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jeudi 19 juin 2014

Brasil 2014, Jess y la fiebre futbolera / Brésil 2014, Jess et la fièvre du football

El partido México-Brasil se acaba de terminar, Miss Candy duerme al fin y yo aún siento algo de adrenalina y un absurdo sabor a víctoria ante ese empate con el marcador 0-0. Ni mi escepticismo habitual puede apagar esa lucecita de esperanza sin sentido que -muy en el fondo de mi ser- quiere creer que tal vez, ésta vez, por una vez, México llegue a ser campeón aunque al final eso no signifique absolutamente nada en mi vida y que además esté convencida que mientras once monos corren detrás de un balón, los goles los meten en el Congreso. 

Le match Mexique-Brésil vient de finir, Miss Candy s'est en fin endormie et je ressens encore un peu d’adrénaline et un absurde arrière goût de victoire devant ce ce match nul avec un score 0-0. Ni mon scepticisme habituel est capable d'éteindre cette petite lueur d'espoir insensée qui -tout au fond de moi- veut croire que peut être, cette fois-ci, pour une fois, le Mexique devienne champion même si cela ne signifie absolument rien dans ma vie en fin de compte et qu'en plus, je sois convaincue que tandis qu'onze bonhommes sont en train de courir derrière une balle, les buts sont marqués dans l’Assemblée Nationale.  

Y es que quizas sepa más de lucha libre que de fútbol y a parte de Memo Ochoa, Giovani Dos Santos y el "Chicharito" -y eso porque él juega en un equipo europeo!-, el resto de los integrantes de la selección mexicana me son completamente desconocidos -sacrilegio! Ya pueden empezar a rasgarse las vestiduras pero por más que lo intento y a pesar de vivir bajo el mismo techo que un fanático del deporte empedernido, sigo sin entender las reglas del juego y no puedo resolverme a vivir como si el destino de la humanidad dependiera del resultado de un partido y/o de conocer la biografía de los jugadores estrellas. 

Et puis c'est fort probable que que sache plus de catch que de foot et mise à part Memo Ochoa, Giovani Dos Santos et "Chicharito" -parce qu'il jour dans une équipe européenne et encore!-, le reste des intégrants de l'équipe me sont complètement inconnus -sacrilège! Allez, vous pouvez commencer à déchirer vos vêtements mais j'ai beau essayer et malgré le fait d'habiter sous le même toit qu'un fana forcené du sport, je n'arrive toujours pas à comprendre les règles du jeu et je ne peux pas me résoudre à faire comme si le destin de l'humanité dépendait de le score d'un match et/ou de connaître par cœur la biographie des joueurs stars.

El colmo fué que cuando México marcó su primer gol en el mundial -partido que gracias a mis angelicales progenituras vi a medias- M'sieur D. me mandara un sms diciendo: " un but pour nous (Peralta)"* y que yo me quedara preguntando "quién rayos es Peralta y de qué gol me está hablado?!". 

Le comble arriva quand, lors du premier but du Mexique dans la coupe du monde -match que je n'ai vu qu'à moitié, grâce à ma charmante progéniture- M'sieur D. m'a envoyé un sms qui disait: "un but pour nous (Peralta)" et que je reste perplexe en me demandant: "mais ce qui celui-là et de quel but il me parle?!". 


Porque para mí sería más fácil hablarle a Petit Monstre de martinetes, tijeras voladoras, hurracaranas, del Rayo de Jalisco, Blue Demon, el mítico Santo y su máscara de plata que de "corners" o "fuera de lugar" y lo cierto es que la única cosa que sería capaz de enseñarle acerca del fútbol es que en México gritamos "Gooooool!!!!".

Parce qu'il me serait plus facile de parler à Petit Monstre de prises de catch mexicain, el Rayo de Jalisco, Blue Demon, el Santo et son mythique masque argenté que de "corners" et "hors jeu" et très certainement, la seule chose que je puise l'apprendre à propos du foot c'est qu'au Mexique on crie "Gooooool!!!.

Sí, soy de esas personas a las que tachan de amargadas por no apreciar el futbol ni entiende que el mundo se detenga durante dos horas culpa del flagrante estado de zombificacion general digno de "The Walking Dead" que un partido provoca y aunque es cierto que mi interés siempre se ha despertado un tanto en cada mundial, tampoco es algo que me llevara a pintarme la cara ni a gritar delante de la tele ondeando una enorme bandera y con un sombrero ridículo en la cabeza mientras salto del sillón... 

Oui, je fais partie de ces gens dits aigris parce qu'ils n'apprécient pas le foot et qu'on ne comprend pas que le monde puise s'arrêter de tourner pendant deux heures faute de l'état de zombification général digne de "The Walking Dead" provoqué par un simple match et, même si c'est vrai que mon intérêt se réveille un peu à chaque coupe du monde, cela ne m'amène pas non plus à peindre mon visage ni a crier devant la télé en agitant un drapeau avec un chapeau ridicule sur la tête alors que je saute sur le canapé...

Pero no contaba con esa maldita distancia que exacerba el sentimentalismo patriotero inscrito en mi ADN y, como rezan los comerciales de una conocida marca de lentes, hoy puedo decir: "mais ça, c'était avant!**"... Pero únicamente cada cuatro años, sin llegar a esos extremos y siempre y cuando juegue México -o Francia, aunque a veces no sepa cuál equipo me da más pena. Con todo, hoy y nada más que por ver la actuación del portero mexicano bien valió la pena emocionarme un poco con el partido. 


Mais c'était sans compter avec cette maudite distance qui exacerbe le sentimentalisme patriotique inscrit dans mon ADN et, de même que la pub d'une marque de lunettes assez connue, aujourd'hui je peux dire: "mais ça, c'était avant!"... mais que tous les quatre ans, sans jamais en arriver à là et tant que le Mexique y participe -ou la France, même si parfois je n'arrive pas à savoir le quel des deux me fait plus pitié. Malgré tout et rien que pour voir la prestation du gardien mexicain, ça valait le coup de s'enthousiasmer avec ce match.

Así que mientras viva en el exilio, seguiré mirando jugar -y ser masacrada ocasionalmente- a la selección mexicana en el mundial; lloraré al escuchar el himno nacional; maldeciré a una docena de árbitros; dejaré de respirar el tiempo de un gol para luego gritar y hasta me pondré esa camiseta verde de la tela que me enrocha pero sobre todo, me reiré pensando en Petit Monstre saltando de alegría sobre el sillón, los brazos en alto gritando "Buuuuut! Gagné!***" por la primera vez. Copa del Mundo o no, para mí esos momentos de complicidad con mi pequeño hombrecito no tienen precio y qué importa si sólo me gusta el fút nada más cada cuatro años...

