la policía o los bomberos pero sí tuvo la suficiente lucidéz de ir a buscar el conserje del edificio de enfrente. 

Quand par chance une silhouette est apparue au bout de la rue, ce ne fut que pour me dire qu'il n'avait pas de portable pour pouvoir au moins appeler les pompiers ou la police mais il a eu assez de bon sens pour aller chercher le concierge de l'immeuble d'en face.

Calendario
Mientras el hombre desaparecía en la entrada, más que pensar en un apuesto bombero -aunque sí era probable que, guapo o no, uno apareciera efectivamente en mi ventana-  y mucho menos en algún remedo de príncipe azul, yo me horrorizaba imaginando la abominable factura que pagaría las vacaciones en la montaña del afortunado cerrajero -familia incluída- que viniera a liberarme. 

Tandis que l'homme disparaissait dans le hall d'entrée, plus que songer à un beau pompier -même si, beau ou pas, c'était fort probable qu'un parmi eux vienne se pointer effectivement à ma fenêtre- et encore moins à un prince charmant de pacotille, je m'horrifiais en imaginant l'abominable facture qu'allait payer les vacances au ski de ce veinard  de serrurier -famille incluse- qui viendrait me délivrer.  

Pero quien vino finalmente a pasar por mi ventana, escalera y herramientas en mano, fué el conserje, mismo que después de constatar los daños y mi estado de creciente ansiedad -directamente proporcional al grado de llanto de Miss Candy- y luego de cinco minutos de lucha por terminar de romper la cerradura, nos sacaría del encierro permitiendome ir a consolar a mi bebé, librandome de paso de la horripilante e hipotética cuenta del cerrajero.    

Mais en fin de compte, celui qui passerait par ma fenêtre, échelle et outils en main, ne fut autre que le concierge, qui, suite à la vérification des dégâts et mon état d'anxiété grandissante - directement proportionnelle au degré des pleurs de Miss Candy- et après quelques minutes de se battre pour finir de casser la serrure, nous sortit de notre prison de fortune me permettant d'aller consoler mon bébé et du coup me délivra de la terrifiante et hypothétique note de frais du serrurier.   

He de reconocer que dentro de la absurdidad de la situación tuve la suerte de: 1)  vivir en un segundo piso; 2) encontrarme en el único cuarto que da a la terraza del primero, cosa que hizo posible el uso de una escalera simple; 3) que Miss Candy estaba a salvo en su cuna y Petit Monstre conmigo; 4) que como no tenía nada en la estufa, el riesgo de incendio era practicamente nulo y 5) que el solitario pasante fuera un vecino y tuviera la excelente idea -sin sarcasmo- de recurrir al conserje y no llamar directamente a los bomberos y/o la policía.

Il faut reconnaître que dans l'absurdité de la situation j'ai eu la chance de: 1) habiter dans le deuxième étage; 2) me trouver dans la seule pièce donnant à la devanture du hall, chose qui rendit possible l'utilisation d'une échelle toute simple; 3) que Miss Candy était en toute sécurité dans son berceau et Petit Monstre se trouvait à mes côtés; 4) que comme il n'y avait rien en train de cuire sur la plaque, le risque d'incendie était presque inexistant et 5), que le seul passant ait été un voisin et que celui-ci ait eu l'excellente idée -c'est pas du sarcasme- de faire appel au concierge et non pas téléphoner directement à la police et/ou les pompiers. 

Y como en todo cuento de hadas que se respete "fuimos felices para siempre"... hasta el siguiente aprieto de la madre mexicana.

Et comme dans tout conte de fées qui se respecte "nous vécûmes heureux pour toujours"... jusqu'à la prochaine difficulté de la mère mexicaine.   

mercredi 29 janvier 2014

Petit Monstre y la guerra de los ejotes / Petit Monstre et la guerre des haricots verts

De la serie : "Las pequeñas (y grandes) tribulaciones de una buena madre mexicana" 

De la série :« Les petits (et gros) tracas d’une bonne mère mexicaine»

Y las zanahorias, los chicharos, jitomates y en general, todo aquello que contenga un mínimo aceptable de valor nutricional -con excepción de la mayoría de las frutas, ahí no dirá "no". 