C'est ainsi, donc, que tant que je vivrai dans l'exile je continuerai à regarder jouer -et se faire massacrer occasionnellement- la équipe mexicaine dans la coupe du monde, je pleurerai en entendant l'hymne national, maudirai une bonne douzaine d'arbitres, j'arrêterai de respirer le temps d'un but pour ensuite crier et j'irai même jusqu'à porter un maillot vert avec ce tissu qui me donne l'urticaire mais surtout, je rirai en repensant à Petit Monstre sautant de joie sur le canapé, les bras levés en criant "Buuuuut! Gagné!" pour la toute première fois.  Coupe du Monde ou pas, pour moi ces moments de complicité avec mon petit homme n'ont pas de prix et tant pis si je n'aime le foot que tous les quatre ans...  





* Literalmente: "un gol para nosotros -entiéndase "nuestro"- (Peralta)".

** "Pero eso, era antes!"

*** "Goooool! Ganamos!"

mercredi 28 mai 2014

Una boda a la francesa (quinta parte) / Un mariage à la française (cinquième partie)

La recepción


La espera se me ha hecho una eternidad pero al fin estamos autorizados a entrar al gran salón decorado de rosa y blanco, con perlas y mariposas por todos lados. En la entrada hay una mesa de dulces y justo al lado el primer photobooth que encuentro en mi vida pero nos concentramos en el plan de mesa en forma de cortina de mariposas para ver en cúal estaremos sentados.  

La réception


L'attente m'a semblé durer une éternité mais nous avons enfin la permission d'entrer dans la grande salle toute décorée en blanc et rose avec des perles et papillons un peu partout. Juste à l'entrée il y a un bar à bonbons et au fond le tout premier photobooth que je vois en vrai de ma vie mais nous nous concentrons plutôt dans le rideau de papillons qui fait office de plan de table  pour savoir où nous trouverons notre place.


Luego de ver las mariposas con nuestros nombres nos vamos a buscar nuestra mesa que temo se encuentre -como casi siempre- hasta el fondo y de preferencia, junto a la de los niños o el baño -puede que los dos-, pero depués de haber recorrido practicamente todas, caemos en la cuenta de que, a nuestra gran sorpresa, estaremos sentados en la unica que no habíamos revisado: la de los novios, la mismísima mesa de honor.

Après avoir repéré les papillons qui affichent nos prénoms, nous allons chercher notre table que je crains se trouve -comme presque toujours- tout au fond de la salle et préférablement, à côté de celle des enfants ou les toilettes -voir les deux-, mais ayant parcouru pratiquement toutes, nous réalisons que, à notre grande surprise, nous serons assis dans la seule que nous n'avions pas envisagé: celle des mariés, LA table d'honneur.   

Por suerte, en esa mesa también se encuentran M. C., el único invitado que conozco -fuera de mi marido y el propio novio, claro- y su esposa, con quién dada la disposición de los lugares asignados finalmente me impedirá cruzar palabra mientras comemos aunque siendo sinceros, no es algo tan malo pues -al menos en teoría y si el menu incluye otra cosa que platos fríos y foie gras-  estaré bastante ocupada comiendo y yo cuando como, no conozco*.

Par chance, dans cette table il y aura aussi M.C., le seul invité que je connais -hormis mon mari et le jeune marié lui même, bien entendu- et sa femme, avec qui, vu la disposition des places désignées il me sera impossible de discuter avec elle pendant le repas mais, pour être honnête ce n'est pas plus mal car -du moins en théorie et si le menu contient autre chose que des plats froids et du foie gras- je serai déjà très occupée à manger et moi, quand je mange, je ne connais plus personne*. 


Pero los novios llegan y empieza la animación, es hora del flashmoov que tanto temía y que sigo sin entender a quién se le ocurrió escoger la canción Waka Waka de Shakira que invariablemente me recuerda el mundial de futbol. Por consideración a los demás y a mí misma, me quedo tranquilamente en mi lugar ya que, si bien me encanta bailar yo DETESTO seguir las coreografías y encima soy pésima cuando se trata de contar los pasos**.

Mais les jeunes mariés arrivent et l'animation peut commencer, c'est l'heure du flashmoov que je tant redoutais et je me demande toujours qui a pu avoir l'idée de choisir la chanson Waka Waka de Shakira qui me fait penser, invariablement, au mondial de foot. Par considération aux autres et à moi même, je reste à ma place car, bien que j'adore danser je DÉTESTE suivre les chorégraphies et je suis archi-nulle dès qu'il s'agit de compter le pas, en plus**.

La primera sesión de tortura terminada y luego de que el mesero comenzara a servir la entrada, empiezo a prepararme psicológicamente para las que luego vendrán sin llegar a decidirme si me parece menos peor el diaporama o esos juegos algo tontos que me recuerdan la primaria... Pero de momento lo que más me preocupa es la cantidad de cubiertos y ese servicio a la francesa que exige un especial para cada cosa, yo, que vengo del país del taco, por dónde he empezar?!

La première séance de torture finie et suite à l'arrivé des entrées apportées pas le serveur, je commence à me préparer psychologiquement à celles qui viendront après sans arriver à décider si je trouve moins nul le diaporama ou ces jeux un peu idiots qui me rappellent l'école primaire... Mais ce qui me préoccupe le plus c'est la quantité de couverts et ce service à la française exigeant un spécial pour chaque chose, moi, qui vient du pays des tacos, par où je vais commencer?!  


Silencio incómodo entre los comensales que con perfiles tan distintos no podría ser más heterogéneo: los recién casados; una pareja treintañera con dos hijos que acabados de llegar del sur -la mujer con aires de snob-; una de cuarenta y tantos; unos padres primerizos cuyas aprehensiones me enternecen y su querubín rubio me recuerda los gestos de Miss Candy -que en esos seguro ha de estar destrozando los oídos de mamie y compañía-; M. C., su esposa y M'sieur D. como representantes del continente asíatico y yo, probablemente la única "árabe" desvergozada -con vestido corto y maquillage recargado- por esos lares.

Un silence gênant règne sur la table, les commensales qu'avec des profils si distincts ne pourraient former un groupe plus hétérogène: les jeunes mariés; un couple trentenaire avec deux enfants fraîchement débarqués du sud -la femme à l'air un peu snob-; un autre dans la quarantaine; des jeunes parents dont leurs appréhensions m'attendrissent et les gestes de leur chérubin blond  me font penser à Miss Candy -qui doit très certainement être en train de casser les oreilles de mamie et compagnie-; M.C., sa femme et M'sieur D. représentant le continent asiatique et moi, peut être la seule "arabe" dévergondée -en robe courte et maquillage trop chargé- dans ces contrées. 

Sin gran sorpresa encuentro en mi plato algunas noix de Saint Jacques*** que cedo gustosa a M'sieur D.  luego de fotografiarlo -"es para su blog", s'excusa M'sieur D. despertando el interés de la rubia que aprovecha para hacerme un par de preguntas acerca de lo que escribo- contentandome del resto, aunque a parte de los camarones y las Saint Jacques no tengo idea de qué era, he de decir que estaba bastante bueno. Como la lactancia y yo tenemos una tregua por lo que dure la noche -y una buena parte de la mañana- a lo largo de la fiesta me autorizo sucesivamente una copa de vino blanco, otra de rosado, un poco de tinto y un par de sorbos de champán con lo que mi consumo de alcohol habrá superado el total de hace  dos años  y quizas también por lo que queda del presente.


Sans grande surprise je trouve dans mon assiette quelques noix de Saint Jacques que je cède avec joie à M'sieur D.  après l'avoir photographié -"c'est pour son blog", s'aprête à dire ce dernier à mode d'excuse réveillant ainsi l’intérêt de la blonde qui profite pour me poser quelques questions à propos de ce que j'y écris- me contentant du reste, même si, mise à part les crevettes et les Saint Jaques je n'ai pas la moindre idée de ce que pouvait bien être mais dans tous le cas c'était vraiment très bon. Comme l'allaitement et moi avons fait une trêve pour la nuit -et d'une bonne partie du matin le lendemain- je m'autorise successivement un verre de vin blanc, un autre de rosé, un peu de rouge et quelques gorgées de champagne avec quoi j'aurai dépassé le total de ma consommation d'alcool  des deux dernières années et peut être aussi pour ce qui reste de la présente.  

Como la duda me carcome, le pido a M'sieur D. que le pregunte a su amigo de infancia si hay un dress code a lo que el susodicho responde alegremente que sí. "Pero no está marcado en la invitación!" "Bah, sí, había que tomar en cuenta los colores de la invitación..." La rubia snob que tampoco había captado el mensaje, levanta una ceja y lo mira con cierta incredulidad -porque como la mayoría de los mortales y a menos de ser telépata o alguien realmente cercano para ser cómplice de ello, ella también sabe que un dress code siempre se pone por escrito -o acaso han cambiado la regla y apenas me voy enterando?!

Comme la question me brûle, je demande à M'sieur D. de s’enquérir auprès son ami d'enfance pour savoir s'il y avait un dress code, le prénommé répond affirmativement avec un grand sourire aux lèvres. "Mais ce n'était pas précisé sur l'invitation!" "Bah, si, il fallait juste regarder les couleurs de celle-ci...". La blonde snob  qui n'avait pas non plus compris le message, lève un sourcil en le regardant avec incrédulité, parce que, de même que la plupart des mortels sur terre et à moins d'être télépathe ou quelqu'un de vraiment proche pour être dans la confidence, elle aussi sait qu'il faut toujours mettre par écrit s'il y aura un dress code exigé -ou alors les règles ont changé et je viens de l'apprendre?!  


El juego de los doce meses


Como sea, para matar el tiempo en lo que todos terminan entrada y/o beben un poco de vino, empezamos con el tan popular "juego de las sillas". Trece invitados son llamados a la pista con todo y asiento para empezar la "caza del tesoro", entiéndase que han de correr a buscar un objeto determinado y a cada vuelta uno se queda sin lugar. Al perdedor en turno se le asigna una tarea que ha de hacer por los recién casados en un mes determinado, como invitarlos a su casa a cenar en marzo o hacerles la decoración del árbol de navidad en diciembre; el ganador, por el contrario, se verá ofrecer algo por los novios. He de decir que aún me sorprende la agilidad con la que una chica embarazada y ostentando un vientre prominente puede correr y atrapar cosas al vuelo, si hubiera tenido la mitad de su energía mientras esperaba a Miss Candy, otro gallo me hubiera cantado! 


Le jeu des douze mois


Quoi qu'il en soit, pour s'occuper pendant que tout le monde fini l'entrée et/ou boit un peu de vin, nous commençons le si prisé "jeu des chaises". Treize invités son priés d'aller sur la piste, leur chaise y comprise pour démarrer la "chasse au trésor", à savoir qu'il faudra qu'ils aillent chercher au plus vite un certain objet pour le ramener, à chaque tour il y aura une chaise en moins et quelqu'un perdra sa place. Le perdant en tour se verra assigner une tâche à accomplir pour les mariés dans un mois déterminé, comme les inviter dîner chez lui en mars ou alors en décembre faire la décoration de leur sapin de noël; par contre, le gagnant aura droit à se faire gâter par les mariés. Il faut dire que je suis toujours épatée par l’agilité avec la quelle une jeune femme enceinte et affichant un énorme ventre peut être capable de courir et d'attraper les choses au vol, si j'avais eu ne serait-ce que la moitié de sa pêche pendant ma grossesse de Miss Candy, mon Dieu, ça se serait passé tout autrement! 


De nuevo suena el Waka Waka que todos, se supone, debemos bailar y y un poco después empiezan a servir el plato principal: un enorme pedazo de carne de res sangrante y cocida a tal vez a un 10% con una salsa de champiñones acompañada de una ratatouille y un gratin dauphinois, ambos deliciosos aunque minimalistas. Y la carne... bien, es una de las cosas a las que nunca me acostumbraré en Francia, ya lo he intentado pero me es simplemente imposible comer la carne cruda. 

On entend à nouveau le Waka Waka avec le quel  tous sommes censés de danser et un peu plus tard les serveurs commencent a apporter le plat principal: un énorme rumsteck bien saignant et cuit peut être à un 10% baingé d'un sauce aux champignons, accompagné d'une ratatouille et un gratin dauphinois, tous les deux super bons mais néanmoins minimalistes. Et la viande... et bien, c'est une des choses auxquelles je ne m'y ferai jamais en France, j'ai eu beau essayer mais il m'est tout simplement impossible de manger la viande pas cuite.

Bebo un poco de rosado pensando en lo diferente que puede ser una boda en México porque a estas alturas, ya habría bailado un buen... Pero aunque he de reconocer me he divertido hasta entonces, temo que lo "mejor" está por venir.



Je bois un peu de rosé en songeant à combien peut être différent un mariage au Mexique car là, on aura déjà pas mal dansé... Mais bien que je me suis quand même bien amusé jusque là, je crains que le "meilleur" est à venir.