Et les carottes, les petits pois, tomates et, en général, toute chose pouvant contenir un raisonnable minimum de valeur nutritionnelle -sauf la plupart des fruits, par chance, là il dit pas non.

Una guerra sin cuartel, a eso se resume la hora de la comida gracias a la fabulosa etapa de la fobia alimentaria -que parece todavía tiene para rato- y que a la par del famoso "terrible two", me jode la vida desde hace ya casi un año. 

 Une guerre sans merci, voilà à quoi se résume l'heure du déjeuner grâce à la fabuleuse étape de la phobie alimentaire -qui semble en avoir encore pour un moment- et de même que le fameux "terrible two", me pourrit la vie depuis presqu'un an déjà. 

Si la liga de las madres perfectas viera a lo que se reduce el selecto y equilibrado menú de mi retoño, éstas seguro querrían lapidarme en el acto bajo el cargo de maltrato infantil agravado, pero ante semejante dilema no hay método que valga y debo sentirme agradecida de tan sólo tener que ver como el plato es amablemente empujado hacia un lado y no que su contenido termine sobre mí como un vanguardista tratamiento de belleza improvisado. 

Si la ligue de mères parfaites venait voir à quoi se réduit le sélecte et fort équilibré menu de mon rejeton, sûrement celles-ci voudraient me lapider sur le champ sous les charges de maltraitance infantile aggravée, mais devant un tel dilemme il n'y a point méthode qui vaille et je m'estime heureuse de seulement être témoin de comment l'assiette est aimablement mise de côté et non pas que le contenu de celui-ci finisse sur ma figure façon soin de beauté avant-gardiste.    

Ni las súplicas, ni los intentos de engaños, amenazas, tentadoras promesas, explosiones de artística creatividad culinaria y hasta la sugestión por imitación -"mmm, mira, mamá lo come y es de-li-cio-so!"- han servido de nada. Mi desesperación es tal, que a veces me sorprendo pensando en que tal vez no es tan mala idea que me inicie al hipnotismo y así matar dos pájaros de un tiro porque podría convencerlos de que tienen sueño una hora más temprano, que es bueno despertarse una más tarde y de paso, persuadirlos que los Teletubbies son detestables -cuestión de prevenir, por si se les ocurriera empezar a verlos. 

Ni les suppliques, ni les tentatives de ruse, menaces, alléchantes promesses, artistiques explosions de créativité culinaire voir même la suggestion par imitation -"mmm, regarde, maman le mange et c'est troooooop bon!" - ont servi à quelque chose. Mon désespoir est tel que parfois je me surprends en train de me dire que ce n'est peut être pas une si mauvaise idée que de m'initier à l'hypnotisme et comme ça faire d'une pierre deux coups car je pourrais les convaincre d'aller dormir une heure plus tôt, que c'est super de se réveiller une heure plus tard et du coup, profiter aussi pour les persuader que les Teletubbies son atrocement nuls, histoire de prévenir au cas où ils auraient envie d'y regarder.  

Verán, el problema de tener un niño tan listo es que la técnica de esconder los alimentos dentro de un puré, por ejemplo, esta destinada al fracaso porque para que funcionara, primero Petit Monstre tendría que comerlo, cosa que ni en mis más locos sueños está cerca de ocurrir y aún si así fuera, su radar anti-verduras lo alertaría de inmediato...

Remarquez, le problème d'avoir un enfant aussi futé que le mien, c'est que la technique de cacher les aliments dans de la purée, par exemple, est vouée à l'échec parce qu'il faudrait d'abord que Petit Monstre la mange, chose qui n'est pas près d'arriver même dans mes rêves les plus fous et même si cela arrivait, son radar anti-légumes l'alerterait illico...  

... a menos que suceda un milagro y, un buen día sin previo aviso, Petit Monstre deje salir le fin gourmet que se esconde en él y entonces, con lágrimas en los ojos, lo escuche pedirme un buen plato de espinacas.

... à moins qu'un miracle se produise et, un beau jour sans crier gare, Petit Monstre laisse sortir le fin gourmet qui se cache en lui, et alors, les larmes aux yeux,  je l'entende me demander de lui servir une bonne assiette d'épinards.