*Expresión algo común en México para decir en broma que si se trata algo rico para comer, no estamos dispuestos a compartir, ni siquiera con las personas que queremos ;) 

* Expression courante au Mexique pour dire en rigolant que quand l'on mange quelque chose de bon, nous ne sommes pas prêts de la partager, même avec aux gens qu'on aime ;)

** En Francia se acostumbra que los amigos de la pareja organicen alguna presentación, como un baile ou un sketch durante la fiesta. Aquí se invitaba a todos a un flashmoov.

** En France il arrive souvent que les amis du couple organisent une présentation comme une danse chorégraphique ou sketch pendant la fête. Ici nous étions invités a faire un flashmoov.

*** Un tipo de ostras grandes en forma de abanico.

mercredi 26 mars 2014

El día del niño en México (Concurso, puedes ganar una piñata!) / La journée des droits de l'enfant au Mexique (Concours, une piñata à gagner!)

Quién no recuerda con cariño una celebración del día del niño en México?

Qui ne se souvient avec tendresse de la fête de la journée Internationale des droits de l’enfant au Mexique?

Nadie que haya estado o conozca un poco México puede dejar de sentir una tierna emoción al recordar los festejos del día del niño.  Aunque resta mucho por hacer en materia de derechos, éste día en México, es un verdadero día de fiesta lleno de alegría, música y color en donde los niños son la estrella principal. 

Quiconque ait vécu ou connaisse ne serait-ce qu'un peu le Mexique ne peux s'empêcher d'être ému en évoquant les souvenir de la journée de l'enfant. Bien qu'il reste encore beaucoup à faire en matière de droits de l'enfant , au Mexique, ce jour-ci est un véritable jour de fête plein de joie, musique et couleur où les mômes sont la star.

Este festejo tiene su origen en los años 50's cuando la ONU decide promover de manera universal los derechos de los niños. Oficialmente se celebra de manera internacional el primero de octubre pero cada país es libre de escoger otro día y festejarlo a su manera, por ejemplo, en México lo hacemos el 30 de abril.


Cette festivité trouve ses origines dans les années 50's, lorsque l'ONU décide promouvoir les droits des enfants de façon universelle. Cette journée internationale es célébrée officiellement le premier octobre mais chaque pays est libre de choisir une autre date et fêter à sa convenance, par exemple, au Mexique on le fait le 30 avril.   

Creo que todos los mexicanos participamos más de una vez en los festivales de la escuela, cuando cada grupo presentaba un baile, pequeñas obras de teatro, poemas o canciones corales. Y cómo olvidar las kermesses, los antojitos, la lotería y los juegos? También había -y hay- concursos  y pequeños -o grandes- espectáculos para divertir a los chiquitos.




Je crois que tous les mexicains nous avons participé maintes fois aux festivals de l'école, quand chaque groupe présentait une danse, des petites pièces de théâtre, poèmes ou chorales. Et comment oublier les kermesses, les en-cas, le loto et les jeux? Il y avait - et il y a encore- des concours et des petits -ou gros- spectacles pour divertir les plus jeunes. 


Era genial luego de la salida de la escuela ver por las calles niños sonrientes caminando de la mano de sus padres tan alegres, con globos, con dulces y, en ocasiones, hasta con disfraces. Ah, qué lindas y coloridas fiestas las del día del niño! Confieso que es una de las cosas que extraño más en éstas tierras. No les pasa también a ustedes?

C'était génial de regarder les enfants souriants marcher de la main de leurs parents à la sortie de l'école, si heureux, avec des ballons, des bonbons et parfois même déguisés. Ah, qu'elles sont belles et pleines de couleur les festivités de la journée de l'enfant! J'avoue que c'est une des choses qui me manquent le plus en France. Cela vous arrive aussi?   

Y para recordar un poco y festejar ese día como en México -estén donde estén en éste lado del charco dentro de la UE- les ofrecemos la posibilidad de ganarse una linda piñata!

Et pour évoquer un peu les souvenirs et fêter ce jour là à la mexicaine -où que vous vous trouviez partout l'UE- nous vous offrons la possibilité de gagner une jolie piñata! 


Para participar tienen que entrar a la página de Facebook  "Las piñatas de Laly", poner "Me gusta", comentar la foto de ésta liga y contar algún recuerdo/anécdota de sus hijos o de su infancia (un mensaje por persona). El juego estará abierto desde ahora y hasta la media noche del 18 de abril*. Al término del concurso se hará un sorteo entre todos los comentarios y "Las piñatas de Laly" anunciará al ganador. Así que a participar y buena suerte!

Pour participer il faut se rendre à la fan page de Facebook  "Las piñatas de Laly", cliquer sur "J'aime", commenter la photo de ce lien et raconter un souvenir/ anecdote de vos enfants ou de votre propre enfance (un message par personne). Le jeu est ouvert dès maintenant et jusqu'au vendredi 18 avril à minuit* et à la fin du concours il y aura lieu un tirage au sort entre tous le commentaires et "Las piñatas de Laly" annoncera le gagnant.  Donc, allez y et bonne chance! 



*Hora de París. 
Pd. No es necesario que la anécdota tenga que ver con las piñatas, cualquier pequeña historia es la bienvenida ;)

*Heure de Paris. 
Ps. Ce n'est pas nécessaire que l'anecdote ait un rapport avec les piñatas, toute petite histoire est la bienvenue et vous pouvez laisser votre commentaire en français ;) 

lundi 16 septembre 2013

Septiembre en Francia / Septembre en France

Llegó septiembre y con él las fiestas patrias, el otoño y las oleadas de nostalgia. El tiempo cambia, el verano llegó a su fin con brutalidad y es como si algo flotara en el aire, algo que pareciera atravesar el Atlántico haciéndonos sentir como si la distancia fuera aún más grande.

Septembre est arrivé et avec lui la fête nationale, l’automne et les vagues de nostalgie. Le temps à changé, l’été s’est fini brutalement et c’est comme si quelque chose flottait dans l’air, quelque chose qui semblerait traverser l‘océan Atlantique pour nous faire ressentir  comme si la distance était encore plus grande.

Celebrar México lejos de México es algo particular, nos improvisamos comidas y eventos con los medios locales para acortar la distancia y, aunque no sea lo mismo que encontrarse bajo los fuegos artificiales en el bullicio del Zócalo, de la Plaza de armas en Guadalajara -o cualquier otro punto de reunión pero en tierra mexicana-, no podemos negar el sentimiento que como mexicanos y a pesar de encontrarnos en otras latitudes, como cada año nos hace unirnos en el grito de una noche pintada con los colores de nuestra Patria lejana.

Fêter le Mexique étant loin du Mexique est assez particulier, nous improvisons des repas et des événements traditionnels avec les moyens de bord pour essayer de raccourcir un peu la distance et, même si ce ne sera jamais pareil que de se trouver sous la lumière des feux d’artifice dans le rassemblement du Zócalo*, la Plaza de Armas à Guadalajara –ou dans  n’importe quelle autre place importante ou pas mais étant au Mexique-, le sentiment qu’en tant que mexicains et malgré le fait de se trouver loin de notre pays, nous rassemble -comme chaque année- dans le cri d’une nuit teinte avec les couleurs de notre Patrie lointaine, est indéniable.

Independientemente de que muchos consideraran que no había nada que festejar -dadas las circunstancias actuales en México- no podemos ignorar que aunque no lo queramos, siempre hay algo que nos identifica: un pasado, una cultura, un sueño, el amor por nuestro país y su vasta diversidad, identidad que quizas se hace aún más presente y necesaria cuando estamos lejos...

Même si sont nombreux ceux qui considéraient qu’il n’y avait rien à fêter –au vu des circonstances actuelles du Mexique- nous ne pouvons pas ignorer le fait que, malgré tout, il y aura toujours quelque chose qui nous identifie: un passé, une culture, un rêve, l’amour pour notre pays et sa large diversité, identité qui –peut être- se fait encore plus présente et indispensable dès lors qu’on est loin…

Y fué así que entre mezcla de fiesta y nostalgia, nuevamente nos dimos cita para comer, cantar, bailar, gritar y llorar al son del mariachi por esa tierra que a pesar del tiempo y la distancia sabemos que no dejaremos de añorar.

Et c’est ainsi que dans un mélange de fête et de nostalgie, nous nous eûmes donné rendez vous pour manger, chanter, crier et pleurer au rythme du mariachi pour cette terre qui nous manquera toujours malgré le temps et la distance.



No, la situación de México no es para nada la ideal pero es por ese país que bien que mal hizo de mí lo que soy, ese país que quiero creer que puede tener un futuro mejor, ese país que por supuesto también me duele pero que no ha dejado de ser esa tierra cálida en la que aún existe gente buena y trabajadora y en donde se encuentran mi familia y muchas de las personas que amo, que con lágrimas en los ojos me atrevo a gritar: “VIVA MEXICO!!!”

Non, la situation du Mexique ce n’est point l’idéale mais c’est pour ce pays qui a fait de moi ce que je suis, ce pays qui, je veux croire, peut avoir un meilleur avenir, ce pays dont la situation me chagrine, bien sûr, mais qui reste néanmoins la terre chaleureuse où il y a encore des gens bons et travailleurs et là où se trouve ma famille et nombre des gens aux quels je tiens, qu’aujourd’hui, les larmes aux yeux,  j’ose crier : « VIVA MEXICO!!! 





mercredi 20 mars 2013

Expo en Lyon : TAANAH, Artisanat contemporain du Mexique, Papel Amate.


Se trata de una exposición en la que se pueden apreciar diversas obras elaboradas con papel amate por las manos expertas de artesanos otomies*, en el estado de Puebla, México. Esta interesante exposición forma parte del festival Les Reflets, en la ciudad de Lyon, mismo que también busca difundir el trabajo de distintos artistas latino-americanos.

 Il s’agit d’une exposition où l’on peut apprécier diverses œuvres élaborées avec du papier amate par les mains expertes des artisans otomis*, dans l’état de Puebla, au Mexique. Cette intéressante exposition fait partie du festival Les Reflets, à Lyon, celui-ci cherche, entre autre, à faire connaître le travail de différents artistes latino-américains.

La profunda misticidad del pueblo de San Pablito Pahuatlán –de donde provienen las obras expuestas- y el uso del papel amate para fines rituales han ayudado a perpetuar su fabricación ancestral, una tradición que tiene su origen en la epoca prehispánica, cuando era utilizado principalmente en la elaboración de códices y que en la actualidad también sirve para la realización de diversas artesanías.

 La profonde mysticité du peuple de San Pablito Pahuatlán –d’où les œuvres exposées sont issues- et l’utilisation du papier amate  pour des fins rituels, auront aidé à perpétuer sa fabrication ancestrale, tradition qui trouve ses origines dans l’époque pré-hispanique  quand il servait surtout à élaborer les codex et qu’aujourd’hui, s’utilise aussi dans la confection de diverses pièces d’artisanat.

Este papel es confeccionado a base de la corteza del árbol de jonote -amatl, en nahuatl- y  si bien el procedimiento de elaboración sigue siendo el mismo, la forma de trabajarlo se reinventa para aliar modernidad, espiritualidad y tradición, creando así una artesanía fina de concepto contemporaneo.

Ce papier se fait à base de l’écorce de l’arbre de jonote – aussi connu comme amatl, en langue nahuatl** – et si bien le procédé c’est toujours le même, la façon de le travailler se réinvente pour allier modernité, spiritualité et tradition, créant ainsi des pièces d’artisanat fin avec un concept contemporain.  



Así que si se encuentran Lyon, tienen hasta el 29 de marzo para apreciar las magnificas obras de artesanos 100% mexicanos, la entrada es libre. La cita es en:

 La Maison de l'Amérique Latine du Rhône 
2 rue Lainerie 69005, Lyon 
04.78.30.14.08
Horarios: Lunes de 14:00 a 18:00 y de martes a viernes de 09:30 a 12:00pm – 14:30 a 18:00
Entrada libre, del 11 al 29 mars 2013. 



Donc, si vous vous trouvez à Lyon, vous pourrez apprécier les magnifiques œuvres réalisées par des artisans 100% mexicains jusqu’au 29 mars 2013. Rendez vous à :

La Maison de l'Amérique Latine du Rhône 
2 rue Lainerie 69005, Lyon 
04.78.30.14.08
Horaires: Lundi de 14h a 18h et du mardi au vendredi de 09h30 a 12h – 14h30 a 18h
Entrée libre, du 11 au 29 mars 2013. 

Si no tienen la posibilidad de asistir, no duden en darse una vuelta por el sitio del expositor http://taanah.portfoliobox.me para ver algunas obras en papel amate y descubrir sus otros de sus proyectos.

Si vous êtes dans l’impossibilité d’y aller, n’hésitez pas à jeter un coup d'œil au site de l’expositeur http://taanah.portfoliobox.me pour y voir certaines des œuvres en papier amate mais aussi pour découvrir ses autres projets.

Y si quieren saber más acerca del festival, pueden checar el sitio http://www.lesreflets-cinema.com

Et si vous souhaitez savoir un peu plus à propos du festival, faites un tour par le site http://www.lesreflets-cinema.com



* Comunidad indígena del centro de México

* Communauté indigène du centre du Mexique

** Langue indigène la plus répandue au Mexique. 

jeudi 24 janvier 2013

Florence Cassez, la heroína vuelve a Francia... / Florence Cassez, l’héroïne rentre en France...


 Me había propuesto no tocar el tema pero no sé si sea por culpa del tiempo gris que tiende a poner de malas a todo el mundo o que me molesta el circo mediático y la mala fé manifiesta  de los noticieros, expuesta hasta el paroxismo desde ayer.

Je m’étais dit que je n’écrirais rien à ce sujet mais je ne sais pas si c’est à cause de la grisaille qui met de mauvaise humeur à tout le monde ou que le cirque médiatique et la mauvaise foi manifeste des journaux, exposée au paroxysme depuis hier, me mettent en rogne.

Nunca pensé que un día sentiría tanta vergüenza de ambos países, hasta hoy, cuando tanto México como Francia hacen prueba de una gran hipocresía y que algo que debía tratarse en el secreto de los tribunales y la diplomacia haya terminado por sobre exponerse de tal forma que ya no hay modo de saber cuál era la verdad ni mucho menos el camino que esta historia debió seguir si no se hubiera enredado entre las patas de políticos –y los medios- de ambas naciones.

Jamais je n’aurais cru qu’un jour j’allais ressentir une telle honte des deux pays jusqu'aujourd'hui, quand le Mexique tout autant que la France font preuve d’une grande hypocrisie et qu’une affaire qui aurait dû rester dans le secret des tribunaux et la diplomatie ait fini par être à tel point surexposée qu’il ne soit guère possible de connaître la vérité et encore moins quel est le chemin que cette histoire aurait dû suivre si elle n'avait pas été emmêlée entre les pattes de des politiciens –et les médias- des deux nations.  

No podría ser más evidente que la Justicia es todo menos lo que debería de ser y que a fuerza de perdernos en la forma, dejamos de lado el fondo. Fondo que a nadie le importa y de todos modos la verdad –la de a de veras y no la que se quiera creer, en uno u otro sentido- jamás saldrá a la luz, que sea para inocentar o para culpar. Y es que, digan lo que digan, la resolución que libera a Florence Cassez no la declara inocente, no estudia el fondo sino la forma y las flagrantes violaciones que desde un principio acompañaron al proceso.


Il ne pouvait être plus flagrant que la Justice est tout sauf ce qu’elle devrait d’être et qu’à force de nous perdre dans la forme, on laisse de côté le fond. Fond qui n’intéresse à personne et de toute façon, la vérité –la vraie et pas celle que l’on veut croire, qu’elle aille dans l’un sens ou dans l’autre- jamais n’éclatera au grand jour, que ce soit pour l’innocenter ou pour la rendre coupable. Parce que quoique l’on dise, la résolution qui libère Florence Cassez ne la déclare pas innocente, n’étudie pas la question de fond mais celle de la forme et les flagrantes violations qui auront accompagné le procès depuis le début.

Tengo el sentimiento de que México -por conveniencia o por lo que sea- terminó por ceder a las exigencias de Francia. Que la misma televisora que orquestó la puesta en escena del arresto reconociera públicamente algo que jamás fué un secreto es tomar al pueblo por una bola de pendejos. Me avergüenza que además eso fuera la antesala de la subsecuente liberación de una persona que, sin haber hecho otra cosa importante a parte de involucrarse con un “presunto” criminal y haber entrado –ok, sin quererlo- en el juego de  éste circo de los medios, hoy sea recibida en Francia con todos los honores como una heroína y que desde hace un par de años hasta haya obtenido el reconocimiento de “ciudadana de honor”. Sí, me disgusta y me da asco el pensar que hay tantas personas que viven haciendo el bien, que hacen un real servicio por la sociedad y que con todo, son ignoradas por los políticos y a veces hasta por la ciudadanía.

sipse.com
 J’ai le sentiment que le Mexique –par convenance ou autre- a fini par se plier aux exigences de la France. Que la même chaîne de télévision ayant orchestrée la mise en scène de l’arrestation aie reconnu publiquement quelque chose qui n’a jamais été un secret c’est de prendre le peuple pour une bande de cons. C’est honteux qu’en plus cela ait été le prélude de la libération d’une personne qui, sans avoir jamais fait autre chose de marquant à part se lier avec un criminel « présumé »  et  rentrer –ok, sans le vouloir- dans le jeu de ce cirque médiatique, aujourd’hui soit accueillie en France avec tous les honneurs telle une héroïne et même qu’elle ait été reconnue citoyenne d’honneur depuis quelque temps. Oui, ça me dérange et me révulse penser qu’il y a tellement de gens qui ne font que le bien autour d’eux, qui rendent un véritable service à la société et que malgré tout, ils sont ignorés des politiciens et parfois des citoyens eux-mêmes.

Me disgusta y me da asco que un presidente extranjero y durante una visita “amistosa” se haya permitido exigir al país que lo recibió que resolviera un asunto de justicia local de la forma en que Nicolas Sarkozy, en su momento lo hizo. Y me molesta más todavía que hoy un noticiero se permita hacer la reseña diciendo que entonce se trató de abordar el tema con delicadeza (?!)  Desde cuando es delicado pararse delante del Congreso de una Nación, abiertamente criticar la forma en que dicho país aplica la justicia –como si la justicia en Francia fuera perfecta e infalible- y exigir de que el asunto en cuestión se resuelva como conviene al invitado? Y que en pocas palabras digan que México hizo su berrinche y haya anulado –por sus pistolas- en el 2011,  las actividades del año cultural de México en Francia –cosa que me sigue reventando, pero ni hablar – cuando fué extremadamente ofensivo que se exigiera la lectura de un comunicado acerca de la injusticia del encarcelamiento de la francesa antes de iniciar cualquier actividad cultural... En serio, debo dejar de ver los noticieros para dejar de escuchar tantas pendejadas tendeciosas y chauvinistas.

Me dérange et me révulse qu’un président étranger et lors d’une visite de « courtoisie » se soit permis d’exiger au pays qui l’avait accueilli de trancher sur une affaire de justice locale de la façon dont Nicolas Sarkozy le fit. Et me dérange encore plus qu’aujourd’hui un journal se permette de faire le recueil des faits en disant qu’à l’époque, l’affaire avait été abordée avec délicatesse (?!) Depuis quand c’est de la délicatesse aller se planter devant le Congres d’une Nation, critiquer ouvertement sa façon d’appliquer la justice –comme si en France la justice était parfaite et infaillible- et d’exiger que l’affaire soit résolue à la convenance du dit invité ? Et qu’en gros on dise aussi que le Mexique a fait un caprice en annulant, dans le 2011, les activités de l’année culturelle du Mexique en France –chose qui me révolte encore aujourd’hui, mais bon – alors que c’était insultant en extrême d’exiger la lecture d’un communiqué à propos de l’injustice de l’incarcération de la française avant de commencer toute manifestation culturelle… sérieusement, il faut que j’arrête de regarder les journaux télévisés, comme ça j’entendrai un peu moins d’idioties tendancieuses et chauvinistes.

La única que verdad resultante de todo esto es que ni México ni Francia han actuado correctamente ni mucho menos con objetividad - y ni hablar de los medios porque pareciera que desconocen esa palabra. Pero poco importa lo que yo piense o diga, las cosas no cambiarán y éste episodio –cerrado, en apariencia por lo que respecta al proceso juidicial-  para mí pone en mal a las dos naciones que quiero y me deja un mal sabor de boca...

www.europe1.fr
La seule vérité qui résulte de tout cela c’est que ni le Mexique ni la France ont agi comme il fallait et encore moins avec objectivité – n’en parlons pas des médias car il semblerait qu’ils ne connaissent même pas ce mot. Mais peu importe ce que je pense ou dise, les choses ne changeront pas et cet épisode –clos, en apparence pour ce qui concerne le procès judiciaire- pour moi met en mal les deux nations que j’aime et me laisse avec un arrière goût plutôt amer.


Por lo demás, no habrá que sorprenderse si mañana vemos más libros y puede que hasta una pelicula inspirada en esta historia...

Pour le reste il faut s’attendre à voir demain paraître encore plus de livres et peut être même un film inspiré de cette histoire... 

dimanche 16 décembre 2012

Las Posadas

Entre las –muchas- cosas que extraño de México se encuentran “Las posadas”. Mis compatriotas y uno que otro francés enamorado de México saben de lo que hablo, pues la tradición está tan arraigada a la cultura mexicana.

Entre les –nombreuses- choses qui me manquent du Mexique se trouvent « Las posadas ». Mes compatriotes et certains français amoureux du Mexique n’ont pas besoin de précisions, tellement cette tradition est ancrée dans la culture mexicaine.

Pero para los que no tienen ni la menor idea de lo que es, en resumen, se trata de una serie de nueve fiestas que anteceden Navidad. En un principio de índole religiosa, éstas debían representar el peregrinaje de María y José en busqueda de un albergue. Nueve días de oración en donde, al caer la noche, los vecinos hacían una procesión llevando a los peregrinos – o las personas que los representaban-, entre oraciones y cantos pidiendo posada delante de la casa de quien le tocara el turno de recibirlos. Así el grupo se dividía en dos, los que se quedaban en el interior de la casa y los que llevaban a los peregrinos en el exterior. Entonces iniciaba un díalogo en forma de canción, unos pidiendo ser albergados, los otros desconfiados negándose a abrir la puerta hasta que se daban cuenta que quienes pedían posada eran la Virgen María y San José y entonces recibían con alegría a todos para orar. Luego se servía una merienda y los niños tenían derecho a llevarse un bolo con dulces además de romper las piñatas. Esas son las posadas tradicionales que, aunque se practiquen menos, todavía existen.

Mais pour ceux qui n’ont pas la moindre petite idée de qu’est-ce que c’est, en résumé, il s’agit d’une série de neuf fêtes qui précédent Noël. À l’origine d’ordre religieux, elles étaient censées de reproduire le pèlerinage de Marie et Joseph à la recherche d’une auberge. Neuf jours de prières ou, en debout de soirée, le voisinage faisait la procession avec les santons –ou les gens les représentant-, entre prières et chants en demandant hébergement devant la maison de celui qui les recevait à tour de role. Le groupe de voisins était donc divisé en deux, ceux qui restaient à l’intérieur de la maison et ceux qui portaient les santons à l’extérieur. Alors, un dialogue en forme chanson s’entamait, les uns pour demander d’être accueillis, les autres, méfiants refusant à ouvrir la porte jusqu’à ce qu’ils finissent par comprendre que les gens demandant asile n’étaient autres que la Sainte Vierge et Saint Joseph et alors, ils accueillaient tout le monde dans la joie pour prier. Ensuite une sorte de goûter était servi et les enfants avaient droit à emporter un petit sac avec des friandises en plus de casser des piñatas. Ça, ce sont les posadas traditionnelles que bien que moins répandues, existent encore.

Hoy, se le llama así a practicamente cualquier fiesta que se haga durante el mes de diciembre y antes de Navidad, que sea con los compañeros de escuela, del trabajo o incluso los miembros de un club. Aparentemente, cualquier pretexto es bueno para hacer una fiesta. 

Aujourd'hui on appelle comme ça à peu près toutes les fêtes ayant lieu pendant le mois de décembre et avant Noël, que se soit avec les camarades de classe, les collègues du bureau ou même les membres d’un club. Apparemment, toute excuse est bonne pour faire la fête.

Pero lo que yo extraño es justamente ese ambiente tradicional, cálido, convivial y lleno de color que nada tiene que ver con el frenesí comercial navideño...

Mais moi, ce qui manque c’est justement cette ambiance traditionnelle, chaleureuse, conviviale et pleine de couleur qui n’a rien à avoir avec l’engouement commercial de Noël...   


vendredi 14 décembre 2012

Entre dos tierras / Entre deux terres

De vez en cuando hay personas que me hacen la misma pregunta, la de querer saber cual país es el mejor: México o Francia. A menos de aborrecer por siempre uno u otro, me declaro incapaz de escoger porque le tengo mucho cariño a mis “dos casas”. La respuesta que siempre doy –y aunque no sea la que quien hizo la pregunta esperaba- es que cada país tiene sus ventajas, y por supuesto, sus puntos malos.

De temps en temps il y a des gens qui me posent la même question, à savoir quel pays est le meilleur: la France ou le Mexique. À moins d’être complètement dégoûté à tout jamais de l’un ou de l’autre, je me déclare incapable de choisir car je tiens énormément à mes « deux maisons ». Ce que je réponds à chaque fois -et bien que ce ne soit pas la réponse à la quelle celui qui m’a posé la question s’attendait- c’est que chaque pays à ses avantages et, bien sûr, ses points négatifs aussi.

No hay sitio perfecto y no perderé mi tiempo haciendo una lista « contra y pro » de dónde es mejor vivir y por qué, sobre todo porque cada persona es diferente y tiene su propia percepción de las cosas, siendo así no podemos generalizar.

Il n’y a pas d’endroit parfait et je ne m’attarderai à  faire une liste « pour et contre » de où il fait mieux vivre et pour quoi, d’autant plus que chaque personne est différente et a sa propre perception des choses, donc, on ne peut pas généraliser.

No entiendo las ganas que tienen algunos de querer hacer competir dos países que no se parecen en nada. La expatriación es un asunto personal en donde intervienen distintos factores que van desde el carácter hasta las aptitudes y afinidades –entre otros- de cada quien, y el único punto en común es, quizas, que nunca es fácil, sobre todo al principio. Puede parecer sencillo dejarlo todo y empezar de cero en otro lugar, pero una vez dado el paso, pronto nos damos cuenta de que en realidad era más complicado de lo que pensabamos, y ahí, la capacidad de adaptación es una gran ventaja. 

Je ne comprends pas cette envie de certains  pour vouloir faire concurrencer deux pays qui ne se ressemblent point. L’expatriation est une affaire personnelle où jouent plusieurs facteurs qui vont du caractère aux affinités et compétences -entre autres- de chacun, et le seul point commun est, peut être, que ce n’est jamais évident, surtout au départ. Il peut paraître facile de tout quitter et recommencer à partir de zéro ailleurs, mais une fois franchi le pas, on se rend vite compte qu’en fait, c’était un peu plus dur que l’on ne croyait, et là, la capacité d’adaptation est un véritable atout.

He visto llegar a Francia -o a México- personas llenas de esperanzas… y regresarse al cabo de algunos meses. No sé qué pueda hacer la diferencia entre los que nos quedamos por mucho tiempo y los que no aguantan ni seis meses. Quizas es el hecho de contemplar lo duro que puede ser incluso antes de cruzar el Atlántico –y de aceptarlo a pesar de todo- o tal vez el hablar más o menos bien el idioma cuando llegamos a un país donde se usa uno distinto al nuestro. O entonces puede ser otra cosa, quién sabe?

J’ai vu des gens débarquer en France -ou au Mexique- pleins d’espoir… et répartir au bout de seulement quelques mois. J’ignore ce qui peut faire la différence entre ceux qui restons pour longtemps et ceux qui ne tiennent même pas six mois. C’est peut être le fait d’envisager combien ça peut être dur même avant de traverser l’Atlantique -et l’assumer malgré tout- ou encore parler plus ou moins bien la langue quand nous débarquons dans un pays où l'on parle une autre que la notre. Ou alors, peut être que c’est une autre chose, qui sait?

La verdad, hoy, ahora, en este preciso momento, es que extraño México horriblemente pero si estuviera allá, y bien, entonces es Francia la que me haría mucha falta. En cualquier caso tendré el corazón desgarrado, pero esa es la suerte del expatriado, de vivir con el alma compartida entre dos tierras...

La vérité, aujourd’hui, maintenant, tout de suite, c’est que le Mexique me manque affreusement mais si j’étais là bas, et bien, alors c’est serait la France qui me manquerait énormément. Dans tous les cas j’aurai le cœur déchiré, mais tel est le lot d’un expatrié, de vivre avec l’âme partagée entre deux terres…

jeudi 29 novembre 2012

Nostalgia / Nostalgie

Ya era hora de retomar mi blog que había dejado abandonado desde hace un buen rato. Tenía que volver a escribir porque, incluso si parace banal, sigo teniendo mucho qué decir.

Il était grand temps de reprendre mon blog que j'avais abandonné depuis un petit moment. Il fallait que je me remette à écrire car même si cela peut paraître anodin, j'ai toujours des choses à dire.

El otoño me inspira de forma particular. Quizas sea por el cambio flagrante que tranforma el paisaje y lo prepara para recibir el invierno, siempre tan frío y gris. Una última oportunidad de disfrutar de bellos colores porque los árboles se visten suntuosamente de dorados y rojos. Y, cómo negar este ambiente un tanto melancólico que se extiende a medida que las hojas caen? Cuando van girando como en cámara lenta antes de posarse en el suelo y confundirse en un montón de hojas secas que el viento arrastrará?

L'automne m'inspire tout particulièrement. C'est peut être à cause du changement flagrant qui transforme le paysage et le prépare pour accueillir l'hiver, toujours aussi froid et gris. Une dernière chance de profiter des belles couleurs car les arbres s'habillent somptueusement de rouges et d'ors. Et puis, comment nier cette ambiance quelque peu mélancolique qui s'étale à fur et à mesure que les feuilles tombent? Quand elles tournoient comme au ralenti avant de se poser par terre et se confondre en un amas balayé par le vent qui les traîne?

Un otoño tan lejano de todos aquellos que pude conocer en Guadalajara pero con otro encanto porque este, además, está lleno de nostalgias.

Un automne bien lointain de ceux que j'ai pu connaître à Guadalajara mais avec un autre charme car celui-ci, en plus, il est imprégné de nostalgies.

He aquí uno de los poemas fruto de esta inspiración otoñal...

Voici un des poèmes fruit de cette inspiration automnal...

El viento del otoño 
se anuncia dulcemente,
acaricia mi espalda
con sus dedos fríos
y llena mis ojos
de hojas de oro y  rojos ardientes,
fragmentos de un sol que se cansa
y se deja llevar
en mil destellos sobre el Sena.

Pero el París que amo
jamás me hará olvidar
esa tierra de ocre, de arena y campos azules
en donde los listones de los vestidos
y los bordados de oro y plata
bailan en un torbellino de color
bajo el mismo sol del otoño.

Y en el fin del mundo,
el corazón desgarrado
en este remedo de exilio
canta de dolor al son del mariachi
mientras que un poema se dibuja en el cielo
entre nubes y recuerdos,
contando imagenes
-hechas de barro y de pasta de maíz-
que a pesar del tiempo y la distancia
nunca desaparecerán...

********
Le vent de l’automne
s’annonce doucement,
Il caresse mon dos
des ses doigts froids
et remplit mes yeux
de feuilles d’or et des rouges flamboyants,
des morceaux d’un soleil qui se lasse
et se laisse emporter
dans des reflets scintillants sur la Seine.

Mais le Paris que j’aime
jamais ne me ferait oublier
cette terre d’ocre, de sable et des champs bleus
où les rubans des robes
et les broderies d’argent et d’or
dansent dans un tourbillon de couleurs
sous ce même soleil automnal.

Et au bout du monde,
mon cœur déchiré
dans ce semblant d’exile
chante de douleur au son du mariachi
tandis qu’un poème se dessine sur le ciel
entre nuages et souvenirs
racontant des images
-faites de terre cuite et de pâte de maïs-
que malgré le temps et la distance
ne disparaîtront jamais…